De U contracture 'permanente des hystériques
taazetU des MpUam, n“ 140 et 141,1S71).
Description des diverses formes de la contracture permanente des hystériques. Plusieurs cas sont cités dans lesquels la contracture, bien qu’elle existât depuis plusieurs années, disparut tout à coup â la suite d’une émotion violente. A la longue cependant des altérations matérielles plus ou moins profondes se développent dans la moelle épinière ; une véritable sclérose s’établit. Dans deux cas où l’autopsie a été faite, cette sclérose occupaitles cordons latéraux; l’un de ces cas a été cité n” 73, l’autre figure daus la monographie de MM. Bourneville et Voulet (Sect. V, n» 51).
126. - De l’influence des lésions traumatiques stir le déoeloppement des phénomènes d’hystérie locale. — Traumatisme et paralysie agitante.
(Leçon tailo à la Salpêtrière en 1877. Progrès midml du 4 mal 1878, p. 333.)
On sait que certaines affections subordonnées à une maladie diathésique peuvent se développer à l’occasion d’une action traumatique et se localiser dans les parties mêmes où la pression, la contusion, la foulure, etc., se sont produites; c’est le cas pour le rhumatisme articulaire aigu ou chronique, la goutte, ainsi qne M. Charcot l’a fait plusieurs fois ressortir. On sait moins, peut-être, que certains phénomènes locaux de l’hystérie se manifestent quelquefois, de la même façon, sous les mêmes influences. B. Brodie parait être le premier auteur qui ait, d’une façon un peu explicite, appelé l’attention sur ces phénomènes à’hystérie locale développés par l’action directe d’un traumatisme. M. Charcot rapporte dans sa leçon plusieurs cas qu’il a recueillis dans sa pratique et qui mettent "en pleine lumière l’intérêt théorique et pratique des observations de Brodie.
Ce que l’on connaît, quant à présent, de plus important sur ce sujet de Vhy&térie locale traumatique, peut se résumer, suivant les observations de M. Charcot, ainsi qu’il suit : une hyperesthésie cutanée plus ou moins exquise, des douleurs plus profondes localisées sur le trajet des troncs nerveux, ou paraissant quelquefois siéger dans une ou plusieurs articulations, une contracture permanente plus ou moins accentuée, tels sont les phénomènes qui se produisent immédiatement ou peu après l’application de la cause traumatique. Ces phénomènes s’étendent rapidement aux régions voisines et peuvent même occuper toute t’étendue d’un membre. Une fois établis ils persistent fréquemment, tels quels, sans modification appréciable, pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs années; à la douleur il se surajoute quelquefois de la rougeur, du gonflement, une élévation relative de la température des parties affectées. Il arrive en général que l’hyperesthésie fait place tôt ou tard à une anesthésie plus ou moins absolue; cependant la contracture musculaire persiste encore neanmoins, au même degré que par le passé ; elle peut toutefois être ù son tour remplacée par une parésie ou même une paralysie avèc résolution des muscles.
Ces accidents, développés à l’occasion d’une action mécanique, sont le plus souvent la première révélation de la diathèse hystérique jusques là restée latente.
Ce n’est pas dans l’hystérie seulement, parmi les affections du système nerveux, que la localisation des accidents pathologiques peut être déterminée par l’action d’une cause mécanique. Le même fait peut se produire dans d’autres maladies qui, comme l’hystérie,appartienneiit au groupe des névroses, C’estle cas entr’autresde \3.paralÿiie agitante, ainsi que le montre M. Charcot, par plusieurs observations.
127. — De l’hypereethésie de Vmaire dans certaines formes de l'hystérie.
Dans une forme très-commune de l’hystérie que M. Charcot propose de désigner sous le nom d’hystérie ovarienne, non-seulement la pression exercée sur la région de l’ovaire hyperesthésié provoque, ainsi que l’avait reconnu M. Schutzenberger, l’apparition de l’aura ou de l’attaque convulsive, mais de plus une compression énergique de celte même région a une action remarquable sur l’attaque convulsive dont elle peut diminuer l’intensité et parfois même déterminer l’arrêt complet. Cet arrêt des convulsions se produit alors même qu’il s’agit de l’hystérie épileptiforme la plus intense. Par contre, la compn on de l’ovaire n’a pas d’influence appréciable sur la plupart des symptômes permanents de l’hystérie, tels que contracture, paralysie, hémianesthésie, etc.