‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 17 sur 58 · Tome/XI . · texte numérisé non relu

Tome/XI .

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IIISTù-PHYSIOLOGIE DE LA. SÉCRÉTION URINAIRE

hauteur normale. Le phénomène semble surtout marqué 3o a 4o minutes après l’injection, au plus fort de la diurèse.

Nous avons recherché enfin si les productions ergastoplasmiques subissaient des variations au cours des polyuries provoquées, chez le chien, le lapin. Les filaments fuchsinophiles se segmentent et sont remplacés par des granulations fuchsinophiles de plus en plus fines (pl. IX, fig. 4. 5 et 6).

Signalons, enfin, que toutes les modifications des tubes contournés se font par îlots sur la coupe transversale du tube ; s’agit-i d’un seul tube plusieurs fois sectionné ou d'un groupe de plusieurs tubes, nous ne pourrions le dire. Un fait semble certain, c’est que les modifications cellulaires ne se font pas dans tous les tubes à la fois, mais par groupes ou îlots.

Nos expériences nous permettent de conclure que dans la sécrétion rénale les cellules du tube contourné exécutent un travail reel ; il ne s'agit pas d’une simple filtration.

2° Modifications secrétoires chez le rat (75-76).

Le rat d’égout possède un rein assez semblable à celui du lapin et du chien ; la seule différence à noter, c’est l’extrême fréquence des vacuoles, toujours petites, apparaissant dans le protoplasma de certains tubes groupés par îlots. Nous avons injecté, dans une grosse veine mésaraque ou dans la veine porte, des solutions de chlorure de sodium, glucose, urée ; dans le péritoine, de la piloca’pine, de la théobromine, delà caféine, de la phloridzine. Nous avons noté que, après l’injection de NaCl et de glucose, on amenait 1 apparition de vacuoles nombreuses dans le protoplasma des tubes contournés. L’injection de pilocarpine et de théobromine provoque ainsi l’apparition de vacuoles un peu différentes d’aspect. De plus, les gros bâtonnets fuchsinophiles se fragmentent et la cellule vacuolisée apparaît bourrée de granulations.

3° Modifications sécrétoires chez le poulpe (Oclopus vulgaris ) [47-48].

Ces expériences ont été faites en collaboration avec Mayer, en

ÉTUDES SUR LE REIN

partie au laboratoire maritime de Beaulieu, en partie au labora 1 toire du professeur Debôvé.

Nous avons pensé qu'il était intéressant de comparer les modifications histo-physiologiques du rein des mammifères avec celles du rein d’animaux inférieurs.

Les corps fungiformes du poulpe forment des villosités papillomaleuses en choux-fleurs, situées à l’intérieur de la cavité vésicale. Ils représentent le tube contourné du rein des mammifères, le glomérule fait défaut. Nous avons trouvé des inclusions intracellulaires, périnucléaires à la suite des éliminations provoquées par injections de sucres, sels, urée ; nous avons constaté la présence de larges aréoles intra-protoplasmiques ; à la suite d’injection dé pilocarpine, phloridzine, théobromine, caféine, on ne constate aucune figure spéciale.

Quant aux grains, leur nombre ne paraît pas accru, mais ils semblent s’être essaimés dans tout le corps cellulaire, lorsqu’il existe des aréoles intra-protoplasmiques.

4“ Modifications sécrétoires chez le Tupinambis Teguixin (Linné)

Nous avons comparé le rein d’un sujet normal (non injecté) avec celui de deux animaux traités l’un par injection intraveincusé de saccharose, l’autre par injection intraveineuse de chlorure de sodium. Nous avons obtenu des résultats fort intéressants ; d’une part, les tubes contournés, en sécrétion maxima, présentent des modifications analogues à celles décrites plus haut (élargissement de la lumière, élargissement des espaces intertubulaires, aplatissement du protoplasma, conservation de la brosse, augmentation considérable du nombre; et du volume des vacuoles) [voir fig. 7, 8, 9 et 10].

De plus, les filaments fuchsinophiles disparaissent, les corps bleu violet, les éléments verts qui existent dans le rein non hypersécrétant sont ici beaucoup plus abondants ; ils semblent donc jouer un rôle dans la sécrétion rénale.

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