CONCLUSIONS GÉNÉRALES
Les résultats dont nous venons de donner un résumé succint per-
humaine? Les intoxications par les produits bactériens, que l’on réalise d’une façon idéale chez l’animal, alors que chez l’homme la multiplicité et la confusion des facteurs morbides, s’opposent à rédiftcalion d’une conception pathogénique certaine, ces intoxications peuventelles être invoquées pour essayer de résoudre un certain nombre de problèmes de pathologie générale et spéciale? C’est ce que nous avons
d’auto-inloxications et d’intoxications exogènes, on conçoit que les organes, attaqués peu è peu partiellement, arrivent à être le siège de lésions chroniques très étendues et que la vie n’est sauvegardée que grâce à rintégrité de quelques parties de parenchyme normal ou hypertrophiées (Chauffard). C’est ce qu’on observe souvent lorsqu'on étudie les reins des arlério-scléreux.
Lorsque cet état d’équilibre instable est constitué, qu’il survienne encore une intoxication de quelque nature qu^elle soit, et surtout une toxi-infection, la lésion aiguë provoquée par ce nouvel agent, même peu intense, suffira à provoquer la déchéance des organes dont la fonction était déjà si an^oindrie.
niÉTHODES
chait de 0 degrt eû substances c
au contraire de r Raoult ayant é proportionnel au cherché, avec V,
quantité,
élevé, V étant fait types d’insuffisan d’origine cardiaqu
substances à l'exclusion du Na( par un calcul très simple (sach congèle a— 0.61) déterminer !
point de congélation total de Tu
substances achlo
s, les prodc
poisons urinaires; enfin — ol quatre heures et par kilogrami cules de déchet.
Nous avons étudié le rappoi naire totale représentée par désassimilation —> rapport qt port a une grosse importance totale, la valeur des éliminatior nous avons vu, en effet, en e:
que les
a établir le chilTre d’albumine fixe, d'attribuer au sujet examiné le poids de l’homme normal de même âge et de même taille en se reportant aux tables données par le professeur Bouchard (Traité de pathologie générale).
Quant à l'interprétation des résultats de la cryosoopie des urines suivant le procédé que nous avons indiqué et surtout des variations de la proportion du NaCl par rapport aux substances éliminées qui
chroniques qu'après rinjecliont le NaCl était en moindre quantité dans les urines, il en concluait qu’il y avait une rétention dans les tissus avec fixation d’eau. De plus répondant à notre première communication, M. Âchard s’appuyant sur quelques faits, où l'épreuve de la chlorurie n’était d’ailleurs nullement pratiquée avec les précautions que nous avions indiquées, concluait contrairement à ce que nous avions avancé, que dans les néphrites aiguës l'hypochlorurie s’expliquait par la rétention des chlorures dans les tissus, sans qu’il fut nécessaire d’invoquer un trouble éliminateur produit par les lésions rénales. De même dans les néphrites chroniques interstitielles, pour M. Achard, l’hypochlorurie ne pouvait être attribuée, en dehors des complications aiguës ou urémiques, à une incapacité éliminatrice du rein.
Nous avons mainteau dans nos travaux ultérieurs nos premières conclusions, persistant à croire que dans tous les cas où le rein est lésé il y a des troubles variables suivant les moments, passagers ou permanents suivant les cas, dans les éliminaüons en général et particulièrement dans l'élimination du NaCl, soit ingéré dans l’alimentation ordinaire, soit introduit dans l’organisme dans un but expéri-
surajoutés nous avons pu constater avec Balthazard que si les éliminations n’étaient pas toujours insuffisantes, le plus souvent toutefois la cryoscopie indiquait dans les cas graves une diminution considérable de la diurèse moléculaire, caractérisée par des valeurs très basses de ^ et ^ et cela d’une façon continue. Le schéma d’insuffisance rénale trop élevé par rapport è n’est pas toujours réalisé, soit que les troubles cardiaques fonctionnels ou organiques, fréquents dans ces cas, soit que l'imperméabilité glomérulaire prononcée, modifient les conditions de secrétion glomérulaire et par suite le type cryoscopique. De toute façon la cryoscopie d’après le procédé que nous avons préconisé permel dans ces cas de suivre facilement jour par jour le taux des éliminations, et surtout d’apprécier
que, indépendamment du volume général des urines, dans les cas
blement ce qui indique une tendance vers l’amélioration ou la guérison.
Ces néphrites n’ont pas une formule uniforme en ce qui concerne les éliminations. En effet certaines évoluent progressivement vers la déchéance complète du parenchyme rénal, d’autres se modifient peu i peu dans leur allure par suite du développement de la sclérose et tendent a se rapprocher du type des scléroses rénales primitives. D’ailleurs ces dernières peuvent inversement devenir sous des influences diverses le siège de poussées aiguës ou subaiguës qui les rapprochent, pour un temps, au point de vue fonctionnel, des néphrites parenchymateuses. C’est ce qu’on a pu exprimer d’une façon schématique en disant que certaines néphrites parenchymateuses s'interstiiialisent et certaines néphrites interstitielles s'é
lination provoquée ai
copiques par une valeur plus élevée de -•
Les éliminations tendent ainsi à se rapprocher de ce qu’elles sont dans les néphrites scléreuses, c’est-à-dire à être plus abondantes qu’à l’état normal.
Enfin, dans certaines néphrites diffuses à prédominance épithéliale, après une période d'évolution subaiguë, les lésions restent limitées, stationnaires. Si l’hygiène générale et le régime alimentaire sont institués d'une façon rationnelle, on voit alors l’équilibre s’établir, l’activité du cœur se régler sur la perméabilité du rein. Au point de vue clinique, l’état de la santé apparaît alors satisfaisant,
^valeur trop élevée de j pour peut n’être réalisé que d’une façon intermittente. On observe le plus souvent seulement le schéma A AV SV
d'insuffisance rénale relative, - frop élevé ouec — et y é^a/ement
La diminution des éliminations et l'insuffisance rénale vraie, trop élevé avec y et — faibles^, ne se montrent que d’une façon accidentelle ou à la période terminale des néphrites scléreuses. Cette perturbation fonctionnelle est sous la dépendance tantét d’une défait-
:he, filles ne dépassent pas les >
avait été noté auparavant ^valeur trop élevée^de ■
la courbe de ce rapport - comme celle du chlorure total s’abaisse irusquément lorsqu’on cesse l’ingestion de NaCl. Comme chez le sujet sain, la courbe de ^ s’élève beaucoup plus que celle de y qui peut rester sans changement ; ces modiiications disparaissent aussitôt, à la fin de l’expérience. Nous avons vu que les sujets présentant ce type, quelque soit ta forme de leur néphrite, même atteints d’albuminurie prononcée, supportent bien l’alimentation ordinaire carnée.
Deuxième variété. — Chez une autre catégorie de malades la courbe d’élimination des chlorures est i. peu près semblable à celle de la
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les courbes cryoscopiques comme celle du taux du NaCl, sont remarquables par le peu de variations qu’elles présentent avant, pendant ou après l’épreuve.
Ces quatre variétés sont peut-être un peu schématiques, il existe évidemment en pratique des cas présentant des types intermédiaires, mais elles répondent à la généralité des néphrites qui quelle que soit leur forme en clinique peuvent être rapprochées de l’une ou de l’autre catégorie. Ces données ont déjà été d’ailleurs confirmées dans un certain nombre de publications parmi lesquelles nous signalerons surtout l’important travail de de Grazia en Italie (Riforma medica, 1903) et la communication récente du professeur Teissier de Lyon {Lyon médical décembre 1903).
Sur le mode d’action du chlorure de sodium ingéré en excès dans les néphrites (n” i05.)
Chez certains sujets atteints de lésions rénales l’ingestion de NaCl en grande quantité provoque non seulement la rétention des chlorures mais celle des produits de désassimilation, la dépuration urinaire est notablement entravée, des œdèmes se produisent, puis des troubles généraux graves et des phénomènes d’auto-intoxication (Widal). Quelle a été l’action de NaCl dans ces cas? Nous avons vu précédemment que chez quelques malades dont le rein est lésé, mais dans de faibles proportions le NaCl ingéré en excès, et éliminé normalement ou plus lentement, semble favoriser la diurèse des molécules achlorées, ou molécules de substances élaborées. On peut admettre que dans ces cas le NaCl déversé par les glomérules moins rapidement que chez les sujets sains, arrive en moins grande quantité à la fois au niveau des épithéliums, que l’échange moléculaire peut être excité en quelque sorte d’une façon plus active, d’où élévation du taux des substances achlorées. Mais si ce NaCl est sécrété continuellement en excès les glomérules congestionnées par l’excès du fonctionnement deviendront impropres à la filtration et les épithéliums sollicités d’une façon trop pressante finiront par être frappés d’incapacité fonctionnelles résultat d’une sorte de surmenage hors de proportion avec leur état dynamique. Nous avons comparé ces troubles à ceux qu’entraîne l’emploi hors de propos de la digitale. A dose trop considérable, ce médicament peut causer le surmenage car-
résistance. Ces considérations nous ont amené à penser que l’emploi judicieux du NaCl pourrait rendre des services dans le traitement des néphrites, et à attribuer à. l’influence excito-sécrétoire du sel ingéré en petite quantité certaines actions thérapeutiques heureuses, comme l’ont déjà prouvé depuis longtemps l’emploi de certaines eaux minérales chlorurées sodiques. Le sel ne doit donc pas être banni de l’alimentation dans toutes les néphrites comme on tend à le faire aujourd’hui poussant à l'extrême une conception juste, il est
La décapsulation du rein dans les néphrites médicales.
lation plus facile, et active le fonctionnement des épithéliums, comme l’ont prouvé nos faits expérimentaux. De plus, la décapsulation diminue les phénomènes d’œdème interstitiel qui sont très fréquents dans les néphrites congestives et constituent une des causes les plus fréquentes d’oligurie et d’anurie. Enfin la production ultérieure d’adhérences et d’une circulation collatérale par l’intermédiaire de celles-ci, laisse supposer qu’après la décapsulation, l’irrigation vasculaire sera rendue meilleure et la déplétion veineuse surtout sera
De rurémie chez les phtisiques (N® 39.)
Nous avons passé en revue dans ce mémoire couronné par la Faculté de médecine, les conditions pathogéniques qui favorisent l’apparition des lésions rénales chez les phtisiques et les accidents d’auto-intoxication urémique qui en sont la conséquence. Nous avons insisté toutefois sur la rareté des phénomènes urémiques chez ces malades dont le rein semble voué, par suite des sources multiples
ulcérations qui sont à rapprocher des ulcérations buccales, gastriques intestinales etc., signalées dans l’urémie.
Adéno-épithéliome du rein. (.N" 13.)
Observation et élude histologique d’une petite tumeur du rein à propos de laquelle nous avons passé en revue avec Ch. Lévi les cas semblables, déjà publiés. Ces tumeurs sont plutôt des épithéliomes «"«s sont souvent hémorragiques; mais le sang
phrose intraparemhjmateme différente de l’kémutonéphrose proprement dite desépithéliomas du hile, a larges boyaux cellulaires, dans lesquelles le rem forme une poche dislendne par le sang, quand la tumeur du hile s’oppose h l’écoulement de celui-ci par l’uretère.