‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 13 · P. Bretonneau. {Archives, novembre · texte numérisé non relu

P. Bretonneau. {Archives, novembre

Il m’a paru utile, en choisissant comme types les maîtres dont les noms viennent d’être cités, de retracer les principes de l’École clinique. Bright, Graves, Bretonneau, n’ont pas de théorie, mais une méthode qui leur est commune et qu’ils ont mise en œuvre sans en déduire les lois, sans en affirmer la valeur autrement que par ses résultats. A l’inverse des doctrines systématiques, ils déclarent ne rien savoir en dehors des faits et tout attendre de l’observation directe des malades.

Il s’agissait de rechercher les règles qui président à cette observation, ses

procédés d investigation et de contrôle, et de fonder ainsi les bases d’une logique bien plutôt que d’une philosophie médicale.

J’ai dû limiter le sujet à un petit nombre de points et en particulier à l’étude des règles qui président à la subordination des symptômes.

37. — De la contag'ion de la syphilis secondaire. {Archives^ no¬

vembre 1858.)

La doctrine absolue de Hunter et de ses élèves n’avait pas encore été ébranlée comme elle l’a été depuis. Appuyé sur les faits que j’avais observés à l’hôpital de Lourcine, j’ai cherché à démontrer que l’hérédité de la syphilis d’une part, que de l’autre la transmission de l’enfant à la nourrice des accidents héréditaires infirmaient la théorie en vertu de laquelle les accidents primitifs étaient seuls transmissibles; que les expériences entreprises à l’étranger sur l’adulte n’étaient pas moins probantes; qu’enfin il fallait, pour que l’inoculation des accidents secondaires d’adulte à adulte eût lieu, que les sujets fussent placés dans des conditions analogues à celles que réalisent les nouveau-nés.

Page 1