AVANT-PROPOS
Nous nous sommes, dans nos recherches, surtout attachés à l’étude de quelques problèmes longuement poursuivis.
Il nous a paru nécessaire d’observer, sous des angles divers, les troubles qui avaieirt retenu notre attention, de noter avec soin comment et quand ils variaient, de chercher encore à susciter ces variations pour en bien comprendre le déterminisme.
Sans hésiter à rénover, voir à compliquer, tant qu’il le faudra, ses procédés d’investigation, ce biologiste qu’est le clinicien ne doit-il pas chercher à atteindre la rigueur de l’observation physiologique. Comment pourrait-il ne compter que sur l’anatomo-pathologie pour vérifier ses hypothèses, alors que nombre d’entre elles, ayant trait au jeu d’un mécanisme donné, requièrent l’étude du dit mécanisme en action et donc in vivo.
Il n’est pas de vérifications qu’anatomiques. Pour certains ordres de problèmes que pose la vie, les vérifications physiologiques, les vérifications chimiques, les vérifications physiques, voire les simples vérifications cliniques, que comporte l’observation suivant le mode expérimental, sont même seules décisives. On ne peut après-coup, lorsqu’il est hors d’usage, que supposer la manière dont tel ou tel mécanisme a été perturbé.
En outre, il est une série de fonctions telles que celles du langage, de la préhension, do la statique, sur lesquelles ont plus spécialement porte nos recherches, dont l’étude pourtant nécessaire débords les laboratoires de physiologie. Etant plus ou moins le propre de l’homme, elles ne sont pas du ressort de la vérification expérimentale sur animal. Mais comme, hélas, elles sont justiciables de l’expérimentation aveugle et d’une virtuosité déroutante à laquelle se livre la maladie, et dont la pauvre humanité acquitte tous les frais, on peut fort bien les étudier en clinique et l’on ne peut les étudier que là.
auxiliaires de la physiologie. « Eludianl depuis de nombreuses années la physio- ^ lisphères, j’ai plus d’une fois .songé, écrivail-il, à me servir d pathologiques dans l’analyse des faits qui m’occupaient. En ré le relativement grossière par rapport à la finesse et à la comp é, méthode ayant comme moyen d’analyse, la destruction par 1 pouvait espérer avoir ainsi une décomposition plus nette et
du travail cérébral, une sénaration natholooiaue des diverses