Buineau (E
26 SODRICE (Jules). — fies indications de la gastro-entérostomie dans le cas de tumeur de l'estomac n’intéressant pas le pylore. — Th Paris, 1904.
L’auteur rappelle que M. Monprofit fut un des premiers, en France, à recommander la gastro-entérostomie pourle cas de tumeurs des/aces ou des courbures de l'estomac. Sa première gastro-entérostomie remonte à 1898. M. Jules Sourice rappelle les observations rapportées dans le livre de M. Monprofit sur la Gastro-entérostomie. Il rapporte l’opinion de ce dernier, se prononçant pour la gastro-entérostomie, qui soulage un malade déjà condamné, et qui donne à d’autres une longue survie (sujet ne se plaignant pas de l’estomac après 4 et 5 ans). — Chez les malades atteints d’une tumeur inextirpable, ayant envahi l’estomac tout entier, s’il ne reste pas assez de partie saine pour pratiquer l’anastomose gastrojéjunale, on fera \s jéjunostomie en F, qui ne sera alors qu’un pis-aller.
27. Naveau (Henri). — Des résultats fonctionnels défectueux de certaines gastro-entérostomies et des moyens d’y remédier. — Th., Paris, 1904.
L’auteur signale, parmi les complications qui peuvent frapper un opéré de gastro-entérostomie, la diarrhée. Des diarrhées spontanées s’observent surtout chez les malades qui avaient la sténose la plus complète, et qui étaient arrivés au degré d’amaigrissement le plus marqué, ainsi que cela a eu lieu chez une malade de M. Monprofit. Une cause de complications est aussi le circulas oitiosus, qui consiste en ce que le contenu de l’estomac, ne pouvant s’engager dans la bouche efférente de l’anastomose, se déverse dans le bout duodénal. Gela arrive surtout dans les anastomoses latérales (antérieures ou postérieures), car, alors, ainsi que le fait remarquer M. Monprofit, le contenu gastrique a deux voies dans lequelles il peut s’engager : l’une en amont, l’autre en aval de l’abouchement. M. Monprofit a rapporté au Congrès de Chirurgie de 1901 un cas de déversement rétrograde dû à des adhérences de plusieurs anses entre elles et à la paroi abdominale au niveau des sutures; il s’était ainsi constitué un paquet intestinal aux dépens de la portion moyenne du jéjunum. Etudiant le traitement, M. Naveau, parlant des moyens chirurgicaux, donne l’observation d’une malade qui, ayant vu reparaître douleurs et vomissements après une gastro-entérostomie, fut guérie par une entéro-anastomose complémentaire que pratiqua M. Monprofit. M. Monprofit emploie deux procédés qui, on le sait, s’adressent aux malades auxquels on a fait une gastro-entérostomie latérale. L’un comme l’autre consiste à transformer une gastro-entérostomie par abouchement latéral en gastro-entérostomie en Y (1).
TABLE DES MATIÈBES