‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 30 sur 41 · Des accidents épileptiformes dans l'hystérie · texte numérisé non relu

Des accidents épileptiformes dans l'hystérie

(Travail couronné par. l’Académie de médecine.) — Prix Bernard de Ci vineux.

On s’est attaché à distinguer, chez les hystériques, les accidents épileptiques associés à l’hyslérie, et les convulsions de nature hystérique qui empruntent [le masque et la physionomie de l’épilepsie. On a montré comment tes deux ordres de manifestations, si semblables par leur physionomie extérieure et pourtant si dissemblables par ieur nature, peuvent se rencontrer chez une même malade et être différenciés par certains caractères secondaires.

224. - Deux cas de vomissements nerveux traités avec succès par l’alimentation artificielle. — Progrès médical, 17 juin 1882,

Dans deux cas d’hystérie non douteuse, il a suffi, pour remédierà l’intolérance des voies digestives supérieures, d’introduire les aliments h l’aide du tube. Ces cas sont à rapprocher de ceux constatés chez les phtisiques. Ces deux observations apportent des documents nouveaux à la question des vomissements hystériques.

225. — Contracture hystérique ancienne guérie subitement par l’administration des pilules fulminantes. — Revue de médecine, 1880.

La malade qui fait l’objet dé cette observation était atteinte de paraplégie

228. — Contribution à l’étude du sommeil pathologique. Ouelques cas de narcolepsie. - - Revue de médecine, octobre 1882.

Sons le nom de narcolepsie créé par Gélineau, mais que cet auteur avait à tort considéré comme désignant une affection autonome,* on a décrit un symptôme qui consiste dans un irrésistible besoin de dormir, survenant d’habitude subitement, se reproduisant de jour, à des intervalles quelquefois très rapprochés, et assez impérieux d’ordinaire pour, que le malade succombe au sommeil presque totalement, dès que ce besoin se fait sentir.

On a cherché à déterminer la palhogénie de ce symptôme et les circonstances cliniques variées dans lesquelles il s’observe. On a été conduit aux conclusions suivante? :

Dans un certain nombre d’états morbides, entraînant soit des troubles circulatoires (affections cardiaques), soit un ralentissement du mouvement nutritif (diabète, obésité), soit une perturbation des fonctions nerveuses (hystérie), on peut observer à titre de phénomène clinique plus ou moins impartant, dominant parfois la scène, une tendance souvent invincible au sommeil, qui se reproduit à intervalles inégaux, tantôt spontanément, tantôt sous l’influence de causes extérieures adjuvantes (émotions, etc.).

Il s’agit là d’un symptôme important, susceptible, dans quelques cas, de révéler une affection jusque-là méconnue (diabète) et qui a été assez bien désigné sous le nom de narcolepsie.

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