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Exposé des titres et travaux scientifiques du Dr P. Menetrier, agrégation de médecine, concours de 1892

L’étude historique des épidémies de grippe montre leur association à peu près constante aux épidémies pneumoniques. De leur fusion résultent ces formes de pneumonie appelées pneumonies grippales, et dont la nature a été diversement interprétée.

L’examen bactériologique permet de trancher cette question, et montre que la pneumonie développée au cours de grippe est causée par le même parasite que la pneumonie franche ordinaire. Cette démonstration appuyée sur nos propres travaux et sur ceux de M. Netter était faite alors pour la première fois.

L'influence de la grippe se fait néanmoins sentir par les anomalies symptomatiques nombreuses que présentent ces pneumonies grippales, anomalies de début, modifications des signes physiques, fonctionnels et généraux ; comme note plus spéciale, irrégularité^ des courbes thermiques, présentant des formes rémittentes où intermittentes, bien différentes des courbes habituelles de la pneumonie ; enfin, tendance de ces pneumonies à revêtir des allures infectantes, et à présenter des localisations extra-pulmonaires multiples.

Ces derniers caractères ne sont pourtant pas spéciaux aux pneumonies grippales ; ils se sont rencontrés également parmi les pneu, monies non grippales observées dans le même temps, et elles aussi avec une fréquence insblite ; la multiplicité de ces cas rendant manifeste l’influence épidémique de la maladie, et leur succession dans des foyers restreints permettant de démontrer ses propriétés contagieuses. Nous avons ainsi étudié : les formes d’infection suraiguë ; les formes graves des alcooliques, des surmenés, des vieillards ; les pneumonies latentes ; les pneumonies avec bronchite ; les pneumonies avec localisations extra-pulmonaires, pleurale, péricardique méningée, endocardique, péritonéale ; les infec-

2° Polyadénomes gastriques et cancers de l’estomac

Bulletin de la Société anatomique, 1886.

3° Hypertrophie circonscrite de la muqueuse gastrique. Polyadénome en nappe (avec planche).

Bulletin de la Société anatomique , 1887.

4° Des polyadénomes gastriques, et de leurs rapports avec le cancer de l’estomac (avec planches).

. Archives de physiologie , 1888.

Ce mémoire et les deux précédents traitent des transformations adénomateuses des glandes de l’estomac, et de l’évolution de ces

Ces hypertrophies glandulaires se rencontrent sous deux formes

décrite, ce sont des tumeurs circonscrites, les polypes muqueux de l’estomac (polyadénomes polypeux). Dans l’autre, à peine mentionnée par quelques auteurs, et non décrite histologiquement, l’altération plus diffuse porte sur de grandes étendues du tissu de la muqueuse, formant de larges plaques saillantes au-dessus des parties voisines, ou encore occupant la presque totalité de l’estomac (polyadénomes en nappe).

mais dans toutes, la lésion fondamentale est l’hypertrophie glandulaire, avec hypergenèse du revêtement épithélial, et accroissement corrélatif de la membrane propre et du tissu conjonctif interglandulaire. Toujours, malgré les variétés de texture, les modifications ' diverses des épithéliums, les dilatations kystiques, on trouve la forme glandulaire conservée, et la prolifération glandulaire reste strictement limitée à la muqueuse.

Accompagnées de lésions de gastrite chronique, souvent de sclérose sous-muqueuse, ces lésions paraissent sous la dépendance d’un processus d’inflammation chronique, aidé peut-être par l’altération athéromateuse des artères, presque constante dans ces cas.

Le terme de polyadénome convient parfaitement à ces hypertrophies glandulaires, et préjuge heureusement de leur nature d’ordinaire simple et bénigne.

Dans quelques cas, cependant, dont le degré de fréquence nous

peut suivre les transformations progressives des glandes hypertrophiées qui donnent naissance a des tubes ou cavités d’épithéliome, envahissent les tissus voisins, et peuvent se généraliser avec l’apparence soit de l’épithéliome typique, soit du carcinome.

L’examen histologique montre un épithéliome atypique. Il permet d’affirmer que, contrairement à la règle, la vésicule n’a été envahie que secondairement.

11° Maux perforants palmaires sur un sujet affecté de tabès syphilitique

Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1885.

12° Syphilis. Accidents cérébraux au début de la période secondaire (deux mois après l’apparition du chancre). Hémiplégie droite. Traitement spécifique. Guérison.

Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1885.

13° Cyanose congénitale. Mort à l’âge de seize ans. Rétrécissement de l’artère pulmonaire. Communication des deux ventricules et des deux oreillettes.

Bulletin de la Société anatomique , 1884.

14° Insuffisance et rétrécissement mitral. Coagulations intra-cardiaques. Apoplexie pulmonaire

Bulletin de la Société anatomique , 1884.

signalée.

Elle peut modifier, en les aggravant, les symptômes d’une phtisie

Elle peut évoluer silencieusement sans attirer l’attention.

C’est une complication toujours grave, et qui le plus souvent

Anatomiquement on trouve à la fois des lésions de tuberculose pulmonaire à la troisième période, et une bronchite capillaire purulente plus ou moins généralisée, occupant les parties du poumon respectées par la tuberculose, et ne s’accompagnant ni d’hépatisation ni de splénisation. L’examen histologique confirme l’intégrité du parenchyme, et la limitation des lésions à la paroi bronchique.

de leçons cliniques

professeur Jaccoud.

sans complications pulmonaires, soignés dans le service du professeur Jaccoud, pendant l’épidémie de 1889-1890.

un cas de bronchite capillaire, le pneumocoque était présent soit dans les crachats, soit, pour les malades qui ont succombé, dans les bronches et le poumon. Dans deux de ces cas, il était associé au streptocoque et au staphylocoque blanc ; ces deux cas étaient des

de Priedlànder. Un autre malade présentait en même temps une

Dans les grippes avec congestion pulmonaire, ou avec bronchite, les pneumocoques ont fait défaut dans les produits de l’expecto-

Ces faits ont été exposés par M. Jaccoud dans ses leçons et dans une communication à l’Académie de médecine (11 février 1890).

28° Angine pseudo-membraneuse à pneumocoques

Leçon clinique du professeur Jaccoud, in: Journal de médecine et de chirurgie pratiques, mars 1891.

gique à l’angine diphtéritique, l’examen microscopique, la culture et l’expérimentation ont permis d’établir, pour la première fois, que

les fausses membranes ne contenaient d’autre organisme pathogène 9 que le pneumocoque, le bacille de la diphtérie et les microbes pyo- ' gènes faisant complètement défaut.

29° Démonstration de la nature pneumococcique d’une

Leçon clinique, février 1890.

30° Première démonstration de la nature parasitaire de la

maladie de Colles ; causée dans un cas par le streptocoque pyo-

gène, dans un autre par le staphylococcus aureus.

Leçons cliniques, mai et juin 1890.

31° Orchite typhique suppurée. Constatation et identification jj du bacille typhique. Aucun autre microbe pyogène.

Leçon clinique, décembre 1890,

32° Endocardite végétante dans l’érysipèle de la face, streptocoque de l’érysipèle par l’examen, la culture et l’expéri-

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