II. — Chirurgie be l’Utérus
91. Le traitement des rétro-déviations utérines. — Anjou méd.y Angers, 1900, VII, 97-104; 121-131, 4
L’auteur pose les questions suivantes : Faut-il appliquer unpessaire, pour combattre les rétro-déviations de l’utérus ? Faut-il opérer ? A cela, il répond qu’il n’applique presque jamais de pessaire. Le véritable traitement des rétro-déviations utérines doit, dit-il, être chirurgical. Sa pratique est la suivante : les rétro-déviations utérines, non douloureuses ou facilement supportées, sont laissées absolument tranquilles ; celles qui amènent des douleurs ou des accidents, nécessitant vraiment un traitement sérieux, sont traitées presque exclusivement par la laparotomie raccourcissement intra-abdominal des ligaments ronds. A l’appui de cette opinion, M. Monprofit rapporte 4 observations ; dans les deux premières, la guérison a été absolue ; une des opérées, devenue enceinte, a eu une grossesse et un accouchement nouveau. Une nouvelle grossesse, datant de 3 mois, ne présente rien de particulier à noter. Chez la 3® malade, les souffrances apparaissent plus qu’au moment des règles. La quatrième opérée avait, outre sa rétroversion, une salpingo-pvarite gauche ; les résultats ont été, chez elle, aussi absolument satisfaisants.
Dans une seconde partie de son travail, l’auteur décrit la façon dont il opère : malade placée dans la position de Trendelenburg ; ouverture de l’abdomen du pubis à l’ombilic, application de la valve abdomino-vaginale de Monprofit; cavité abdominale supérieure garnie de compresses aseptiques; recherche du fond de la matrice, qu’on libère de ses adhérences au cul-de-sac postérieur; examen des annexes ; salpingorraphie et fixation à l’ovaire s’il y a lieu, transfixion du ligament rond près de son insertion à la corne utérine d’une part, et dans sa portion inguinale d’autre
e au moyen d’un fil monté sur une aiguille courbe ; il est attiré en elle fil est noué, et la même manœuvre est faite du côté opposé. Quelques points sont ensuite placés sur l’anse coudée du ligament rond, de façon à en souder, en quelque sorte, les deux branches ;■ chez les six malades, les accidents ont disparu.
92. Traitement chirurgical du cancer utérin.—.AfcA. prov. de Chir.^ Paris, 1902, XI, 630-H32. — Anjou méd., 1902, IX, 268-271.
L’auteur estime que l’on ne peut espérer une guérison définitive ou prolongée que si l’on se trouve dans lés conditions suivantes : 1® diagnostic précoce ; 2° intervention hâtive. Il abandonne l’hystérectomie vaginale et pratique la dont il décrit les différents
temps. Quand il s’agit de cancer du corps avec un col peu volumineux, il se contente de libérer le col sans en faire l’ablation ; s’il est à craindre que les liquides sanieux contenus dans la matrice viennent conta-
Hystérectomie abdominale avec conservation partielle de 1 utérus [Discussion], — Congrès, franc, de CAir,, Proo.-verb. [etc.], Paris, 1896, p. 884.
L’auteur croit aussi que le procédé de l’avenir est une opération, tenant fois du procédé de Doyen et de celui de H. Delagénière. En effet, i sépare complètement de M. Doyen au point de vue de l’hémostase, il ne s’agit pas, lorsqu’on fait une hystérectomie, de jeter rapidement irus dans une cuvette, et de faire ensuite une hémostase laborieuse.
Hystérectomie abdominale totale pour tumeurs de l’utérus. — X/e Congrès de Chirurgie, Paris, 1897, Proc.-verb., 882-887. — Anjou méd., Angers, 1897, janv., n” 27, 473-475.
'hystérectomie abdominale est devenue le traitement de choix poui
95. Hystérectomie abdominale totale pour tumeurs de l’utérus [Discussion], — XI‘ Congrès de Chir., Paris, 1897, Proc.-verb„ 889-890.
L’auteur, répondant aux arguments présentés par MJI. Péan et Bouilly, dit (ju’il est convaincu qu’entre les mains d’opérateurs d’une habileté aussi universellement reconnue, l’hystérectomie vaginale donne des résultats aussi bons que l’abdominale ; mais il envisage la question moins au point de vue de l’exérèse totale de l’organe qu’au point de vue de sa conservation. C’est désormais le point qui lui parait avoir la plus
r mde, et presque la seule importance. Par quelle voie tauteur serait-il plus sûr de pouvoir conserver la matrice et ses annexes, si cela lui parait possible au cours de Vintervention ? A cette question, il répond que, pour lui, il croit pouvoir mieux conserver la matrice et ses annexes en état de pouvoir fonctionner, par l’intervention abdominale que par la vaginale. En résumé, la laparotomie paraît à l’auteur pouvoir se prêter mieux que la colpotomie à la conservation ; et c’est pour cela qu’il y a plus volontiers recours, sans vouloir aucunement prétendre que d’autres ne font pas aussi bien par la voie vaginale que lui par la voie abdominale. Il prend pour règle de conduite la formule suivante : faire par la voie abdominale tout ce qu'il est possible de faire par cette voie ; ne faire par le vagin que ce qu'on ne peut pas faire par 1autre voie.
96. A propos de l’hystérectomie par section médiane [Discossion]. —
97. Hystérectomie abdominale totale pour fibromes compliqués de grossesse avant terme. — Rev. de Gynéc. et de Chir, abd., Paris, 1899, n« 3, p. 393. — Anjou màd., 1899, VI, 129-137.
Dans les cas de troubles graves amenés par la tumeur, il faut, en sacrifiant reniant, sauver la mère. Trois moyens s’offrent au chirurgien. On peut interrompre la grossesse par l’avortement ou l’accouchement prématuré, moyen qui demande une précision de diagnostic assez difficile à obtenir; 2° extirper la tumeur par myomectomie, en laissant la grossesse continuer son évolution, solution qu’il faudra préférer toutes les fois qu’il sera possible ; 3® dans la majorité des cas, la conduite la meilleure, la plus prudente, sera de faire rhvstérectomie abdoifiinale totale. C’est l’opération la plus simple en pareil cas ; elle est facilitée par la présence de la grossesse, et son pronostic est rendu plus favorable [Arch. de Thérap., Paris, 1899, II, n® 9, 240).
98. Hystérectomie abdominale totale [Discussion]. — XÎII^ Cong^
franç. de Chir., Paris, 1899, Proc.-verb., 208-210.
L’auteur a pratiqué 90 hystérectomies abdominales totales pour fibromes, avec 84 guérisons et 6 décès. L'hystérectomie abdominale suscervicale, sur 12 cas, a donné à l’auteur 11 guérisons et 1 mort. Il fait plus souvent l’opération totale que l’opération sus-vaginale ; mais il a volontiers recours à cette dernière, si le col est long, profond, dilficile à atteindre, et s’il n’y a pas de doute qu’il soit sain. L’auteur a pratiqué 15 hystérectomies abdominales pour cancer avec un seul décès opératoire. Il a peu confiance dans les évidements du bassin, dans les dissections de l’uretère, etc.; les cas où cés manœuvres sont nécessaires sont de ceux auxquels il faut toucher le moins possible (Semaine méd., Paris, 1899, oct. 18, n® 44, 349).
99. Myomectomie abdominale. — Xllh Gong. int. de Méd.^ Sect. de
Gynéc.., 1900, Paris, 1901, G. R., 134-137. — Gaz. méd. de Paris, 1901, LXXIT, 12 s., 348. — Anjou méd., 1902, IX, 25-28. - Ann. de Gynéc. et dOhsL, Paris, 1900, LIV, 317-321.
Depuis plusieurs années, l’auteur cherche, dans tous les cas de fibromes nécessitant une intervention abdominale, à enlever les tumeurs, en conservant la matrice. Les indications de la myomectomie abdominale avec conservation de l’utérus vont s’étendant de plus en plus ; à la période d’hystérectomie à outrance succède au contraire maintenant une période de tendances résolument conservatrices dans le cas de fibromes utérins. On peut dire que le résultat est dû pour la plus grande part aux interventions abdominales, pratiquées en si grand nombre pendant ces dernières
sont ces opérations qui nous ont surtout permis de voir combien elle est souvent facile à exécuter. Malgré cela les indications de la myomectomie conservatrice sont assez limitées ; l’auteur n’a trouvé, depuis environ trois ans, que 17 cas dans lesquels elle lui a paru pouvoir être sans danger substituée à l’ablation totale. Dans tous ces cas, l’auteur a obtenu et la guérison opératoire, et la disparition des accidents douloureux ou hémorragiques. La grossesse ne s’est, à sa connaissance, produite que dans un seul cas, et a été interrompue au 5° mois par une fausse couche; mais il sait que d’autres observateurs ont pu relater des grossesses menées à bonne fin par la myomectomie. 11 est donc d’avis de substituer la myomectomie dans toiiS' les cas où elle sera possible, chez les femmes n’ayant pas encore atteint l’ége de la ménopause, et lorsque le nombre des fibromes ne sera pas considérable.
100. A propos de l’hystérectomie pour fibrome [Discussion]. — Bull, et Mém. Soc. de CMr. de Paris, 1903, XXIX, 1100-1101.
L’auteur est resté, d’une façon générale, fidèle à l’hystérectomie totale. S’il est incontestable que la sub-totale est plus facile, plus rapide et d’une hémostase plus simple, il ne faut pas exagérer ses avantages ; avec un peu d’habitude, on arrive, avec l’hystérectomie totale, aune technique à peu près aussi aisée et rapide. Il est cependant des cas dans lesquels l’ablation du col présente quelques difficultés ; alors la subtotale devient préférable Aussi, bien qu’il attribue une grande valeur à l’argument invoqué par M. Richelot, l’auteur est-il éclectique et pratiquet-il tantôt l’une, tantôt l’autre de ces opérations, voire même la myomectomie, quand elle lui parait indiquée. (Rev. de Chir., Paris, 1904, XXIV, 117-118).
Obstétrique.
101. Symphyséotomie. Deux observations. — Congrès scientifique d’Angers, 13 juin 1895. — Anjou méd., 1895, juin, n» 8,141,
L’auteur s’élève tout d’abord contre la pratique de la craniotomie sur l’enfant vivant. Il publie deux observations de symphyséotomie sur cinq qu’il a pratiquées depuis deux ans. — Dans la première, il s agit d une femme de 22 ans, dont le bassin était vicié par une coxalgie, datant de l’âge de 4 ans (saillie très prononcée du promontoire sacré, diamètre utéro-postérieur: 8 cent.; bouche ischio-pubienne gauche plus rappro-