Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr A.-B. Marfan candidat à l'agrégation des facultés de médecine de Paris, section de pathologie interne et de médecine légale
J’ai essayé de préciser les caractères de la physiologie pathologique des bossus. Le premier phénomène qu’on observe chez tout bossu, c’est la dyspnée. Celle-ci est due à la petitesse des poumons (jugée par le poids) età la rigidité de la cage thoracique (ossificationprématurée chezles rachitiques).La dyspnée engendre ensuite l’emphysème. Plus tard, le cœur droit s’ypertrophie pour compenser l’insuffisance respiratoire ; l’équilibre se rétablit; mais cet équilibre est instable, et peut être détruit par une cause en apparence insignifiante (bronchite à frigore, etc.).
Au point de vue pathogénique, on peut diviser, les bronchites en deux groupes : les bronchites infectieuses spécifiques, les bronchites infectieuses non spécifiques.
Les bronchites infectieuses spécifiques sont celles dont la cause est un micro-organisme spécifique (grippe, coqueluche, rougeôle, etc.).
Les bronchites infectieuses non spécifiques sont celles où le rôle des micro-organismes est évident, mais où ce rôle paraît tout à fait secondaire et banal (bronchite à frigore, bronchite chronique des neuro-arthritiques, etc.)- Les causes qui les engendrent sont toutes celles qui sont capables de congestionner la muqueuse bronchique, soit en troublant l’innervation vaso-motrice, soit en affaiblissant l’action du cœur. La congestion bronchique s’accompagne d’une sécrétion plus abondante ; dans cet exsudât, les micro-organismes, vivant normalement dans les voies respiratoires ou l’atmosphère, trouvent un milieu favorable à leur multiplication. Cette multiplication est encore favorisée par l’affaiblissement de la vitalité des éléments anatomiques sous l’influence de la congestion. Ainsi, à l'élément congestif initial, s'ajoute ordinairement et secondairement un élément microbien qui lui donne son caractèrephlegmasique, lequel est plus ou moins accentué suivant les cas; ce qui explique la production de variétés cliniques
depuis onze ans, 15 employés ont succombé ; 14 ont succombé à la phtisie pulmonaire. Les 13 derniers décès, dus à la phtisie, se sont produits en quatre ans.
Ces employés travaillaient dans une pièce petite, mal ventilée, mal éclairée, dont le plancher mal nettoyé était plein de fissures et de fentes. Ils avaient l’habitude de cracher par terre. Le balayage se faisait le matin,etrépandaitdansl’atmosphère, aumoment
contagion par inhalation de ces poussières.
Consulté, je fis évacuer le bureau, brûler le' plancher, réparer la pièce, et prescrivis des mesures prophylactiques pour empêcher le retour de pareils faits. Depuis cette époque, deux ans et demi
Note sur l’étiologie et la pathogénie de l'hyperohlorhydrie chronique primitive. Gazette hebdomadaire, 16 août 1890, n» 33. De l’étude de neuf observations, j’ai cru pouvoir conclure que les hyperclilorhydriques sont des névropathes le plus ordinairement héréditaires; et j’ai pu considérer l’hyperohlorhydrie comme une
au procédé permettant d'apprécier apsule de Günsbiirg). Archives géné-
Procédé délicat, mais permettant d’obtenir sur la valeur du suc gastrique des renseignements suffisants pour la pratique.
Deux cas dlnfection générale apyrétique par le hacillusc communie dans le cours d’une entérite dysentériforn (En collaboration avec le Dr G. Lion.) Société de biologie, 24 o(
Deux vieillards, venus de l’asile de Nanterre, entrent à l’hôpital Necker à quelques jours d’intervalle. Ils meurent tous deux après avoir présenté les signes de la dysenterie ; et. à l’autopsie, on trouve sur le gros intestin les ulcérations caractéristiques de cette maladie. Le suc des ganglions mésentériques, le liquide péricardique et le sang du cœur gauche ont fourni des cultures pures de bacillus coli communis.
Recherches sur le tænia solium fenêtré. Société de biologie,
Les pertes de substances des anneaux du ver sont dues à une digestion par le suc intestinal après une solution de continuité de
Il est sûr qu’elle n’est pas due à une ponte exagérée, comme cela a lieu pour le bothriocéphale fenêtré.
Étude sémiologique du seoond bruit du cœur. (En collaboration avec M. le Bücquoy.) Reme de médecine, 1888. L’affaiblissement du second bruit indique la diminution de la tension artérielle.
sion artérielle.
L’éclat tympanique du 2« bruit (bien distinct de l’exagération simple) indique l’induration athéromateuse de la crosse de l'aorte et des valvules sigmoïdes de l’aorte ; il peut s’observer dans l’insuffisance aortique; il précède alors immédiatement le souffle diastolique.
Symphyse cardiaque complète. Insuffisance aortique. Aortite chronique. Mort subite. Société anatomique, 1884.
incapable d'aboutir à la kératinisation vraie, puisqu’on la retrouve sous forme d’éléidine jusque dans la couche superficielle.
2® Dans les portions d’apparence papillomateuse, il y a déjà dégénérescence épithéliomateuse. Les globes épidermiques, les bourgeons épithéliaux qui ont pénétré dans le derme en sont la preuve. Mais il semble qu’on n’ait, en définitive, qu’une exagération du processus précédent ; il y a ici aussi prolifération de l’épithélium et déviation du processus de kératinisation qui aboutit à la formation de globes épidermiques, d’une part, et à la formation d’un stratum corneum typique, d’autre part.
surans au Congrès de dermatologie de pJris, 1889, p. 215). ^
Le trichophyton tonsurans se Cultive bien sur la gélose. II est
qu’ils reçoivent leurs vaisseaux par une sorte de pédicule (tandis que, d’après Velpeau, les tumeurs malignes n’ontjamais de limites précises, sont diffuses et n’ont point de circulation indépendante).