I. - OUVRAGES ET TRAITÉ
1. — Recherches anatomiques et cliniques sur le faisceau sensitif et les troubles de la sensibilité dans les lésions du cerveau. — Thèse de doctorat, Paris, 1881.
On [s’y est attaché principalement à démontrer les propositions suivantes : 1” au sortir du carrefour sensitif, les fibres des différentes sensibilités perdent leur indépendance, se mélangent les unes aux autres et vont se rendre à un vaste territoire cortical préposé à la sensibilité ; 2“ ce territoire n’est pas divisible en centres corticaux distincts pour chaque espèce de sensibilité, car les différentes circonvolutions cérébrales peuvent être détruites, chacune isolément, sans qu’il s’ensuive nécessairemènt dès troubles de la sensibilité; 5° s’il n’y a pas de centres sensitifs, il y a une zone sensitive ; 4“ cette zone comprend toute la partie de l’écorcè située en arrière du pied des circonvolutions frontales; 5" la zone motrice y est incluse ; il en résulte que cette zone peut être légitimement appelée sensitivo-motrice. Les circonvolutions situées en arrière des frontale et pariétale ascendantes sont exclusivement sensitives.
2. — Le langage intérieur et les formes cliniques de l’aphasie.
Thèse d'agrégation, Paris, 1886 ('* édit., Alcan, 1887).
(Cét ouvrage a été traduit en langue allemande par le D r Bongers, Leipzig, 1890.1
La première partie de ce travail est consacrée à la psychologie du lan-
4. - Leçons de Clinique médicale (Psychoses et affections nerveuses). — Avec 52 figures dans le texte (Doin, édit., 1897).
..La genèse et l’esprit général de l’ouvrage ont été indiqués dans celte partie de la préface : « Mon intention première avait été do réunir en un simple fascicule, pour complaire à quelques-uns des auditeurs qui ont bien voulu les suivre, un petit nombre dès leçons que j’ai faites, comme chaque année* à l’hôpital Saint-Antoine, pendant le semestre d’hiver 1895-96. Je me suis laissé entraîner à y joindre plusieurs de celles que j’avais faites antérieurement soit au même hôpital, soit ailleurs. Le fascicule est ainsi devenu volume : il n’a pas la prétention d’elre un livre ; il n’a ni l’unité, ru la cohésion que le livre suppose. Mon souhait serait pourtant qu’on retrouvât, à travers ces leçons un peu disparates, les idées directrices auxquelles j’ai cherché à rester fidèle dans mon enseignement : la préoccupation du fait et de l’observation rigoureuse, le dédain relatif des formules arrêtées, le souci d’adapter à l’étude et h l’intelligence des
les progrès de la technique histologique ou des procédés expérimentaux, enfin la conviction arrêtée qu’une leçon n’est pas un mémoire, que la clarté en est la qualité dominante et que les descriptions doivent être aussi objectives que possible.
L’ouvrage renferme vingt-quatre leçons. Plusieurs, qui avaient été déjà publiées dans divers journaux avant d’être réunies en volume, seront rappelées plus loin. Nous indiquerons simplement ici lé titre de ces leçons : 1. La pathologie mentale, son domaine, sa méthode et ses visées. — 2. Le délire de persécution à évolution systématique, — 5. Les persécutés auto- «c^uoaieurs. — 4. Un exhibitionniste persécuté. Les persécutés autoaccusateurs.— 5. Les persécuteurs familiaux. — 6. Les psychoses puerpérales. — 7. Les psvehoses puerpérales. — 8. I/hypochondrie — 9. Sur un cas d’hypermnésie avec exagération pathologique de la faculté de représentation mentale. — 10. La période prodromique à forme neura=thén,q u e dans la paralysie générale. — 11. Les troubles oculaires dans
çlé mis en relief le rôle qui revient à l’hérédité, aui infections, aux intoxications dans la genèse dès diverses affections mentales. Ces préoccupations étiologiques et palhogéniques,reflet de celles qui, à notre époque, dominent la pathologie toute entière, devaient trouver place dans cet ouvrage, dans la limite du moins où, en leur donnant satisfaction, on ne sacrifie pas au dangereux mirage des hypothèses, les plus modestes mais plus solides réalités de la clinique. Tel a été l’objectif qui a guidé dans le classement des matières qui ressortissent au vaste domaine qu’il s’agissait de parcourir.
Actuellement on ne saurait prétendre à instituer une classification vraiment naturelle des affections mentales. Il faut se contenter d'exiger de celle qu’on adopte qu’elle remplisse certaines conditions; elle doit viser non à nous donner, en un tableau d’ensemble, la synthèse impossible d’une science imparfaite, mais à grouper les états morbides de façon
évite de confondre et de placer sur le même plan symptômes, syndromes et espèces morbides. lin ce qui concerne ces dernières, il importe de prendre garde dé demander aux faits plus qu’ils ne nous apprennent et de substituer à l’observation rigoureuse de simples vues de l’esprit; on s’exposerait fatalement de la sorte à créer des entités artificielles. Dans ce traité on d cherché à se tenir aussi éloigné que possible de l’esprit de système et à faire abstraction des opinions et des tendances d’école, pour né suivre que l’enseignement des faits.
L’ouvrage est divisé en dix livres :
Livre I. Historique, étiologie générale, diagnostic et séméiologie des affections mentales. — Livre II. Syndromes mentaux (manie et mélancolie). — Livre III. Troubles mentaux dans les intoxications et les infections (troubles mentaux dans les infections : délires fébriles ; délires des septicémies; délire du collapsus: délire aigu; confusion mentale).— troubles -mentaux dans les intoxications d’origine externe ou interne (alcoolisme, chloralisme, etc. ; diabète, urémie, insuffisance hépatique, insuffisance thyroïdienne). — Livre IV. Psychoses «institutionnelles. — Livre V. Les névroses (hystérie, neurasthénie, épilepsie, chorée, maladie
de Parkinson). —r. Livre VI. Psychopathies organiques (paralysie générale, encéphalopathies organiques). — Livre Vil. Troubles mentaux dans les lésions cérébrales congénitales ou infantiles. — Livre VIII. Troubles mentaux, congénitaux ou acquis, dans les lésions du corps thyroïde (myxoedème, crétinisme, maladie de Basedow). — Livre IX. Notions générales sur le traitement des affections mentales. — Livre X. La pathologie mentale au point de vue administratif et judiciaire.