‹ Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr O. Commenge à l'appui de sa candidature à l'Académie de médecineChapitre 6 sur 6 · TRAVAUX SUR LA PROSTITUTION · texte numérisé non relu

TRAVAUX SUR LA PROSTITUTION

22. — La prostitution devant l'Académie de médecine de Belgique (In Bulletin médical, 25 et 51 décembre 1887, 4 et 8 janvier 1888, a paru, plus tard, en brochure, à la librairie Asselin et Houzeau.)

■Je résume, dans ce travail, la très remarquable discussion de l’Académie de médecine de Belgique sur la prostitution. Celte question, qui avait été portée devant l’Académie de médecine de Belgique, le 31 juillet 1886, a été minutieusement étudiée par elle dans un grand nombre de ses séances, et c’est le 29 octobre 1887 que les conclusions ont été définitivement votées.

Je fais connaître les opinions des différents orateurs qui ont pris la parole dans cette discussion et je signale les arguments principaux mis en avant. Je m'attache, en même temps, à étudier certains points spéciaux qui m’ont pam intéressants et à faire connaître mon opinion personnelle. Je montre que la prostitution est considérée par les femmes qui s’y livrent, comme un commerce spécial et qu’il est nécessaire, par suite, d’appliquer à cette profession, d’un ordre particulier, des mesures sanitaires exceptionnelles. Lorsqu’on fait de son corps une marchandise, on doit être soumis ù des règles analogues à celles qui sont appliquées à la vente de certaines denrées plus ou moins suspectes. Je montre que la prostitution clandestine est la source la plus fréquente de la propagation de la syphilis. Je prouve, par des exemples nombreux, que les femmes qui vivent de la prostitution clandestine continuent leur métier, alors même qu’elles savent être malades et qu’elles propagent, sans scrupule, les maladies syphilitiques dont elles sont atteintes. J’arrive à cette conclusion, adoptée par l’Académie de médecine de Bruxelles, comme par l’Académie de médecine de Baris, c’est que la réglementation de la prostitution est encore la meilleure

méthode pour enrayer le développement des maladies vénériennes.

elle, se greffe le problème de la résidence des jeunes filles prostituées. Il était important de démontrer que si beaucoup de jeunes filles s’échappent du domicile de leurs parents, c’est qu’elles trouvent facilement un asile chez des logeurs et des marchands de vin, dont la spécialité consiste à exploiter le vice et à favoriser la débauche, quel que soit l’ûge des filles qui s’y livrent. J’arrive ù prouver que c’est dans ces garnis, plus ou moins suspects, que se sont réfugiées,

20. —Syphilis et prostitution chez les insoumises mineures, 1878- 1887. (In-8'>forl, G. Masson, éditeur, 1893.)

Ce travail a été communiqué, en partie, à l’Académie de médecine. Si j’ai donné plus de développement à cette question, c’est qu’il m’a paru nécessaire

de montrer la gravité de la situation, tant au point de vue moral qu’au point do vue pathologique. En publiant cette étude et en montrant dans toute sa nudité le triste côté de la prostitution précoce des jeunes filles, j’espère éveiller l’atten-

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