Bactéries sur les murs des salles d’hôpital
L’auteur a démontré l’existence de bactériens dans le liquide obtenu par le lavage avec de l’eau distillée des murs d’une salle d’hôpital, et explique ainsi l’infection de certaines salles d’hôpital.
11. Inoculation de matières septiques par des poussières organiques.
Une chiffonnière fait une chute du haut d’un camion où elle était occupée à décharger des chiffons au milieu d’un nuage de poussières organiques infectieuses. Elle se fait une plaie contuse à la tête à six heures du matin. A neuf heures, le liquide de la plaie était rempli de micrococcos, de microbactéries et de leucocytes. Le surlendemain, érysipèle. De même, l’auteur explique par l’inoculation de matières septiques les accidents subits qui surviennent dans les plaies sur des pieds malpropres.
12. Cylindres hyalins épididymaires et testiculairesdans le liquide spermatique.
L’auteur a trouvé dans deux cas des .moules épididymaires et testiculaires, avec du sans cellules témoins, dans le liquide séminal même.
13. Bactéries dans les collections sous-cutanées. f (Société de biologie, t. XXVII, p. 88,1875.)
. L’auteur démontre l’existence de bactériens dans un kyste du rein, dans une pleurésie purulente, dans une hématocèle des bourses, dans un bubon suppuré, dans un kyste suppuré du cordon, dans un anévrysme poplité.
Il en discute dans chaque cas l’origine : dans le kyste suppuré du cordon, les bactériens sont dus au passage de ces organismes de la ■ hernie étranglée concomitante dans le kyste lui-même (1874). C’est la première observation de. l’auteur sur la présence des bactériens dans la hernie étranglée. Dans l’anévrysme poplité, les bactériens n’ont paru qu’à la suite de l’application d’un vésicatoire, qui s’accompagna d’une légère adénite inguinale.
• 14. Bactériens dans l’urine dm homme qui n’a jamais été sondé.
■ (Société dfbiolàgiejl. XXVII, p, 395,1875.) f’ .
15. Ostéoclasiè et ostéotomie au point de vue orthopédique. .
(Archives générâtes de médecine, t.. II, p. 832,1875.)
Longue étude critique sur la valeur comparée des deux méthodes.
Toute réserve faite sur les progrès ultérieurs de l’antisepsie, l’auteur penche vers. Tostéo.çlasie. , ,
<10. De l'extirpation du rein*.
(ArcMvesgétiéralesde.mideeine.fémerlSlb.)-
P. Marduel, en 1872, relatait trois faits de néphrectomie. En 1875, M. Nepveu rassemblait 12 cas. Voici ses conclusions : 1° l’extirpation du rein est possible sur lTiômmè et à été suivie de succès 5 fois sur 12 opérations; 2° cette opération aurait pu être évitée dans la plupart des cas où on l’a pratiquée. Elle aurait pu être remplacée avec moins de danger par des opérations plus sûres et tout aussi bonnes (néphrotomie, etc.) ; ,8" en cas de nécessité , la voie lombaire serait la meilleure, car on pourrait s’arrêter et faire une simple taille rénale ; 4° en cas de nécessité absolue, on ne pourrait la faire qu’après s’être enquis ’ de l’état du rein de. l’autre côté, de l’état des voies urinaires, et en général des principaux viscères. L’examen microscopique, et, s’il se peut, chimique, devra être fait. .
Ces dernières conclusions atténuent considérablement l’espèce, de ' condamnation que l'auteur faisait peser sur .cette opération, à une période où l’antisepsie n’avait pas encore développé toute sa puissance. Depuis lors, les progrès de l’antisepsie ont changé la question d’aspect.