‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 2 sur 2 · M. DIEULAFOY · texte numérisé non relu

M. DIEULAFOY

I. 1867. — Localisation cérébrale. — Aphasie et hémyplégle faciale droite. — Deux foyers confinant à la troisième circonvolution frontale gauche. [GauUe des hôpitaux, 1867, p. 229.)

Les deux observations suivantes, qui ont été plusieurs fois reproduites dans des mémoires concernant les localisations cérébrales, présentaient quelque intérêt, à l’époque où je les ai publiées, il y a vingt ans, alors que l’bistolre des « localisations cérébrales » était à peine ébauchée.

Un malade atteint de maladie de Bright est pris brusquement d’aphasie. Il n’a aucune trace de paralysie du côté des membres. A la face, la paralysie est appréciable mais très limitée ; les muscles zygomatiques et élévateurs de la lèvre supérieure, du côté droit sont légèrement compromis et les traits correspondants sont un peu déviés du côté gauche. L’aphasie disparaît en quelques jours, mais le malade succombe au.v accidents brightiques.

A l'examen du cerveau je trouve deux petits foyers ; le plus gros, qui a la dimension d’un poiSj est trois fois plus volumineux que le second. Ces deux foyers confinent è la troisième circonvolution gauche dont la substance grise est respectée.

II. 1868. — Localisation cérébrale. — Paralysie faciale et paralysie du bras droit. — Foyer siégeant à la partie interne de la circonvolution pariétale ascendante gauche. (Gazette des hôpitaux, 186S, p. 150.)

à l'hôpilal pour une hernie étranglée. Pendant que je l’inter-

Une femme vie

6" Les phénomènes provoqués par le chloral sont, en beaucoup de points, différents des phénomènes obtenus par le chloroforme quoique l’anesthésie soit égale dans les deux cas.

IV. 1889. — De la douleur. [Diclionmire de médecine et de chirurgie, t. Il, p. 678.)

Dans cette élude de physiologie, j'ai essayé d’expliquer le mécanisme do la douleur, j’ai discuté son origine et sa pathogénie, énuméré ses causes et ses effets. Il est question, dans cet article, pour la première fois, je crois, des injections souscutanées d’eau pure, méthodiquement appliquées à l’élément douleur, et préconisées des 1869 par M. le professeur Potain. Ces injections peuvent parfois remplacer avantageusement les injections morphinées.

toujours innocentes; les organes les plus délicats de l.’économie sont traversés sans qu’il en résulte aucun dommage, et les liquides cachés dans la profondeur des tissus n’échappent pas à nos moyens d'investigation.

Le point vraiment dominant que je mettais en relief, c'est le principe sur lequel est basée cette méthode, principe inséparable de deu.v conditions, à savoir : i “ l’usage do fines aiguilles creuses ; 2" la création d’un vide préalable. Grâce au vide préalable, l'aiguille introduite dans les tissus devient une aiguille aspiralrice, elle porte le vide à sa pointe, et on peut dire que c’est le vide à la main qu’on marche â la recherche de l'épanchement. Grâce au vide préalable, on est certain de ne pas outrépasser la couche liquide, ce qui a son importance si la collection est peu étendue ou profondément située; on est assuré de ne pas aller plus loin que le but, ce qui a également son importance, si derrière l’épanchement se trouve un organe à ménager, tel que le cœur dans un cas de péricardite, ou le poumon dans un cas de pleurésie enkystée.

Le Traité de [aspiration est divisé en cinq parties ;

Dans une première partie, je donne un aperçu général de l’aspiration, j’étudie le vide préalable et le vide successif; l’application de ce procédé au diagnostic et . au traitement des liquides.

La seconde partie est consacrée à l’aspiration des liquides accumulés dans les organes, kystes hydatiques du foie, rétention d'urine, hydrocéphalie.

Dans une troisième partie, j’étudie l’aspiration dans ses applications aux liquides des cavités séreuses, pleurésie, hydrocéphalie, hydarthrose.

La quatrième partie a trait â l’aspiration pratiquée pour les collections du tissu cellulaire superficiel ou profond.

La cinquième partie a pour but l'étude des aspirateurs.

Je vais e.\'poser sommairement quelques-unes des applications do la méthode.

a. Kystes hydatiques du foie. — Après avoir étudié l’urticaire, le rejet des matières grasses, le développement de la pleurésie secondaire, autant de symptômes peu connus des kystes hydatiques du foie, je m’occupe du traitement de ces kystes par aspiration. La ponction se fait avec l’aiguille n" 2, et dans bien des cas on obtient par une simple piqûre la guérison du kyste.

Après la ponction du kyste on voit fréquemment survenir une urticaire. Quand je publiai mes premières observations il ce sujet, ce tait signalé par Finsen était passé inaperçu chez nous. J’ai étudié ce symptôme curieux, dans une cinquantaine d'observations.

b. Rétention d’urine. — La ponction de la vessie si redoutable par les anciens procédés est devenue absolument inolîcnsive grâce à l’aiguille aspiratrice. Dès l’année 1870 j’en avais posé les indications : on introduit l'aiguille â travers l'ab-

expérimenlalc a pris sa place en médecine ; j’étudie le i logio et de l’anatomie pathologique, puis, divisant le suj mets en relief le rôle de la physiologie expérimentale dai épinière, du mésocéphale, de l’encéphale, du cervelet, vaso-moteurs. C’est, en un mot, l’étude de toutes lespertur

Société médicale des hôpitaux, 1877.)

On a souvent accusé les ponctions de la plèvre de transformer un liquide séreux en

XVI. 1867. — De la mort. [Dictionnaire de médecine et de chirurgie, 1877, t. XXIII, p. 45.)

Dans cette étude de physiologie, j’étudie la mort de Y élément et la mort de l’mdkidu et je cherche à résoudre ce problème ; Pourquoi meurt-on et comment?

XVII. 1867. — De l’atrophie musculaire progressive et de la sclérose latérale

amyotrophique. [Gazette hebdomadaire, 1877, pp. 789 et 805.)

Les conclusions de ces articles sont les suivantes :

A côté des types parfaitement exacts dans lesquels la sclérose latérale et l’amyotrophie restent distinctes, ou sont associées, il est des variétés où cotte association est indéterminée, variétés qui servent d’intermédiaires aux types extrêmes, et qui sont fort importantes à connaître au point de vue de la marche probable de la maladie, de sou évolution et de son pronostic,

XVIII. 1878. — De la thoraoentése par aspiration dans la pleurésie aiguë.

Dans ce travail je fais connaître la thoracentèse par aspiration, telle que je l’ai indiquée dès 1869. J’étudie successivement les indications et les contre-indications de l’opération, les accidents qui ont été mis sur le compte de l’opération, et le manuel opératoire.

Au point de vue des indications f établis la règle suivante : étant donnée une pleurésie aiguë avec épanchement, deux cas peuvent se présenter : dans l'un hi thoracentèse est urgente, dans l’autre elle est discutable, (juand est-elle urgente et quand est-elle discutable?

L’urgence do la thoracentèse no peut et no doit être basée que sur la quantité du liquide épanché. S’en rapporter à la dyspnée serait un grand tort, car la dyspnée est un guide trompeur. Il ne manque pas d’observations qui témoignent que la mort est survenue brusquement chez des malades qui n'avaient aucune dyspnée, bien qu'ayant deux ou trois litres de liquide dans la plèvre.

Je pose donc on principe que la thoracentèse doit être faite quand le liquide épanché atteint 1800 grammes à deux litres.

L'opération doit être pratiquée avec l’aiguille n” 2, et la ponction est faite, non pas dans l’aisselle, qui est l'ancien lieu d’élection, mais plus en arrière, sur le prolongement do l'angle do l'omoplate dans le septième ou huitième espace intercostal. Il est absolument nécessaire de ne pas retirer plus d'un litre de liquide on une

lîn se conformant à ces préceptes on évite tous les accidents qu’on avait mis à tort sur le compte de l’aspiration. Ces accidents, congestion pulmonaire, œdème

pulmonaire, oxpecloralion albumineuse ne sont pas dus à la méthode aspiratrice, mais c'est à l’aspiration prolongée outre mesure, c’est à l’emploi de trocarts trop volumineux, c’est à une grande quantité de liquide trop brusquement ou trop rapidement retirée que sont dus ces accidents. Il ne suffit pas d’avoir en main une aiguille aspiratrice, il faut savoir manier le vide.

XIX. 1878. — De la fluxion de poitrine. (Gazette hebdomadaire, 1878, p. 193.)

Entre les congestions simples et les phlegmasies franches de l’appareil bronchopulmonaire, il y a place pour des états morbides, mixtes ou bâtards, dans lesquels les éléments hypérémique et phlegmasique sont diversement combinés, et que par un accord tacite on avait nommés fluxions. Et tandis que les phlegmasies franches (pneumonie, bronchite, pleurésie) se fixent volontiers sur telle ou telle partie de l’appareil respiratoire, les fluxions, au contraire, sont, de leur nature, diffuses et multiples; il est rare qu’on observe une fluxion isolée au poumon ou à la plèvre; mais la fluxion frappe en même temps les bronches, le poumon, la plèvre, et mémo les couches musculaires sous-jacentes, en un mot tous les plans superposés qui forment la poitrine ; voilà pourquoi l’usage en avait fait la fluxion de poitrine.

XX. 1878. — Les irrégularités de la pleurésie aiguë. (Sat. /leMomad., i878,p.36.)

La pleurésie aiguë, même quand elle est franche et légitime, est tellement irrégulière dans sa marche, tellement capricieuse dans ses allures, qu’elle se présente sous des aspects pour ainsi dire variables avec chaque malade. Il n’est pas possible de savoir si la période fébrile sera de longue ou de courte durée, si l’épanchement sera considérable ou peu abondant, à quel moment se fera la défervescence, si cette défervescence co’incidera ou non avec la résorption du liquide, si cotte résorption sera nulle ou facile, et si, malgré la chute de la fièvre, le liquide no continuera pas sa marche ascendante.

XXI. 1878. — Paraoentèse abdominale {Dictionnaire de médecine et de chirurgie, t. XXVI, p. t.)

J’étudio dans cet article les indications, les contre-indications, le manuel opératoire et les complications de la paracentèse abdominale. Je conseille do faire la ponction avec des trocarts de petite dimension. L’usage de petits trocarts est surtout

œdématiées. Il est important que l’écoulement du liquide ne soit pas trop rapide.)

riences m’ont conduit à des conclusions contraires. Voici ces conclusions :

1" L’action générale do la-fuchsine me paraît nulle. Dans aucun cas, les troubles respiratoires, les troubles céphaliques ou les troubles cardiaques n’ont été améliorés, et je ne suis même pas certain que, dans deux circonstances, la fuchsine administrée à la dose de Ib centigrammes par jour, n’ait pas entretenu les nausées et les

2" L’action loedle de la fuchsine est incertaine et irrégulière. Elle n’est pas diurétique. Dans deux cas elle a modéré les envies fréquentes d’uriner.

aucun résultat. L’oxpéricucc était néanmoins à tenter, et ce qui m’a permis de la tenter et de pratiquer trois fois la transfusion en trois semaines, c’est d’abord que j’avais l’assentiment absolu du malade, c’est ensuite que je faisais usage d’un procédé dont on a vu la complète innocuité. Le résultat thérapeutique a été nul.

Il y aura lieu de voir ultérieurement si la transfusion donnera les mêmes résultats négatifs dans d'autres variétés de diabète, et si elle ne pourra pas être utilisée dans ces accidents terribles, accidents nerveu.v, dyspnéiques, apoplectiforihes, comateux, qu’on a réunis, sous le nom à'acétonémie, accidents comparables en quelques points à ceux de l’urémie, et qui mettent si rapidement la vie du malade en péril.

points suivants :

rChez un malade atteint d’anévrysme de l’aorte thoracique, les troubles respiratoires peuvent tenir à une compression de la trachée et des bronches par la tumeur anévrysmale ou à une excitation du nerf récurrent. Quand les troubles respiratoires

lat d’uno tubenciilose locale de la plèvre, ou du moins d’une tuberculose pleurale primitive.

Troisième groupe. — A colle calégorie apparliennent los pleurésies cancéreuses. Quatrième groupe. — Vhématome simple de la plèvre forme ce dernier groupe.

irchives générales de médecine, l’analyse de toutes les pleurésies avec épanobservées dans mon service. C’est un recueil de faits destiné i servir ii de la pleurésie et de la thoracentése.

— Étude clinique et expérimentale

i maladie de Bright sans ale des hôpitar

diaques, délire, qui par son intensité appelle sur lui toute l’attention. C’est pour dépister la maladie de Bright dans ces formes obscures, les œdèmes et l’albuminurie pouvant faire défaut, c’est pour la démasquer de sa phase initiale, et alors que les grands symptômes n’ont pas encore apparu, que j’ai cherché, depuis quelques années, à mettre en relief quelques autres symptômes qui, pour être moins importants, n’en peuvent pas moins aider au diagnostic. Qu’il me soit permis de rappeler ces symptômes en quelques mots.

Ces symptômes sont les troubles auditifs qui étaient à peu près inaperçus, la sensation du doigt mort qui n’avait pas été signalée, l’impressionnabilité spéciale au froidque j'ai nommée cryesthésie et qui se localise plus volontiers à certaines régions. Ce sont ces symptômes qui ajoutés à quelques autres, tels que la pollakiurie, les démangeaisons, les crampes des mollets, le bruit de galop, permettent de reconstituer le diagnostic do maladie de Bright, alors même qu’ils ne sont accompagnés ni d’œdèmes ni d’albuminurie.

L’étude de la toxicité des urines fournil également un appoint considérable au diagnostic.

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