Du vertige de Ménière (Vertigo ai aure lœsa
1. Charcot, s’efforce dans ces leçons, en se fondant sur des observa-
lions personnelles, de tracer des caractères cliniques de ce genre de vertige avec plus de préclsiou qu’on ne l’avait fait jusqu’ici, li insiste sur les effets curatifs en pareil cas de l’emploi prolongé du sulfate de quiuine administré à la dose de cinquante à soixante centigrammes. On peut citer aujourd’hui un assez bon nombre d’exemples où les accidents vertigineux en question ont été très-notablement amendés ou même complètement guéris par l’emploi prolougé du sulfate de quinine. M. le professeur Weir Mitchell, de Philadelphie, enlr’autres, a relaté plusieurs feits de ce genre au dernier congrès de New. York.
145. — Sur l’emploi du nitrate d’argent dans le traitement de l’ataxie locomotrice progressive.
En commun avec M. Vulplan.
(fliMetm général de tUratenlnneméUmU it eUrurgimle. Paris, 1862.)
Cinq malades atteints d’ataxie locomotrice progressive ont été traités par le nitrate d’argent, et il s’en est suivi une amélioration notable. Chez tous, il s’agissait d’une affection déjà invétérée.
On a constaté, à la suite de celte médication, un rétablissement plus ou moins prononcé de la sensibilité tactile, une amélioration prononcée dans l’exercice des fonctions locomotrices, enfin un amendement marqué de la santé générale.
M. Cloez a constaté la présence de l’argent chez plusieurs de ces malades soumis à la médication argyrique.
146. — Traitement du rhumatisme articulaire aigu par les alcalins à haute dose.
Dans cet article, l’auteur confirme les vues de M. Garrod et de
M. Dickinson sur le traitement du rhumatisme articulaire aigu par les alcalins à haute dose; seulement, an lieu de bicarbonate de potasse, c’est le bicarbonate de sonde qui a été employé : ce sel a été administré jusqu’à la dose de 40 grammes dans les vingt-qnatre heures, sans produire aucun accident. La durée de la maladie parait avoir été sensiblement abrégée dans la grande majorité des
147. — Note sur l’anaphrodisie produite par l'usage prolongé des préparations arsénicales.
miutin général de tUrape%Ht%e, numéro du 30 Juin 1864.)
Deux faits d’anaphrodisie survenue chez de jeunes sujets affectés de psoriasis invétéré, à la suite de l’administration prolongée des préparations arsénicales. L’auteur rappelle à ce propos les observations du même genre qui avaient été faites antérieurement par M. Rayer.
148. — Inopportunité de l’administration des préparations opiacées dans les cas de néphrite albumineuse aiguë ou chronique. (Cornil, Mémoire s%r les vÂMidences du rlvmatisme articnUire cMoniqae,
L’opium, dans les cas dont il s’agit, même à faible dose, occasionne très-fréquemment des phénomènes cérébraux inquiétants, et il parait avoir plusieurs fois provoqué l’apparition des symptômes d’urémie comateuse.