Opération d’hystérectomif. (Ibid., 1884, t! X, p
Cette opération laborieuse a été faite pour des fibromes utérins et un kyste suppuré du ligament large.
Les pédicules des fibromes ont été liés et abandonnés dans l’abdomen; quant au kyste suppuré, il fut ouvert, suturé à la paroi abdominale et drainé.
La malade a bien guéri, et elle se porte très bien encore aujourd’hui, sauf une éventration légère.
27. Tumeur fibro-cystique de Iutérus. Hystérectomie. (Ibid., 1884, t. X, p. 770.)
Opération très difficile, vu le volume énorme de la masse fibrokystique, ses adhérences avec l’épiploon et l'intestin. Cette malade présenta des accidents tardifs d’inflammation péri-rénale à droite, accidents qui se terminèrent par la formation d’une fistule encore persistante lors de son entrée à la Salpétrière.
28. Note sur remploi du chlorhydrate de cocdine dam les opérations qui se pratiquent sur le globe oculaire. (Ibid., 1884, t. X, p. 825.)
Un des premiers en France, j’utilisai les instillations de chlorhydrate de cocaïne pour pratiquer des opérations sur les yeux (grattage de la cornée, opération de cataracte).
29. Sur le traitement du trichiasis et de l'entropion par la cautérisation des paupières avec le thermo-cautère. (Ibid., 1884, t. X, p. 839.)
A propos de deux mémoires présentés à la Société par MM. Vieusse et Trousseau, j’ai étudié avec détails l’histoire de la cautérisation avec le fer rouge, appliquée déjà depuis longtemps à la cure de l’entropion et du trichiasis. (Voir aussi Archives <tophtalmologie, t. V, p. 9,1885.)
Aujourd’hui le thermo-cautère donne au chirurgien un plus facile maniement du feu, et son utilité dans le trichiasis et l’entropion n’est plus à démontrer après mes observations et celles de M. Trousseau.
30. Observation d'ostéomyélite aiguë. (Ibid., 1884, t. X, p. 878.) Cette observation est d’autant plus curieuse que, si d’un côté on a
dû trépaner le fémur, de l’autre côté on s’est contenté d’ouvrir l’abcès
sous-périostique. Le malade a guéri et le pus dés abcès contenait des staphylococcus.
De plus, ultérieurement le malade est revenu dans mon service pour une nouvelle poussée inflammatoire, mais du côté où le fémur avait été trépané. On ouvrit un abcès et la guérison fut rapide.
Cette observation démontre, croyons-nous, que la trépanation de l’Os n'est pas fatalement indiquée pour obtenir la guérison d’un abcès sous-périostique, ce que d’ailleurs admettait notre maître Chassaignac.
31. Note sur la présence de Calbumine dans les urines émises avant et après tadministration du chloroforme (en collaboration avec M. Patein, pharmacien en chef des hôpitaux, alors à l’hôpital Bichat). {Ibid; 1884, t. X, p. 929.)
L’aneslhésie fait souvent apparaître l’albumine dans les urines et cela dans la proportion de 8 fois sur 10 cas observés. Quant à l’intervention chirurgicale avec anesthésie, elle donne toujours de l’albumine dans les urines (10 fois sur 10 cas).
Donc le chloroforme et l’excitation des nerfs du système cérébrospinal ou sympathique combinés, prpduisent l’albuminurie, ce qui n’avait jamais été dit jusqu’alors. ,
32. Statistique des opérations faites à, l'hôpital Bichat en 1884. (Ibid., t. XI, p. 73, 1885.)
Sur 163 opérations, dont au moins 50 doivent être regardées comme très sérieuses, il y a eu 13 insuccès dont : 7 péritonites (après hystérectomie, ovariotomie, laparotomies exploratrices), 1 hémorragie intrapéritonéale, 1 cancer généralisé, 1 épuisément par hémorragie (bec-de-lièvre), 1 dégénérescence amyloïde, 1 hémorragie cérébrale, et un cas de septicémie chronique chez une malade opérée d’ablation incomplète de kyste ovarique.
Je n’ai eu ni érysipèle, ni septicémie aiguë, ni pyohémie.
33. Seconde note relative â la présence de t albumine dam les urines émises avant et après F anesthésie chloroformique (en collaboration avec M. Patein). (Ibid., t. : XI, p. 221,1885.)
Cette note est confirmative de la première déjà citée, en ce sens
que l’anesthésie chloroformique donne souvent naissance à l’albuminurie et que l’anesthésie avec intervention opératoire produit toujours de l’albuminurie.
L'asphyxie due au chloroforme, la durée de l’opération paraissent avoir peu d’importance; il n’en est pas de même de la perte de sang, d’où l’indication si importante de diminuer cette perte fatale et dé la réduire à un minimum.
34. Note sur l'emploi du chlorhydrate de caféine comme anesthé-, sique de la cornée. (Ibid., t. XI, p. 226,1885.)
Ce produit, voisin au point de vue chimique du chlorhydrate de cocaïne, agit avec une intensité beaucoup moindre, aussi n’a-t-il pas été employé jusqu’ici.
35. Kyste hydatique de la face inférieure du foie. Laparotomie.
Extirpation incomplète du kyste. Guérison. (Ibid., t. XI, p. 364, 1885.) . ) . : l.üà
Le titre même de cette observation indique sa rareté, èt je crois être un des premiers qui aient enlevé un kyste hydatique du foie par la laparotomie. Dans ce cas, il est vrai, le diagnostic n’avait pas été fait et on avait pensé intervenir pour une tumeur ovarienne.
36. Épithélioma du col utérin, Hystérectomie vaginale. Guérison. (Ibid., t. XI, p. 433, 1885.)
C’est la deuxième opération d’hystérectomie vaginale pour cancer utérin faite à Paris. L’opérée guérit très rapidement et est encore très bien portante et sans récidive au commencement de l’année 1889, c’est-à-dire après plus de trois ans et demi.
37. Douleurs ovariennes. Crises d’hystérie. Opération de Battey. Guérison . (Ibid., t, IX, p. 489, .1885.)
Cette malade, déjà opérée d’un kyste ovarique, présentait des douleurs très vives au moment des règles, douleurs déterminant des crises hystériques intenses, L’ablation du second ovaire fit cesser ces douleurs et les crises hystériques, sans d’ailleurs que la malade soit
absolument indemne de tout accident hystériqne. J’ai eu (fin 1887) des nouvelles de cette opérée, qui se porte fort bien et n'est plus nerveuse, selon son expression.
38. Deuxième observation dhystérectomie vaginale. (Ibid., t. XI, p. 567,1885.)
Dans ce cas, l’opérée succomba à une péritonite subaiguë déterminée par une abondante hémorragie résultant d’une ligature insuffisante du ligament large droit.
39. Traitement des kystes du foie. (Ibid., t. XI, p. 801, 1885.) Dans une discussion à la -Société de chirurgie, j’ai préconisé la
laparotomie pour le traitement des kystes du foie siégeant à la face inférieure de l’organe, réservant mon opinion à propos de la thérapeutique des kystes de la face convexe.