‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 26 · Kyste prolifère de la mamelle · texte numérisé non relu

Kyste prolifère de la mamelle

(Bulletins de la Société anatomique, p. 178, 1852.)

La glande mammaire hypertrophiée contenait des kystes multiloculaires remplis d’un liquide jaune, huileux. Dans une des cavités, plus étendue que les autres, on trouvait une végétation de forme irrégulière, du volume d’une grosse noix, composée de tissu glandulaire. Lebert pensait que ce tissu était de formation nouvelle.

6. Kystes multiloculaires des deux ovaires, très volumineux et développés , symétriquement.

Difficulté et même impossibilité de diagnostic. Les deux kystes, arrivés au même degré de développement, étaient étroitement serrés l’un contre l’autre. Leur matité se confondant, on n’avait pensé qu’à un seul kyste.

7. Kyste de l'ovaire , du volume du poing, enflammé et ouvert dam le péritoine.

(Bulletins de la Société anatomique, p. 251, 1852.)

La péritonite avait été foudroyante. Le kyste communiquait avec le péritoine par une large ouverture.

8. Etranglement interne causé par l'épiploon roulé en corde, faisant deux tours de spirale , de gauche à droite, autour de l’intestin grêle presque tout entier, et se terminant par un seul point dadhérence au mésentère.

Ledébut delà lésion remontait à une époque éloignée. Le malade, un jeune homme de vingt-quatre ans, était sujet, depuis son enfance, à des coliques violentes, à des alternatives de diarrhée et de constipation opiniâtre. Particularité remarquable et dont l’autopsie seule a pu rendre compte : lorsque le malade se couchait sur le côté droit, il était presque immédiatement pris de douleurs et de vomissements; ces symptômes cessaient aussi promptement lorsqu’il se reportai^ dans le décubitus latéral gauche. La faculté qu’il avait de faire reparaître les accidents, en se couchant sur le côté droit, tenait évidemment à ce que lacorde épiploïque, se dirigeant de gauche à droite, était alors tendue par le poids de la masse d’intestin grêle et de mésentère qu’elle entourait. Cette tension suffisait pour resserrer les tours de spire de la bride et pour augmenter la compression qu’elle exerçait.

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