Les hallucinations verbales psycho-motrices chez les
L’hallucination psycho-motrice s’observe souvent conjointement avec les hallucinations auditives cher les persécutés. D’habitude elle est rejetée à l’arrière-plan, l’hallucination auditive étant le phénomène dominant. 11 en
de l’ouïe faisaient pour ainsi dire complètement défaut ; les hallucinations psycho-motrices étaient au contraire nombreuses, intenses et presque continuelles.
18. Les idées de persécution chez certains dégénérés hypocondriaques ou mélancoliques {les persécutés auto-accusateurs). (Congrès de médecine mentale de Blois, 1892.)
19. Un exhibitionniste persécuté (les persécutés auto-accusateurs).
(Semaine médicale, 23 mai 1893.)
Dans la communication et la leçon sus-indiquées on s’est attaché à mettre en relief la physionomie clinique de certains persécutés à allures très spéciales. Il s’agit de dégénérés chez qui le délire a pour point de départ
fonctions génitales : l’un a dû subir une opération chirurgicale qui a néces-
sexuels n’ont pas un développement normal; un troisième, exhibitionniste de vieille date, est honteux du vice pathologique qu’il ne peut dominer. Sous l’influence des préoccupations engendrées par ces malformations, vraies ou supposées, ou par ces habitudes morbides, les malades en viennent à organiser un délire de persécution à caractère très personnel. Us s’imaginent qu’on les épie, qu’on les observe, qu’on les nargue du regard, de la voix ou du geste : ce en quoi ils diffèrent des mélancoliques cl se rapprochent des persécutés vulgaires. Mais à la différence de ces derniers qui se considèrent
22. Rapport médico-légal sur un faible d’esprit inculpé de tentative d’escroquerie (en collaboration avec M. Motet).
23. De t’hypermnésie avec exagération de la faculté de représentation mentale.
(Progrès médical, juillet 1889.)
La vivacilé des images mentales, qui ne sont que des sensations ravivées,
impressionné, suivant i’aptitude individuelle à retenir telle ou telle catégorie
de seusations plutôt que telle autre, suivant le degré de développement de
L’aptitude à évoquer les images se modifie aussi dans diverses circon¬
stances pathologiques. Chez lesdémenls elle diminue et finit par disparaître ; dans la mélancolie elle s’atténue également. Dans d’autres cas, plus rares i
l’objet du Iravail présent. Cet homme, par suite de circonstances palho logiques, possédait la faculté d’évoquer avec une rare puissance les iinagei sensorielles, images gustatives et visuelles et particulièrement images audi lires. Chez lui les images auditives étaient si vives qu’elles revêtaient parfoi le caractère hallucinatoire.: or l’hallucination, on le, sait, n’est qu’um image forte. Comme conséquence de Cet accroissement de la faculté de re présentation mentale, on notait un remarquable état d’hypermnésie qui peu
de veille, dans la situation où se trouvent les individus plongés dans 1 somnambulisme. Ces troubles semblent avoir été la conséquence indirect d’excès habituels de tabac et d’alcool et la résultante d’une prédispositio
24. L’origine psychomotrice du délire. Remarques à propc d’une communication de Cotard.
troubles mentaux sont autant d’éléments importants dont il y a lieu de tenir grand compte. En pathologie mentale on doit en somme viser un triple but : l’analyse psychologique des désordres intellectuels, l’étude des manifestations physiques, primitives ou secondaires des vésanies, enfin le classement nosologique de ces maladies.