‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 1 sur 1 · EXPOSÉ · texte numérisé non relu

EXPOSÉ

Je ne saurais mieux faire pour commencer la notice relative à mes titres, que de reproduire ici, en quelquesorte en guise de préface, le rapport sur mes travaux et publications, fait pour le concours d’agrégation de 1880, par M. le professeur Armand Gautier, .l’un des juges de ce concours : j’ajouterai ensuite quelques indications sur les mémoires et les ouvrages que j'ai publiés depuis

« M. Gabriel Pouchet, actuellement préparateur au Ia- « boratoire de chimie biologique de la Faculté, et aupai ravant préparateur du cours d’hygiène, est licencié ès- » sciences depuis 1877.

« Avant de se livrer aux études de chimie médicale, - « M. Pouchet avait fait un long stage dans lés Iaborat toires industriels. Il y a acquis la connaissance appro- * fondie des méthodes d’analyse exactes, et des notions « techniques variées et complètes que l'on n’est pas habitué i à trouver chez nos candidats. M. Pouchet possède et a.

« dustrie chimique française. Aussi a-t-on recherché sa «collaboration aux journaux, scientifiques spéciaux, et. « de l'année 1874 à 1877 où il est entré à la Faculté, il « a publié dans le Moniteur scientifique de Quememlle la « série des articles intitulés Revue des Méthodes d'analyse « des produits industriels. Outre l’exposé et les critiqués « des travaux qu’il analysait, M. Pouchet a publie dans « ce journal une série do recherches qui lui sont tout à

su élucider la constitulion d’une substance si importante par ses nombreuses applications et qui n’avait donné encore aucun résultat intéressant entre les . mains des nombreux chimistes qui l’avaient maniée.

« En 1879, M. Pouchet a publié au Bulletin de ta Société de Biologie un travail intitulé : Recherche du plomb dans les organes d'un homme mort d’intoxication saturnine. Cette recherche, comme toutes colles qui se bornent à de simples dosages, n’aurait qu’un intérêt très relatif, si leur auteur n’avait étudié à ce sujet les

« nés, mais qu’elles se rapprochent très particulière- « ment de la composition des ferments de l’économie, et « surtout de celle du venin de Cobra-Capeilo. Au point « de vue physiologique, elles jouissent de propriétés « éminemment toxiques, très analogues à celles ■ du « curare. Ces recherches ne seront peut-être pas inuti- « les, d’une part pour éclairer le mode de formation des « venins, de l’autre pour expliquer la série des accidents « urémiques qu’il faut plus particulièrement rapporter è

tout ma collaboration : 1» au Trailé de médecine légale de jurisprudence médicale et de toxicologie de Legrand du Saulle ; 2° à l’ Encyclopédie d'hygiène et de médecine publi-

viens d’étudier, et que ses caractères différencient nettement du glycogène (1), dans les milieux oii se cultiveplus ou moins facilement le bacille de la tuberculose: c’est une recherche que je me propose d’effectuer.

Propriétés yénémles des aldéhydes. — Thèse présentée et soutenue au concours pour l’agrégation, seclion de pharmacologie, 1883.

fournit une masse sirupeuse qui est introduite dans une cellule à dialyse. Au bout d’un temps variable et plus ou moins complètement suivant les cas, ce mélange sè sépare en deux parties :

1° Une partie liquide difficilement dlalysable ; 2“ Une partie contenant des substances cristallines et qui dialyse facilement.

■ La partie liquide obtenue avec l’urine est cette même substance pour laquelle j’ai proposé de réserver le nom de matière extractive de l'urine. Elle est sirupeuse, incristallisable. Elle précipite par les réactifs généraux

27H 1 8As 2 Ô6HCi) 2 P«CZt comb. insoluble dans l’alcool ïi2As204H€î)2P(a 4 comb. insoluble dans l’éther. Ces

Sciences séance du 31 décembre 1883).

noie a été extraite d Moniteur scientifiqn

leuse, s’oxydant facilement et douée d’un pouvoir extrêmement toxique. Ce composé est une ptomaïne. J/injection sous-cutanée d’une trace de ce liquide pratiquée sur une grenouille la tue rapidement avec un ralentissement considérable des mouvements du cœur et l’on observe après la mort une rigidité générale des plus intenses. Académie des sciences, séance du 17 novembre 1884.

qui Se produisent dans la composition s la bile, des déjections,

1 cas, j’ai pu obtenir très nettement, étions chimiques et spectroscopiques

t un grand nombre d'analyses de l’uolériques après la période d’algidité, i d’une façon constante ont été les ion de la quantité des matières-or-

Les phosphates sont fortement diminués, surtout les phosphates terreux. Mais la diminution la plus remarqua-

s’oxydant à l’air et à la lumièreavec une extrême rapidité en se colorant en rose, puis en brun. Sa réaction est franchement alcaline, elle forme un chlorhydrate qui se dissocie facilement sou's l’influence d’une légère élévilion de température et même par évaporation dans le vide : il réduit énergiquement les chlorures d’or et de platine et l'on ne peut obtenir des combinaisons définies.

En raison de la grande volatilité de cette ptomaïne et de son énergie toxique, les recherches et les essais d’épuration entrepris sur. cet alcaloïde ont déterminé sur

ni diarrhée ; anurie absolue pendant plus de trente heures, malgré l'emploi abondant d’infusion de thé au rhum ; dilatation considérable des pupilles ; enfin embarras gastrique, avec état nauséeux très accentué et sensation pénible de froid pendant toute une semaine. Durant les trois premiers jours, l’urine renfermait une quantité appréciable de glucose.

Par suite de son extrême oxydabilité, cette ptomaïne, après les manipulations nécessitées par son isolement et sa purification, ne possédait plus un pouvoir toxique aussi considérable que celui qu’elle avait manifesté au premier abord. Tandis que j’avais déterminé la mort d’une grenouille en moins de deux heures, en lui injectant sous la peau de la patte une goutte du produit brut séparé des déjections par épuisement au moyen du chloroforme; le produit obtenu après avoir tenté la purification de l’alcaloïde, n’a pu entraîner la mort ; et a seulemen t déterminé chez un cobaye de l’irrégularité des mouvements du cœur et un frisson passager qui n’a été suivi d’aucun accident grave.

assez forte épaisseur de liquide coloré; 2* une bande faible prenant à la raie ; D et s’étendant un peu • vers sa droite; 3" une bande très accentuée entre b et F, débor-, dant à droite de F. Si l’on acidifie la solution par l’acide acétique, cette dernière bande se dédouble en deux autres, l’une tangente, à b et s’étendant sur sa droite, la seconde, plus large, située un peu à droite de F. : em même temps, la bande correspondant à la raie C disparaît.

L’existence de cette matière colorante rouge est éphé- > mère ; la solution passe au rouge brun, puis au brun jaune, et donne, à ce moment, le spectre des pigments biliaires. On peut reproduire la teinte rouge cerise et le spectre qui la caractérise en réduisant cette dernière solution par l’amalgame de sodium.

Le choléra épidémique paraît donc être caractérisé surtout par des processus de réduction extrêmement intenses contre lesquels pourraient être employés avec; succès tous les incitants vitaux et toutes les ' substances exagérant les combustions dans l’organisme. Les recherches qui viennent d’être exposées offrent une relation très intéressante avec le fait signalé par Ritter, de la destruction des acides biliaires en solution alcaline par l’ozone, et avec la diminution de la quantité normale d’ozoné dans l’air atmosphérique, mise en évidence par les observations de M. Onimus durant l’épidémie de novembre

(Académie des Sciences, séances des 21 janvier et 9 février 1883. Le travail quia fait l’objet des trois communications ci-dessus a obtenu une mention honorable au concours du prix Bréant pour 1883).

Cette experti testable- : nous

il faut dorénavant songer, lorsque l’on prescrit une préparation arsenicale à une nourrice, aux conséquences possibles pour son nourrisson. Le lait semble, en effet, une voie d’élection pour l’élimination de l’arsenic; il vaut donc mieux, à moins d’indication absolument impérieuse s’abstenir de cette médication pendant l’allaitement (Ce rapport a été publié in extenso dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1885.

les conditions de développement de ce micro-organisme sont enfermées dans des limites assez étroites et qu’un assez grand nombre de circonstances sont capables d’amener, sinon sa destruction, tout au moins l’arrêt de son développement.

La prolifération du bacille typhique est arrêtée dans des milieux riches en matière organique de quelque nature

Les cultures dans la gélatine peptonisée, par exemple, sont d’autant plus abondantes que la proportion de peptone est plus faible et se rapproche davantage de 1 pour

Les sels de cuivre, de potassium, d’ammonium, même en proportion assez minime, s’opposent au développement du bacille; il en est de même des acides. Le liquide

de Raulin le tue rapidement.

Une liqueur sucrée ou albumineuse constitue un mauvais milieu de culture.

Une gélatine composée de la façon suivante :

Eau distillée. 1000 gr.

Tartrate neutre de potasse . . 1 gr.

Sucre .. 20 gr.

Phosphate d'ammoniaque... 1 gr.

Sulfate de magnésie. 0 gr. 5

Extrait de viande. ...... 25 gr.

Gélatine.150 gr.

dans laquelle prolifèrent avec activité la plus grande partie des micro-organismes contenus dans les eaux, ne

bacille typhique ; les résultats négatifs que l’on peut obtenir, quant à la persistance du bacille d’Eberth, lorsqu’on le recherche au bout de quelques jours, ne doivent être interprétés qu’avec une extrême circonspection. On n’est jamais sûr, en effet, qu’il n’existe pas, dans l'eau servant à l'expérience, une cause de destruction ou de dégénérescence du micro-organisme, comparable à celle

la vératrine

avec un cinquantième de millir

gramme, les excitations se produisant toutes les cinq minutes, alors qu’avec les autres interrupteurs on n’obtient rien du tout dans ces conditions.

J’ai pu commencer ainsi par déterminer l’influence exercée sur la forme de la courbe par l’intensité et le sens du courant, la durée des périodes de repos, et vérifier une fois de pliis combien est sensible et délicate, dans certaines conditions bien déterminées, la réaction physiologique de la vératrine.

Poursuivant alors mes recherches, j’ai établi, par une série d’expériences avec tracés à l’appui :

1“ Que l’addition de ptomaïnes a du chlorhydrate de vératrine changeait notablement, et même annulait la forme caractéristique de la courbe de la vératrine.

2" Que le muscle déjà influencé par la vératrine restait longtemps sous cette influence, malgré l’injection des ptomaïnes, et que la forme de la courbe ne changeait guère qu’au moment de l’abolition de l’excito-motricilé par ces ptomaïnes.

Il faut entendrè ici par ptomaïnes ces produits alcaloïdiques, mal définis, mélanges d’amines et d’amides, que l’on obtient toujours eu appliquant les diverses méthodes de recherches chimiques à des viscères ayant subi une putréfaction plus ou moins avancée : ce mot ici n’a rien de spécifique, et ne désigne pas telle base plutôt que telle

L’identité des résultats obtenus avec les bases pyridiques est fort intéressante, car il est prouvé maintenant que ces composés forment la majeure partie de ces pro-

séance du 7 février 1888). — J’ai obtenu des combinaisons du phénol, dii naphtol et de l’anthrol avec le mercure et avec le calomel, j’étudie en ce moment leur action thérapeutique et antiseptique.

Une série de ces combinaisons est formée par l’union d’une molécule de mercure phénol avec une molécule de calomel et quatre molécules d’eau. Ces produits sont désignés sous les dénominations de mercure phénol-calomel, mercure naphtol calomel, mercure anthrol-calomel.

Une autre série de combinaisons résulte de la substitution du radical phényl ou naphlyl à un atome de chlore du sublimé : je donne, à ces produits les dénominations de

ces composés en injection intra-musculaires pour remplacer lé calomel ou l’oxyde jaune dans le traitement de la syphilis par la méthode de Scarenzio ; et à titre d’anth septiques, notamment pour réaliser l’antisepsie intestinale

combe à l’intoxication. La persistance de l’oxyde de carbone dans lé sang pendant un temps souvent tort long pourra peut-être fournir d’utiles indications pour interpréter les accidents persistants que ce genre d’intoxication détermine si fréquemment; Les perversions de là mémoire, les paralysies partielles, peuvent être, en effet, sous la dépendance de troubles dans la nutrition cellulaire; et leur disparition graduelle pourrait coïncider avec l’élimination ou la transformation du gaz toxique.

Rapport médico-légal (Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1889).

Sur l'usage alimentaire de l’huile de coton.

Sur les fabriques d’allumettes d’Aubervilliers et de Pantin.’

Sur l’emploi de la saccharine dans l’alimentation. Sur le plâtrage des vins.

Alimentation en eau de la ville de Périgueux.

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