‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 1 sur 6 · DES TRAVAUX · texte numérisé non relu

DES TRAVAUX

M. L. TRASBOT

Travaux originaux

A la Société vétérinaire, j’ai communiqué, en 1867, une note sur l’examen microscopique du sang d’un cheval mort au dépôt des omnibus de Charenton, d’une affection dite typhoïde, et reconnue être telle par le vétérinaire qui avait donné des soins à cet animal.

Dans la séance du 9 novembre 1871, j’ai présenté une chienne de neuf ans, affectée de teigne faveuse généralisée. Dans l’histoire complète que j’ai pu en faire, car j'avais suivi la maladie depuis

son début, j’ai établi que la chienne qui en était atteinte fut contaminée par deux petits qu’elle allaitait, et qui avaient eux-mêmes sans doute reçu le germe de leur mal de rongeurs qu’elle leur apportait fréquemment dans la niche. Cette observation tire surtout son intérêt de sa singularité. C’est, en effet, le premier cas de cette affection parasitaire développée sur un. sujet adulte, homme ou brute.

Dans le Recueil de Médecine et de Chirurgie vétérinaires, dont j’ai été rédacteur-adjoint de 1866 à 1870, j’ai publié un certain nombre de mémoires et observations cliniques.

En 1864, j’ai rapporté une observation de calcul ayant causé la mort d'une jument de 4 ans, par obstruotion du côlon replié à sa terminaison. G’e£t un fait d’un assez grand intérêt clinique, en raison du jeune âge du sujet et de la masse considérable de la concrétion dont le diamètre était de 15 centimètres, et le poids de 1260 grammes.

Ce calcul était formé d’un noyau central et d’une couche extérieure de phosphate ammoniaco-magnésien, comprenant entre eux une zone intermédiaire composée d’aliments feutrés et très-condensés. La description de cette singulière production pathologique est suivie de quelques considérations générales sur ie traitement à tenter dans les circonstances analogues.

Dans la même année, j’ai fait l’étude anatomo-pathologique d’une paralysie causée par la présence d’une tumeur mélanique dans le canal rachidien d’un cheval qui nous fut conduit pour être

Cet animal était malade depuis deux mois, quand mon savant maître, M. H. Bouley, appelé en consultation, le déclara incurable et décida le propriétaire à l’envoyer à l’Ecole pour qu’il y fût abattu.

En 1865, sous l’inscription : Revue clinique de l'Ecole d’Alfort, j’ai publié deux observations de maladies de cœur chez le cheval.

La première a pour titro : Sydropêricarde-œdématié du poumon-, clou de rue, mort et autopsie-, c’est l’histoire d’uncheval, amené à la consultation pour y être traité d’un clou de rue pénétrant, et chez lequel la maladie qui détermina la mort, avait passé inaperçue aux yeux du propriétaire. A son arrivée, on coucha l’animal pour pratiquer sur lui sans retard l’opération réclamée par sa maladie de pied, mais quand il fut relevé après l’application d’un pansement et reconduit à sa demeure habituelle, il refusa absolument de manger. Trois jours après, il rentrait dans nos hôpitaux, où il succombait presque immédiatement pendant un accès de suffocation terminé rapidement par asphyxie.

Son autopsie fit découvrir un hydropéricarde considérable sans trace d’inflammation, avec œdème de la partie inférieure du pbumon.

C’est un des rares exemples d’hydropisie du péricarde constatés chez les solipèdes.

La seconde observation se rapporte à un cheval affecté d’une hypertrophie du cœur accompagnée d’une hydropisie du péricarde, qui mourut très-rapidement encore après une opération de pied. A l’autopsie de cet animal, dont la taille était au-dessous de la moyenne, on constata que le cœur, débarrassé de ses enveloppes et du sang qu’il contenait, pesait 6 kilogr, 565 gr.', poids énorme comparé à celui du sujet.

assez avancée. La plupart des faisceaux musculaires ne formaient plus que des cylindres de matière granuleuse dans lesquels on retrouvait seulement par places les traces de l’organisation primitive.

Ces deux observations sont suivies de quelques réflexions sur l’influence nuisible d’une excitation violente comme celle résultant d’une opération chirurgicale grave, dans les cas de maladie du cœur ou de ses enveloppes. Je.les ai rapprochées l’une de l’autre pour établir d’une façon aussi évidente que possible la relation de cause à effet entre la surexcitation et la mort dans de semblables circonstances;

En 1867, j’ai publié un mémoire intitulé : Recherches expérimentales e t cliniques sur ïaction de la belladone , la stramoine et la jusquiame.

Ce travail, de 38 pages in-octavo, comprend le résumé historique des opinions émises sur l’action des solanées vireuses; l’analyse de leurs effets physiologiques étudiés expérimentalement; la comparaison de ces effets sur les nerfs cérébro-spinaux et ganglionnaires; la détermination du mécanisme de leur production ; et enfin les applications thérapeutiques qu’il est permis d’en tirer.

Dans la discussion des phénomènes observés, j’ai montré que l’opinion anciennement admise, que la belladone dilate les sphincters, est complètement erronée; que c’est par une excitation des fibres rayonnées de l’iris décrites par M. Ch. Robin, et non par une action stupéûante'particulière comme on l’a si souvent répété,

Dans le chapitre des indications pratiques, j’ai proposé, à la suite d’observations répétées, quelques applications thérapeutiques nouvelles pour le traitement de certaines maladies inflammatoires de l’appareil respiratoire.

Ce travail, dont je n’indique ici que quelques-uns des points importants, est le résultat d’expériences nombreuses, et longuement étudiées, exécutées sur des chevaux et des chiens.

Tumeur purulente développée sur la vessie chez un cheval hongre; ouverture dans le canal de Vurèthre ; guérison.

après la mort d’un sujet, ne donne pas la certitude de la virulence de ce liquide. Telle était la deuxième déduction logique qui découlait évidemment de cette expérience.

Une pneumonie gangréneuse chez un cheval, avec complication de pleurésie et de septicémie.

Cette observation montre que, contrairement à l’opinion émise, il y a quelques années, par des auteurs de la plus grande notoriété, la gangrène du poumon peut, comme la gangrène traumatique, être la cause directe de l’empoisonnement septique. En effet, dans les deux cas, il y a un tissu mortifié et gorgé de liquide qui, au contact de l’air, se putréfie ét fournit | ( aux vaisseaux

le poison que ceux-ci puisent incessamment pour le répandre dans toute l’économie.

L’examen anatomique des tissus et des liquides, à l’œil nu et au microscope, ne permettait pas de conserver le moindre douta sur

Des tumeurs mélaniques du cheval.

Extrait d’un mémoire couronné par l’Académie de Médecine’, dans la séance du 10 décembre 1867, sur les diverses espèces de mélanoses, par M: V. Cornil et L. Trasbot.

. J’ai fait d’autre part une courte analyse du mémoire, laquelle en résume là partie essentiellement vétérinaire.

Lésion nouvelle observée à l'autopsie d'un cochon.

11 s’agit ici d’une truie ayant présenté pendant la vie des symptômes d’épilepsie. Elle fut déclarée incurable par mon maître M. Reynal, et, en raison de son embonpoint, sacrifiée pour la consommation.

A son autopsie, nous avons trouvé dans le poumon des lésions d’une forme toute spéciale. J’en ai fait l’étude histologique avec autant de soin qu’il m’a été possible, et j’ai cru devoir les rapprocher de celles de la tuberculose. Mais, n’oubliant pas cependant que, dans les sciences d’observation, il faut toujours se tenir en garde contre les inductions trop hâtives, je n’ai voulu présenter cette assimilation que sous une forme dubitative. Car l’exemple dont j’ai donné la relation étant unique, et quelques détails dans l’organisation du tissu pathologique étant différents de ce

qui existe dans la tuberculose humaine, il m’a paru prudent de ne pas formuler une conclusion définitive sur une question aussi considérable.

Dans le but de concourir à la solution du problème posé depuis si longtemps aux observateurs vétérinaires, savoir : la détermination essentielle de l’affection désignée sous le nom de fièvre typhoïde du cheval, j’ai relaté un exemple d » pneumonie avec altération du sang, ayant occasionné la mort. Inoculation du sang à un lapin et à un cheval immédiatement après la mort du sujet. Résultat

Laissant de côté un instant les opinions émises, et me défendant de toute idée préconçue, je me suis attaché surtout, en recueillant cette observation, à constater la forme exacte des symptômes et

précède l’anesthésie.

Le but ee court mémoire, résumé d’expériences nombreuses, est d’établir que l’asphyxie ne contribue nullement à produire de l’anesthésie dans l’éthérisation et la chloroformisation.

La présence de ces agents, dans le sang, n’en chasse nullement l’oxygène qui s’y trouve en dissolution. Ils l’y conservent même indirectement en plus grande quantité qu’à l’état normal en diminuant la combustion périphérique.. .

D'autre part, j’ai constaté par les expériences indiquées dans le travail dont il s’agit, que, contrairement à l’opinion exprimée par M. Bert dans son cours -de physiologie expérimentale au Collège de France, l’agitation du sujet, avant le collapsus, est due à une excitation générale de tout le système nerveux, et non à l’action locale de la vapeur d’éther ou de chloroforme sur la conjonctive et

Note sur l’emploi dü café dans la maladie des chiens.

Dans une série d’expériences faites à cette intention, je me suis assuré qu’il excite la digestion et la nutrition et active l’élimination des produits de déchet, en raison de son action diurétique puissante, double action qui le rend éminemment propre à combattre l’épuisement accompagnant certaines formes de la maladie des

En 1869. — Observation de paralysie déterminée par un abcès développé à la base du cervelet à la suite d'une angine laryngée chez un cheval. C’est là un fait unique et que j’ai cru utile d’enregistrer.

Mémoire ayant pour titre : Quelques observations de tumeurs.

Le premier chapitre de ce travail est le résumé historique de-la question depuis l’origine de la médecine vétérinaire. Dans un rapide exposé des travaux publiés jusqu’à nos jours, j’ai cherché à montrer les phases diverses par lesquelles a successivement passé cette branche de la médecine des animaux.

Les chapitres suivants sont consacrés à l’étude anatomo-pathologique et clinique de plusieurs groupes de tumeurs. Suivant la classification admise aujourd’hui, je les ai distinguées en genres et en espèces. Entête de chaque série d’observations, j’ai placé une description anatomique résumée du genre et des espèces qu’il renferme.

Une étude générale du genre carcinome précède trois observations de squirrhe généralisé chez le chien.

Dans la première, la tumeur primitive existait à l’anus, et des tumeurs secondaires multiples furent rencontrées dans le poumon et les ganglions bronchiques. -

La deuxième a pour sujet un chien chez lequel des tumeurs multiples existaient à la région sous-lombaire et dans le tissu même des reins. Ces dernières occasionnèrent une albuminurie abondante et rapidement mortelle.

Dans la troisième observation, des tumeurs secondaires occupaient tous les viscères et particulièrement le foie. Il se produisit un ictère grave qui causa la mort au bout de quelques jours.

Pour remplir le cadre des carcinomes, dont la présence n’a été constatée jusqu’à présent que chez nos petits animaux, j’ai ajouté aux trois exemples indiqués plus haut une description anatomique générale des autres espèces et variétés qu’il peut être donné à l’observateur de rencontrer.

Un chapitre suivant traite des tumeurs à base d’épithélium. Il comprend les cancroïdes nommés aujourd’hui épithéliomes, les papillomes ou verrues, les adénomes et les kystes ou cystomes pourvus à l’intérieur d’un revêtement épithélial.

Commençant par une énumération des caractères du cancroïde, ce chapitre est en grande partie rempli par une observation ayant pour titre : « Epithéliome pavimenteux lobulé, avec globes épidermiques, développé dans la voûte palatine et le maxillaire gauche supérieur, et largement ulcéré dans le fond de la bouche, chez un cheval, mort accidentellement d’une fracture de la colonne vertébrale. »

Cette observation m’a fourni l’occasion de suivre dans toute leur évolution les processus d’accroissement et d’ulcération du cancroïde.

En 1870, j’ai complété ce travail par un second mémoire sur les autres tumeurs essentiellement formées de cellules épithéliales. 11 contient : une observation de tumeur cornée volumineuse, déve-

loppée sur le genou d’une vache, et une description générale des papillomes muqueux.

Cette dernière partie est le résumé d’un très-grand nombre de faits cliniques qui, en raison de leur peu de gravité, ne m’ont pas semblé devoir être relatés en particulier.

Un troisième mémoire, inséré dansle numéro de mai, commence par la détermination et la définition du genre sarcome et l’exposé des caractères cliniques et histologiques qui lui sont propres.

11 renferme ensuite deux observations particulières de sarcome médullaire généralisé sur des chevaux.

L’ensemble de ces travaux, d’environ 18Û pages, et interrompu. alors par des circonstances particulières que je n’ai pas besoin d’indiquer ici, ne renferme qu’une faible, partie des documents que j’ai rassemblés sur l’organisation des différentes, néoplasies de nos animaux domestiques.

Observation de paraplégie aiguë, due à une congestion de la moelle épinière à son renflement lombaire chez le cheval.

Dans l’étude de ce fait clinique, je me suis plus particulièrement attaché à l’analyse minutieuse des lésions anatomiques. Par un examen microscopique complet, j’ai pu en saisir la forme essentielleet au moins fournir une donnée exacte sur la nature intime de la paraplégie du cheval.

Ne voulant pas formuler un jugement hâtif; opposé à l’opinion d’hommes d’une grande notoriété, je me suis contenté de faire un récit fidèle et débarrassé de tout commentaire de ce que j'avaisconstaté.

En 1865, en collaboration avec M. le Dt Oomil, nous avons communiqué à la Société de biologie le résultat d’études anatomiques que nous avions faites sur les pneumonies du cheval et du chien, développées dans les conditions ordinaires, ou déterminées expérimentalement.

Nous avons montré que, dans la pneumonie lobaire du cheval arrivée à la période d’hépatisation, les alvéoles pulmonaires, qui dans cette espèce ont de G mm ,200. à 0 mm ,300 de diamètre, sont comme les dernières divisions bronchiques, remplis de leucocytes emprisonnés dans un eoagulum de plasmine concrète ; que ces leucocytes, beaucoup plus petits en général chez le cheval que chez toutes les autres espèces domestiques et chez l’homme, ne mesurent que 0“ m ,005 à 0“ m ,007 environ de diamètre.

De plus, nous avons constaté qu’il existe une dilatation considérable des vaisseaux capillaires du poumon, dont quelques-uns sont complètement obstrués par le sang coagulé dans leur intérieur, mais que les cloisons intervésieulaires n’ont subi aucune altération appréciable, et ne sont pas le siège de l’infiltration séreuse signalée à priori par plusieurs auteurs.

Ces détails d’anatomie microscopique n’avaient pas encore été indiqués en médecine vétérinaire. Ils ont établi l’identité'de la pneumonie franche du cheval et de la pneumonie lobaire fibrineuse ou croupale de l’homme.

Les seules différences qui puissent être remarquées dépendent exclusivement des dimensions moindres de lobules pulmonaires et des éléments anatomiques dans l’espèce équine dont les tissus plus denses et d’une texture plus fine, sont disposés pour fonctionner plus activement. ,

Chez le chien, les lésions sont identiquement les mêmes. Les

seules diflérences qui puissent être observées dépendent de la largeur des alvéoles et du volume des éléments anatomiques. Dans l’espèce canine, en effet, les leucocytes et les globules rouges du sang mesurent, les premiers de 0 mm ,009 à 0 mm ,012, et les hématies de 0" m ,007 à O”" 1 ,008. Ils tiennent le milieu par conséquent entre ceux de l’homme et ceux du cheval.

Ces faits établis, il nous a paru très-intéressant de suivre le développement de l’inflammation du poumon dans ces différentes formes, en la provoquant artificiellement.

En injectant de l’essence de térébenthine dans les bronches d’un chien, nous avons vu se former des pneumonies lobulaires, présentant tous les caractères histologiques de celles rencontrées chez l’homme et chez le cheval dans divers états pathologiques.

Par l’introduction dans la jugulaire de corps solides inertes, comme des graines de choux, que le sang entraînait immédiatement dans le poumon, où elles s’arrêtaient en obstruant les dernières divisions artérielles, nous avons déterminé la production de petits foyers purulents, identiques à ceux qui sont dus à la présence des embolies.

Toutes Ces expériences nous ont permis, en sacrifiant les sujets après dix ou douze heures, un ou plusieurs jours, de suivre la marche de l’inflammation depuis l’irritation pathologique jusqu’aux terminaisons par la suppuration et par la gangrène.

Dans la même année, nous avons encore, M. le D r Comil et moi, présenté à la même Société des pièces anatomiques de la morve du cheval, dont l’étude histologique nous a révélé l’organisation

En- 1817, Dupuy, dans son mémoire intitulé : « De l’affection

tuberculeuse vulgairement appelée morve, » avait identifié cette maladie générale à la tuberculose de l’homme.

Son opinion, assez généralement acceptée d’abord, bien que fondée seulement sur la ressemblance extérieure et imparfaite des productions morbides examinées à l’œil nu, fut bientôt abandonnée.

Les observations faites de la communication directe de la morve à l’homme montrèrent combien l’assimilation dont il s’agit était peu justifiée.

Ici en effet, la morve se présentait sous un apect entièrement différent de celui que revêt la tuberculose.

Aussi ne songeait-on plus à chercher l’identité de ces diathèses, et l’opinion exprimée par MM. Rodet et Delafond, que la morve était une inflammation spéciale de l’appareil lymphatique, étaitelle incontestée, quand M. Virchow, en 18SS, et M. Leisering, dix ans plus tard, rapprochèrent de nouveau la morve de la tuberculose. Ils renouvelèrent, en s’appuyant sur des caractères microscopiques des lésions, l’idée de la similitude émise un peu a priori par Dupuy, et abandonnée depuis longtemps.

Pour M. Virchow et son école, les granulations morveuses et tuberculeuses ont cela de commun, (ju’elles naissent aux dépens d’une prolifération des noyaux du tissu conjonctif; qu’elles sont formées de noyaux et de petites cellules identiques par leurs formes et leurs dimensions, situées au milieu des fibres élastiques et lamineuses du tissu où elles ont pris naissance; les nodules ou petites tumeurs, en se réunissant, en constituent de plus grosses ; les éléments de leur centre s’infiltrent de fines granulations, s’atrophient, et passent à la dégénérescence caséeuse jaunâtre, qui est la fin commune aux granulations morveuses et tuberculeuses.

La question en était là, et la théorie germaniqne paraissait devoir être unanimement acceptée en France, lorsque les expériences de M. Villemin sur l’inoculation de la tuberculose vinrent donner

un intérêt nouveau à ,la question. L’examen d’un grand nombre de pièces nous a donné la preuve matérielle que l’identité des deux maladies est complètement illusoire.

A l’aide de.préparations, nous avons montré :

i» Que si les éléments anatomiques sont semblables dans les deux cas, leur arrangement est très-différent ;

2° Que les tubercules morveux ont toujours à peu près le même volume et Testent séparés, sans jamais se réunir en masses plus ou moins grosses, continues et de formes extrêmement variées, qui caractérisent les productions tuberculeuses ;

3° Que les nodules morveux se développent dans la muqueuse nasale comme dans le poumon, et qu’ils y présentent la même structure avant leur ulcération;

4° Que les caractères tirés dés formes et du diamètre des éléments ne sont pas les seuls à prendre en considération puisqu’on les retrouve dans les gommes syphilitiques et certains sarcomes du

5° Que l’analyse microscopique des. tissus à laquelle les Allemands rapportent tout, ne peut résoudre qu’une partie plus ou moins considérable du problème, mais non le problème entier, et que l’observation clinique doit toujours entrer en ligne de compte pour déterminer les caractères physiologiques d’une maladie.

Depuis cette époque, j’ai continué seul l’étude histologique des lésions de la morve, et je me suis assuré que le fait fondamental, la dimension des cellules, sur lequel MM. Virchow et Leisering croyaient pouvoir établir l’identité anatomique de la tuberculose et de la morve, n’est pas entièrement exact. En effet, dans les granulations morveuses récentes, en voie de développement ou complètement développées, mais n’ayant pas éprouvé la dégénérescence granulo-graisseuse, les cellules ne différent pas d’une

■façon appréciable, par kur volume,, des leucocytes ordinaires du cheval.

M. Reynal a bien voulu reproduire un résumé dis ces travaux divers,, dans l’arfcle morve dm son Traité de police sanitaire..

Ainsi, quoi qu’en ait. dit IL Leisering, la morve diHère essentielr lememt de la tuberculose, non-seulement, par sa forme clinique, mais aussi par- sa forme anatomique.

Telle est la proposition que. nous avons essayé de prouver dans plusieurs communications verbales que nous avons faites devant la Société de Biologie, et qui m’a paru de plus en plus exacte, à mesure que j’ai acquis une connaissance plus profonde et plus complète des lésions délia morve..

En 1866, en collaboration avec M. le D' Cormil, nous avons communiqué à la Société de Biologie, les résultats d’études anatomo-pathologiques, faites .à l’œil nu et au misero-copa, des. lésions de la phthisie bovine.

A l’aide de pièces anatomiques et de préparations microscoipiques, nous avons montré que cette affection, assimilée par plusieurs auteurs à la tuberculose de- l’homme, en diffère notablement au point de vue anatomique. Toutes les tumeurs qui la caractérisent sont formées de cellules fibrœplastiques disposées en faisceaux tourbillonnés et entrecroisés irrégulièrement, et d’une substance fondamentale peu abondante et fihrillaire. Quand les. masses sont jeunes, cette disposition est facile à saisir j plus tard,, le dépôt de sels calcaires, qui s’est, opérédans les éléments, peut dissimuler plus oui moins la disposition anatomique et la rendre difficile à saisir. Quant aux cavernes purulentes ou caséeuses, nous avons constaté qu’elles se. forment par deux mécanismes différents. Les. foyers purulents, plus ou moins spacieux d’ailleurs, qui communiquent avec

les bronches, ne sont qu’un diverticulum de la muqueuse bronchique, repoussée graduellement dans le tissu conjonctif voisin par le produit qu’elle sécrète. La présence d’un épithélium cylindrique à cils vibratils, à la surface de la membrane revêtant ces cavités ne permet de conserver aucun doute à cet égard.

Les vomiques creusées dans la masse des tumeurs sont au contraire le résultat de la transformation granulo-graisseuse et du ramollissement caséeux du Centre de la néoplasie, qui ne conservent plus alors aucune trace de l’organisation primitive.

Ainsi la phthisie des bêtes bovines est histologiquement une néoplasie essentiellement distincte de la tuberculose humaine. Elle présente dans les bronches les caractères de l’inflammation chronique, et dans les tumeurs des plèvres ou du poumon, ceux des sarcomes fasciculés simples, calcifiés, pu ayant éprouvé le ramollissement caséeux.

Tous les détails que je viens de résumer aussi brièvement que possible, doivent donc éloigner toute idée d’une identification tentée récemment encore par des hommes d’une grande notoriété entre ces deux maladies de même nom, mais cependant distinctes, malgré leur, analogie apparente.

En 1867, nous avons présenté à l’Aacadémie de médecine, en réponse à la question suivante : Des différentes espèces demélanoses, posée comme sujet de concours pour le prix Portai, un mémoire que la savante Société a couronné (1).

Ce travail qui comprend 104 pages grand in -quarto, contient: 1° un ensemble de la question dans lequel les travaux des méde-

cins et des vétérinaires sont sommairement analysés; 2° un chapitre intitulé : Définition, division du sujet, qui traite des considérations générales sur les différents mécanismes de la production du pigment d’après les travaux récents de Virchow, Ch. Robin et Verdeil, KôUiker, Frerichs, Mèckel, Heschl, Plauer, Greisinger, Billroth, Richardson, Andral, Tardieu, Koschlakoff, Traube, Villaret, Fournier, Crocq, Kuborn, etc., dans les tissus normaux et pathologiques, la gangrène, les hémorrhagies insterstitielles, l’anthracosis, etc., etc. ; 3° Un dernier chapitre, ayant pour titre : De la mêlunose vraie, traite en premier lieu du produit désigné par MM. Ch. Robin et Verdeil sous le nom de mélanine, et des tissus mélaniques à l’état normal, particulièrement du corps muqueux de Malpighi et de la choroïde chez l'homme et les différents animaux domestiques; enfin il contient l’étude clinique et anatomique de toutes les tumeurs mélaniques. Nous conformant à la nomenclature généralement acceptée* nous nommons ces tumeurs mélanomes et les divisons en trois espèces : mélanomes simples, ou fibromes mélaniques, sarcomes mélaniques et carcinomes mélaniques. C’est là, à proprement parler, la partie essentielle de notre travail. Elle est divisée en deux sections principales, consacrées l’une aux tumeurs mélaniques de l’homme, l’autre à celle du cheval.

Dans la première nous avons fait, à propos de chaque espèce, une description des caractères anatomiques et histologiques, suivie de quelques observations particulières des différentes formes de tumeurs.

Dans la seconde, nous avons décrit les deux espèces qu’il nous a été donné, jusqu’à présent, d’étudier chez les solipèdes, savoir : les fibromes et les sarcomes mélaniques.

Peut-être trouvera-t-on chez eux la troisième espèce observée sur l’homme ; mais, jusqu’à présent, aucun exemple n’en a été relaté. Il est même fort improbable qu’on en rencontre fréquemment,

car, d’après nos recherches personnelles, toutes les tumeurs généralisées et connues, au point de vue clinique, sous le nom de cancer du cheval, seraient des variétés de sarcomes.

Après l’étude des fibromes et sarcomes mélaniques du cheval, nous avons rapporté plusieurs exemples recueillis par nous, et un tableau synoptique résumant 37 observations publiées dans différents ouvrages ou encore inédites, et nous appartenant en propre.

Dans ce mémoire, nous avons rassemblé les différents faits, épars dans la science, établissant que les tumeurs mélaniques de l’homme peuvent appartenir à plusieurs espèces, dont elles ne constituent que des variétés caractérisées par la présence du pigment..

Aux travaux déjà connus, nous avons ajouté les nôtres et déduit de l’ensemble une classification anatomique des mélanoses.

D’autre part, nous avons les premiers reconnu deux espèces de mélanoses chez le cheval, et indiqué la différence fondamentale qui existe entre elles au point de vue du pronostic.

Le fibrome restant, en effet, toujours une affection locale ; le sarcome, au contraire, se généralisant infailliblement tôt ou tard.

En 1869, j’ai présenté à la Société de Biologie un chat chez lequel, à la suite d’une contusion sur la cuisse gauche, il se produisit d’abord une claudication très-intense, puis une atrophie de plus en plus accusée' de tous les muscles du membre, et enfin, au bout de quinze à vingt jours, des accès épileptiques, que l’on pouvait déterminer à volonté.

L’animal présentait une zone épileptogène comprenant la moitié gauche de la tête et de l’encolure jusqu’au bord antérieur de l’épaule. Il suffisait de lui gratter ou de lui pincer la peau de ces

régions pour provoquer immédiatement les convulsions épileptiques les plus complètes.

Je l’ai gardé longtemps et, quand j’en fis l’autopsie, je trouvai une atrophie très-avancés de tous les muscles du membre paralysé et une altération très-remarquable du plexus sciatique. En dehors du canal rachidien, les cordons nerveux n’avaient éprouvé qu’une atrophie incomplète. Quelques fibres étaient conservées intactes, d’autres étaient entièrement dégénérées. Dans le canal rachi- 1 dien les racines antérieures présentaient leurs caractères normaux, tandis que les postérieures ou supérieures étaient réduites à deminces filets grisâtres, dans lesquels on ne trouvait plus que les gaines de substance conjonctive, L’atrophie existait même, mais à un moindre degré, dans le cordon supérieur gauche de la moelle, -jusqu’à la partie antérieure de la région lombaire; là, il reprenait le. même volume que celui .du côté Opposé. Cette observation a établi la possibilité du développement accidentel des affections produites expérimentalement par Brown-Séquard, sur un grand nombre d’animaux.

Et, comme les expériences de ce savant physiologiste, elle semble indiquer que l’épilepsie doit se rattacher à une-altération anatomique des organes de la sensibilité.

En 1876 j’ai publié, dans les Archives vétérinaires de iEcole d’Alfort, un mémoire Sur lanatomie, la physiologie pathologique et le traitement de ianasarque essentielle du cheval ft. I, p. 1 et 35).

Après avoir fait une analyse microscopique rigoureuse des altérations primitives de cette affection, j’ai cherché à établir qu'elle consistait d’abord essentiellement en une paralysie des vaisseaux capillaires superficiels, et que les accidents ultérieurs, inflamma-

Angiômes caverneux multiples développés dans le foie d’un cheval;

déchirure de l’une des tumeurs ; hémorrhagie mortelle accomplie dans

l’abdomen (t. I, p. 241).

Cette observation contient, après un résumé historique de la question en médecine humaine et en vétérinaire, la description anatomique et his'tologique des tumeurs.

Elle se termine enfin, par quelques considérations sur la physiologie pathologique de ces productions.

A ce propos j’ai fait remarquer que contrairement à l’opinionexprimée par M. Virchow, les angiomes caverneux peuvent se déchirer et donner une hémorrhagie rapidement mortelle.

Extirpation d'une énorme tumeur mélanique en avant de l’épaule, sous le muscle mastoïdo-huméral d’un cheval (t. I, p. 281).

Ce qui m’a surtout paru digne d’être consigné dans cette circonstance, c’est la cicatrisation rapide de la plaie résultant d’une opération par laquelle j’avais extirpé, à une grande .profondeur, une masse ovoïde dont le contour était de 0“,64 et le poids de 2 kilogr. 450 gr.

Après avoir incisé sur une longueur de0“,28à 0",30 centimètres la peau, et le muscle mastoïdo-huméral dans toute son épaisseur, afin de mettre la tumeur à découvert, j’ai obtenu l’énucléation de celle-ci en dilacérant avec un instrument mousse les tissus con jonctif et musculaire qui l’environnaient.

Grâce à ce procédé opératoire, j’ai pu éviter une hémorrhagie abondante dans une région cependant très-vasculaire.

. Au bout de quelques semaines, l’animal qui depuis longtemps ne pouvait plus porter le collier, reprenait son service habituel.

Stérilité innée et absolue, sans impuissance chez un taureau (t. J, p. 428).

Cet animal, qui exécutait facilement un accouplement régulier, avait, malgré son infécondité, des testicules parfaitement ordinaires quant au volume et à la forme.

Par un examen, microscopique du sperme d’abord, et du tissu testiculaire après l’abattage du sujet, j’ai constaté que la substance propre des testicules avait subi la dégénérescence graisseuse, bien que le stroma eût conservé à ces organes la forme extérieure, le volume et même la consistance physiologiques.

De l'ictbre en général et de celui du chien en particulier (t. I, p. 441, 487, 526 et 566).

Ce mémoire comprend d’abord 17 observations avec autopsies, recueillies sur le chien. Il contient ensuite une description générale dans laquelle sont successivement étudiées : l’étiologie, la symptomatologie, l’anatomie, la physiologie pathologiques, et enfin le traitement de l’ictère essentiel.

Dans les paragraphes consacrés à l’anatomie et à la physiologie pathologiques, je me suis attaché surtout à réfuter une erreur fortement accréditée en vétérinaire, savoir : que l’ictère serait essen-

stase biliaire.,

Ce travail, de 50 pages i : n-8°, comprend enfin dans le paragraphe relatif au traitement, la confirmation, tirée d’observations nombreuses, que les moyens rationnels pour en favoriser la réso- ' lotion doivent avoir pour but d’exciter doucement les sécrétions de l’intestin et des reins.

Expériences sur l’action du xanthium spinosum (t. I, p. 463 et 681).

En collaboration avec M. Nocàrd, nous avons fait une série d’expériences sur l’action du xanthium spinosum.

M. le D r Grzymala venait d’affirmer que cette plante, administrée après la morsure d’un chien enragé, prévenait sûrement le développement de la maladie.

Nous avons inoculé 11 chiens, dont 4 adultes et 7 âgés de un mois, avec de la salive d’un chien enragé. Ces 11 animaux'ont été divisés en deux groupes. Le premier comprenant 2 ; chiens adultes et 4 petits. Ceux-ci ont reçu du xanthium aux doses et suivant les indications de M. le D' Grzymala. Au bout de 13 jours, malgré le traitement, l’un des chiens adultes a été pris de la rage, et a mordu avec fureur son compagnon. Tous les autres, ceux qui étaient sou-

mis à la médication ainsi que les cinq que nous avions gardés comme terme de comparaison, ne présentaient encore rien d’anormal. Plus tard, plusieurs sont morts de la rage dans l’un et l’autre groupe.

Ces expériences nous ont fourni la démonstration absolue que le xanthium n’a aucune action, comme préservatif de la rage.

Quelques documents sur l’irrigation continue comme moyen de traitement de certaines affections chirurgicaleeit. I, p. 641, et 684 ; t. II, p. 4, 60,97,128 et 167).

, Un premier chapitre de ce mémoire est consacré à l’historique de la question. Il comprend l’indication des travaux publiés sur le sujet, la description sommaire des divers procédés imaginés pour réaliser une irrigation continue sur les plaies, et enfin celle de l’appareil en usage dans notre hôpital, ainsi que les modifications économiques qu’il serait possible de lui faire subir pour le rendre moins coûteux et mieux approprié par conséquent aux conditions ordinaires de la pratique.

Le chapitre suivant est cqmposé de quatorze observations dans lesquelles l’irrigation a fait obtenir la guérison d’affections chirurgicales des plus graves, telles que : nécroses des tendons, ligaments articulaires, ouvertures d'articulations, fracture de l’os du pied, nécrose du ligament sus-épineux cervical, etc.

Dans la dernière partie j’ai résumé les règles relatives : à la température de l’eau, qu’il est préférable d’employer, à la quantité qui doit en être dépensée d’après la vitesse du courant et le diamètre du tube irrigateur, et enfin à la durée du traitement,

Entérite pseudo-membraneuse chez le cheval, (t. II, p. 371).

Le fait le plus intéressant de cette observation est la présence dans l’intestin grêle d’une lésion dont aucun exemple n’avait encore été signalé en vétérinaire. Un véritable exsudât diphthéritique s’était produit dans des points nombreux. Par un examen anatomique minutieux, j’ai constaté qu’il présentait une analogie frappante avec celui du croup.

Epithélioma lobulé ayant envahi la muqueuse buccale, le maxillaire supérieur et les sinus du côté droit chez un cheval (t. II, p. 401).

C’est la relation d’un fait clinique intéressant par sa rareté et par là démonstration qu’il fournit de la nécessité où on est parfois de sacrifier certains animaux affectés d’une maladie toute locale, mais qui leur enlève l'aptitude au travail.

Expérience sur l'action du sulfate de cuivre administré à l’intérieur (t. II, p. 441).’

Relation d’une série d’expériences, dont quelques-unes faites sur des chiens et des chevaux. Dans ces expériences, j’ai constaté que le sulfate de cuivre administré au chien provoque immédiatement le vomissement. Administré au cheval, à petite dose, il ne produit aucun effet appréciable, tandis qu'à dose massive il fait naître des symptômes généraux d’empoisonne-

ment. L’un des sujets sacrifiés au bout de deux jours après avoir pris 40 gr. du sel en trois fois, avait la muqueuse de l’estomac vivement enflammée. L’autre, qui avaitpris 40 gr. de la même substance en une seule fois, a succombé au bout de six jours, après avoir présenté des signes évidents mais intermittents d'empoisonnement, et le dernier jooe, de3 vomissements très-abondants.

A son autopsie, j’ai trouvé, avec une vive inflammation de la muqueuse stomacale, un relâchement très-large du cardia, expliquantle phénomène de vomissement normalement impossible chez le cheval.

Ces expériences prouvent que le sulfate de cuivre à doses massives peut être toxique pour les animaux qui ne vomissentpas.

Boiterie à siège inconnu des membres antérieurs cher les chevaux nouvellement en service (i. II, p. 492 et 573).

Dans ce mémoire, résumé d’observations très-nombreuses, réunies en cinq années, j’ai cberché à prouver que la plupart des claudicationsàsiégeinconnu, quel’onobservesurleschevauxnouvellement importés dans les villes, sont causées par un état inflammatoire. des ligaments interosseux unissant les métacarpiens rudimentaires à l’os principal du canon ; et que les applications de topiques résolutifs ou l’application du feu sur la région, les guérissent presque toujours très-rapidement.

De la synovite rhumatismale compliquant la pneumonie et la pleurésie aiguë du cheval (t. II, p. 521 et 564).

Dans ce mémoire, j’ai surtout cherché à éclairer la pathogénie si obscure de cette affection, décrite pour la première fois par Bouley

Des considérations physiologiques que j’ai présentées, j’ai essayé de déduire les traitements préservatifs et curatifs qu’il convient de lui opposer.

En citant d’assez nombreuses observations, j’ài fait ressortir les avantages réels que peut procurer à ce double point de vue la médication dépurative obtenue par l’administration des diurétiques.

Immobilité causée par deux tumeurs fibreuses remplissant les ventricules latéraux du cerveau chee un cheval (t. Il, p. 681).

A l’occasion de ce fait, j’en ai rappelé un certain nombre d’autres déjà consignés dans les annales vétérinaires, et qui tous tendent à corroborer une opinion émise par Magendie, que l’immobilité serait l’effet de là compression exercée sur lés parois des ventricules latéraux du cerveau.

Hémiplégie droite, causée par une inflammation très-vive du plexus

choroïde accompagnée d’une forte compression des pédoncules cérébelleux du côté gauche (t. Il, p. 721).

Après avoir rappelé à cette occasion les travaux de Flourens, Rolando, Magendie, Pourfour du Petit et Longet, sur l’action des pédoncules cérébelleux, j’ai cherché dans une analyse détaillée des lésions, l’explication physiologique de tous les symptômes observés avant la mort.

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