‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 12 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE

Seule, la fonction d’excrétion urinaire a pu jusqu’ici être étudiée scientifiquement à l’état pathologique ; elle est communément désignée en clinique sous le nom de perméabilüé rénale. Les déviations morbides de la perméabilité rénale entraînent des effets sur l'organisme, et des effets sur la composition des urines. Les premiers engendrent les signes cliniques qui les expriment ; les seconds fournissent les méthodes techniques qui les dénoncent. Mes recherches ont porté sur les uns et sur les autres.

Méthodes d’exploration de la perméabilité rénale.

(No* 12, 16, 19, 21, 25. 27, 29, 50, 52.)

Ces méthodes appartiennent à deux catégories :

Les unes ont pour principe d’introduire dans l’organisme une substance dont on étudie ensuite le mode d’élimination; j’ai proposé de les appeler procédés d’exploration de la perméabilité expén-

Les autres procédés visent à déterminer l’état de la fonction excrétrice par l’étude des principes emportés physiologiquement par Turine; ils recherchent donc la. permêabiUlé vraie^ Parmi les pre-

méthylène, de MM. Achard et Castaigne. J’ai, au contraire, étudié la valeur et les résultats des différents procédés de la seconde catégorie, à savoir l’analyse chimique, l’analyse physique (densimétrie et cryoscopie), l’analyse toxique de l’urine.

accidents, s éliminent de la même manière (Lépine). Les f j’ai^observés, tant avec le cathétérisme urétéral que dans les conditions communes, témoignent qu’il y a sinon parallélisme rigoureux dans réliminalion de toutes les substances de Turine, du moins concordance relative entre l’épreuve du bleu et les diverses méthodes d’exploration de la perméabilité rénale.

Val'eüyséméiologique des diverses modalüés de l'élimination du bleu. ^ J’ai établi, avec M. Albarran, que la donnée la plus sûre, pour l’interprétation dés résultats, est l’intensité de l’élimination ; elle est facilement appréciable à la vue, qui permet une comparaison suffisante d’un cas à l’autre.

De môme, l’observation des faits cliniques ou expérimentaux

Nous avons vu aussi par l’examen histologique que le bleu se rencontre dans les diverses parties du rein, vaisseaux, glomérules, cl surtout cellules de Heidenhain.

possibilité de comparer ces deux éléments d’appréciation enlève à la recherche de la toxicité urinaire une partie de sa valeur comme modo d’exploration de la fonction excrétrice du rein.

Bousquet (*4ssoc. franç. d'Vrologie, 1899) d’appliquer la cryoscopie à la clinique urologique. Depuis, j’ai continué sur ce sujet des recherches nombreuses, qui m’ont conduit à instituer un procédé personnel et è contrôler la valeur des différentes méthodes cryosco-

associant le cathétérisme urétéral à la cryoscopie ; nous avons constaté que rabaissement du A est proportionné au degré d’imperméabilité rénale. Mais ce procédé n’est pas utilisable dans les conditions communes, pour les affections bilatérales des reins.

Méthode de Koranyi. — Celte méthode consiste à prendre, comme mesure de la fonction rénale, le rapport du A de l’urine au taux de celle-ci en chlorure de sodium. J’ai montré, après d’autres auteurs, que ce rapport à l’état normal ne présente aucune fixité; qu’il concède un trop grand rôle au chlorure de sodium, dont nous connaissons les variations d’élimination indépendantes de la perméabilité rénale; que celte valeur mesure plus l’activité circulatoire que l’aclivité sécrétoire du rein, si l’on tient compte des considérations mêmes qui ont porté Koranyi è l’adopter. De fait, cette méthode a été peu employée en France.

Méthode de Claude et Balthazard. — Ces auteurs ont institué une méthode, basée sur une théorie particulière de la sécrétion urinaire (théorie de Koranyi), et qui prétend mesurer séparément l’activité glomérulaire, l’aclivilé des épithéliums, et le travail utile de la perméabilité rénale.

J’ai rapporté des cas où les formules fournies par celle méthode sont d’une interprétation difficile, des cas où elles sont manifestement erronées; et j’ai montré que cela tient peut-être à ce que les formules, au lieu d’être établies chacune isolément par l’analyse directe de l’acte fonctionnel partiel qu’elles prétendent apprécier, sont déduites

riques, dont j’ai dénoncé quelques-unes des causes d’erreur auxquelles ils sont soumis. La signification môme de ces formules est sujette, d’après Claude et Balthazard, à des variations qui leur enlèvent singulièrement de leur précision apparente. Enfin, la conception de ces formules procède entièrement d’une hypothèse sur la physiologie du rein, dont la légitimité n’est rien moins que démontrée.

ble ; à peine modifiée, dans les cas légers, bénins, elle est d’autant plus diminuée qu’il s’agit de cas plus intenses, plus graves. Toutes les méthodes d’exploration s’accordent à témoigner dans ce sens. Lorsque l’imperméabilité rénale est très accusée, elle entraîne la pleiocrasie.

ALBUMINURIE ORTHOSTATIQUE

De deux cas étudiés, l’un nous a paru caractérisé par une imperméabilité rénale légère, l’autre par une perméabilité normale. Il semble bien, en effet, d’après les travaux récents, que l’orthostatisme puisse s’observer aussi bien au cours d’albuminuries sans néphrite qu’au cours d’albuminuries avec néphrite.

POLYURIE NERVEUSE

Chez trois malades, nous avons noté la conservation de la perméabilité rénale, par la méthode de Claude et Balthazard,quis’estmontrée plus fidèle que les autres dans ce cas particulier.

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