RELATIFS A LA PSYCHOLOGIE PATHOLOGIQUE ET A LA PATHOLOGIE MENTALE
■1. Recherches anatmigues et cliniques sur le faisceau sensitif et les troubles de la sensibilité dans les lésions du cerveau. (Thèse de doctorat, Paris, 1881.)
On s’y est attaché principalement à démontrer les propositions suivantes : 1* au sortir du carrefour sensitif, les fibres des différentes sensibilités perdent
à un vaste territoire cortical préposé à la sensibilité; 2“ ce territoire n’est pas divisible en centres corticaux distincts pour chaque espèce de sensibilité, car les différentes circonvolutions cérébrales peuvent être détruites, chacune isolément, sans qu’il s’ensuive nécessairement des troubles de la sensi¬
bilité; 3” s’il n’y a pas de centres sensitifs, il y a une zone sensitive; 4° cette zone comprend toute la partie de l’écorce située en arrière du pied des circonvolutions frontales; 5" la zone motrice y est incluse; il en résulte que cette zone peut être légitimement appelée sensitivo-motrice. Les circonvolutions situées en arrière des frontale et pariétale ascendantes sont exclusivement sensitives.
2. Le langage intérieur et les formes cliniques de l’aphasie.
(Thèse d’agrégation, Paris, 1886.)
l’audilion et la lecture, l’articulation et l’écriture mentales, et la part prépondérante ou accessoire qui dans le travail de la pensée revient à l’un ou à l’autre de ces modes de représentation verbale. Dans la seconde partie on s’est efforcé de prouver que les différentes formes d’aphasie, aphasie motrice, agraphie, cécité et surdité verbales, résultent de la perte totale ou partielle du mode de représentation verbale correspondant.
3. Contribution à l’étude de Vélat mental des héréditaires dégénérés.
(Archives de médecine, 1888.)
On y apporte une observation typique d’inversion du sens génital, un cas . d’onomatomanie caractérisé par l’impulsion irrésistible à répéter certains mots qui s’imposent à l’esprit, enfin un fait d’hallucinations de l’ouie avec conscience de la nature hallucinatoire des sensations auditives. Ce dernier fait conduit à rapprocher, au point de vue de la physiologie pathologique et de la signification clinique, l’onomatomanie et l’hallucination verbale de l’ouïe. Le premier trouble paraît résulter de l’excitation pathologique du
quence de l’excitation du centre des images auditives. Comme l’onomatomanie, certaines hallucinations verbales constituent un syndrome épisodique de la dégénérescence mentale : elles présentent en effet les deux ' iractères essentiels de ces syndromes, elles sont obsédantes et conscientes.
fluence de diverses impressions d’un autre ordre, impressions visuelles, par exemple. Un trouble sensoriel périphériqne ne peut engendrer de tonte pièce des hallucinations ; ce trouble intervient tout au plus à titre de cause