‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 21 sur 26 · DU pityriasis · texte numérisé non relu

DU pityriasis

Leçon faite à l’hôpital Saint-Louis, recueillie par M. de Beurmann.

(Publiée dans le Progrès médical, 1877.)

M. le professeur Hardy écrivait dans ses Leçons sur les maladies de la peau (1" partie, 2’ édition; 1860, p. 42-1) : « Une époque n’est pas » éloignée peut-être où le pityriasis, au moins dans quelques-unes de ses » formes, disparaîtra du cadre nosologique, comme entité morbide. »

Dans cette leçon, M. Vidal a voulu démontrer qu’il n’existe pas d’affection pityriasique. Ce qu’on a décrit sous ce nom u’esl pas une entité morbide, mais bien un mode de desquamation par fines lamelles, un symptôme commun à des affections très diverses ; affections parasitaires, érythème desquamatif, eczéma sec des sujets arthritiques, érythème pseudo-exanthémathique décrit par Gibert sous le nom de pily-

84. Note sur le traitement des affections blemorrhagiques par le baume de Gurjun.

Employé au Bengale, depuis l’année 4873, par le docteur Joseph Dougall, pour le traitement des lépreux, le baume de Gurjun (Wood Oil, Gurjun Balsam) a été expérimenté en Angleterre par le docteur Erasmus Wilson, pour le traitement de la lèpre, désaffections ulcéreusesde la peau, de certaines formes de l’eczéma. Ayant fait venir d’Angleterre une certaine quantité de cette oléo-résine, pour traiter une malade lépreuse dont l’état fut'passagèrement amélioré, et sachant que ce médicament, populaire au Bengale pour le traitement de la blennorrhagie, avait été essayé autrefois en Angleterre (1852, D' E. J. Waring) pour la cure de cette maladie, le docteur Vidal commença, au mois d’octobre 1876, ses expériences sur le traitement des différentes manifestations de la blennorrhagie. Il acquit la conviction que ce médicament, pour être bien toléré, devait être administré au commencement des repas, à la dose moyenne de 4 grammes par jour, en deux fois, et que chaque dose devait être suivie de l’ingestion d’une petite quantité de vin. Il attribue à la négligence de ces précautions le peu de succès qu’obtint autrefois en Angleterre cet excellent anti-blennorrhagique.

L’émulsion formée par le mélange, à parties égales, de baume de Gurjun et d’eau de chaux médicinale est un des meilleurs topiques pour la guérison de la vaginite blennorrhagique et do la balano-posthite.

La plupart des observations sont consignées dans la thèse d’un de mes élèves, M. Luc Deval (Étude sur le baume Gurjun. Thèse de Paris, 1877).

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