‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 18 sur 18 · CXCVIII · texte numérisé non relu

CXCVIII

La fièvre typhoïde, endémique à Toulouse, a sévi avec une intensité plus grande, pendant Tannée 1902.

Du juillet au 3i décembre, nous en avons observé 3i cas : 20 hommes et ri femmes.

Ces malades ont été observés dans les milieux les plus différents, dans les quartiers de la ville les plus éloignés; chez tous, le diagnostic a été confirmé par Tépreuve du séro-diagnostic.

mission du bacille d’Eberth par Teau potable; souvent, elle a été le résultat de la contagion directe par les vêtements, les linges, les pièees de literie et, d’une manière générale, par les objets souillés par les typhoïdiques. Sur 3i malades, nous avons pu relever six foyers épidémiques familiaux.

sentés par les..ma.Iade8, malgré la fréquence des recrudescences (4) et des rechutes (8)^ lâ‘ mortalité a été. exlrémeinenl faible : 6,4 pour 100 malades, et si Ton en déduit un cas de mort consécutif à une thrombose de Taorte abdominale survenue en pleine guérison apparente, la mortalité n’est plus que de 3,2 pour 100.

Étude clinique et expérimentale sur la nocivité des huîtres.

Ayant eu l’occasion d’observer, en 1906, un certain nombre de cas d’accidents gastro-intestinaux, dont quélques-üns suivis de fièvre typhoïde, à la suite d’ingestion d’huîtres provenant de Marennes, d’Arcachon et de Cette, nous nous sommes rendu dans celte dernière ville, pour y faire une enquête sur la situation de Tétang de Thau et des canaux qui le font communiquer avec la mer, et sur l’installation des différents parcs, réserves ou dépôts d’huîtres ; nous nous sommes livré à une série de recherches expérimentales sur la composition

des lempéralures élevées; elles ont été achetées, presque toujours, à des marchands à l’étal et elles ont subi, fréquemment, les elFets nocifs du rafraîchissement, toutes causes susceptibles de déterminer des altérations plus ou moins grandes des huîtres, malgré leur apparence de fraîcheur et de vie.

Il ne s’agit plus alors d’huîtres fraîches contaminées par l'accès et la pullulation de microbes provenant d’eaux polluées, mais à'huîtres altérées, avariées; les accidents observés dans ces conditiotis ne per^ mettent pas d’incriminer l’insalubrité des parcs; toutes les variétés d’huîtres, quelle que soit leur origine, peuvent les provoquer.

D’ailleurs, nos recherches expérimentales sur la composition chimique et bactériologique des liquides d’huîtres, sur la toxicité et sur les variations de celte toxicité sous l’influence de la température, nous ont conduit à penser que la nocivité des huîtres est, le plus souvent, due aux produits toxiques résultant de l’altération et de la décomposition subies par les huîtres après leur sortie des parcs sous l’influence de causes diverses, ati premier rang desquelles il faut placer l’élévation de la température.

Gompos

■VA.RXA.

Études expérimentales : 22 pages, in-8», Lagarde et Sébille, édileurs, Toulouse 1900.

Étude de Clinique médicale : 76 pages, in-8®, Clédcr, éditeur, Toulouse 1900.

Études cliniques et expérimentales : 204 pages, Marquès et C'®,

éditeurs, Toulouse 1908.

Études de Clinique médicale : 62 pages, in-S®, Cléder, éditeur, Toulouse 1906.

65 pages, Marquès, éditeur, Toulouse 1907.

Nous avons réuni, dans ces divers ouvrages, quelques-unes de nos recherches expérimentales et un certain nombre de faits cliniques, qui nous ont paru présenter quelque intérêt : la plupart de ces observa-

leçons à nos élèves.

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