‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 14 sur 21 · INSECTES · texte numérisé non relu

INSECTES

Nouvelles recherches sur l’excrétion et la phagocytose chez les Thysanoures. (Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1908.4'série, Tr 8, p. 471.)

PHALANGIDES

Sur l’existence d’organes phagocytaires chez les Phalangides. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 14 décembre 1908. T. 55, p. ié88.)

Au cours de mes recherches, j’ai constaté que, suivant les groupes, les éléments phagocytaires sont représentés par :

I" Des cellules mobiles ; les globules sanguins (mkrophages) ; 2» des cellules fixes : cellules conjonctives (macrophages) qui peuvent être isolées (nlphrophagocytes) ou manifestement disposées de telle sorte qu’elles constituent un véritable organe (organe phagocytaire).

Les espèces possédant des cellules fixes phagocytaires présen-

3» OROANES PHAGOCYTAIRES

J’ai trouvé des organes phagocytaires chez les Gammarides, les Diplopodes et les Phalangides. J’ai également étudié les mêmes organes chez les Thysanoures qui en possèdent.

Gammarides. — Les Gammarides et les Décapodes sont les seuls Crustacés pourvus d’un organe phagocytaire.

L’organe phagocytaire des Gammarides, comme celui découvert chez les Décapodes par M. Cuènot, est facile à mettre en évidence sur la dissection d’un Talitre ou d’un Gammarus auquel on

on a injecté dans la cavité générale une petite quantité d’encre de Chine. En effet, après avoir rejeté les téguments de la face ventrale, on aperçoit la face inférieure des cæcums hépatiques (PL i, fig. 8),

chés. J’en ai conclu que les organes étudiés sont des organes de perfectionnement d’apparition récente qui ont accaparé, en grande partie, comme l’expérience le démontre, le rôle phagocytaire des néphrophagocytfs. Leur présence dans les deux groupes cités doit être envisagée comme un cas de convergence.

Diplopodes. — J’ai découvert des organes phagocytaires dans les trois familles étudiées (Glomérides, Iulides, Polydes-

des relations avec le sinus périnervien, mais les cellules phagocytaires qui sont, comme chez les Gloméris, disposées latéralement à la partie inférieure du septum sus-nervien, s’étendent, de plus, sur les faces latérales et peuvent même atteindre la masse adipeuse ventrale.

Type Polydesme. — L’organe phagocytaire des Polydesmes ne présente plus de relation avec le sinus périnervien. Les cellules phagocytaires fixes forment, dans toute la longueur du corps, dans les régions intermédiaires entre deux anneaux consécutifs, des amas symétriques isolés qui reposent sur les masses latéro-dorsales du tissu adipeux. Les cellules phagocytaires sont portées sur des fibrilles qui vont s’insérer, d’une part, dans les masses adipeuses avoisinant le cœur et, d’autre part, contre la portion externe du septum sus-

Phalangides. — Chez les Phalangides, il existe trois paires d’organes lympho-phagocyiaires qui sont situées à la face ventrale et disposées symétriquement de chaque côté du corps ; les deux premières paires sont placées dans la région intermédiaire entre le thorax et l'abdomen, la troisième, au milieu de la région abdominale. Les organes considérés présentent une forme piriforme plus ou moins allongée; ils sont eu relation directe avec le système nerveux; ils se trouvent, en effet, traversés chacun, dans leur grande longueur.

Primitivement, j’avais considéré les organes étudiés comme des organes purement phagocytaires; depuis, mon opinion a changé au sujet de leur signification physiologique. Des études récentes m’ont permis de reconnaître que ces organes pré.sentaient une structure histologique compliquée, qui me semble devoir être rapprochée de celle de la glande de Blanchard, des Scorpions.

En effet, je retrouve, indépendamment de jeunes cellules en voie de mitose et desquelles semblent procéder les jeunes globules sanguins, des cellules à divers stades de leur évolution et dont l’état adulte est caractérisé par la présence, dans le corps cellulaire, de nombreuses et grosses granulations basophiles, et enfin des cellules phagocytaires. Cette structure histologique justifie l’appellation d’organes lympho-phagocytaires que je donne maintenant à ces

Mécanisme de l’Élimination.

La coloration vitale des leucocytes doit avoir une signification physiologique. En collaboration avec M. L. Spillmann. {Comptes rendus de ÏAcadimie des Sciences, 3 janvier 1911. T. 152, p. 51.)

Sur le rôle éliminateur des leucocytes. En collaboration avecM. L. Spillmann. {Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 16 janvier 1911. T. 152. p. 154.)

Contribution à l’étude de la fonction éliminatrice des ieucocytes. En collaboration avec M. L. Spillmann. {Bulletin de la Société des Sciences de Nancy. 1911. T. 12, p. 5.)

Le leucocyte éiimiuateur en physiologie et en pathologie.

{Thèse de Doctorat de la Faculté de Médecine de Nancy, ipii.)

Nous avons reconnu que chez le Lapin, la Grenouille et l’Écrevisse, l’élimination des liquides colorés (solution de carmin ammoniacal ou de bleu de méthylène) s’effectuait en plusieurs phases qui

1° Leur fixation par certames formes de leucocytes {‘Phase de fixation) ;

2” Leur transport par les éléments figurés {Phase de transport) ;

3” Leur décharge dans les organes d’excrétion, reins clos ou ouverts {Phase d’excrétion).

En comprenant ainsi l’élimination, l’excrétion telle qu’on la considère habituellement n’est plus que la dernière phase de la défense de l’individu vis-à-vis des substances liquides étrangères à l’organisme.

Si nous avons constaté, avec certitude,que les leucocytes possèdent un rôle éliminateur, il est cependant nécessaire de faire la remarque suivante : c’est que nous n’avons pas dit que les organes d’excrétion ouverts ou clos n’étaient pas susceptibles de soutirer directement des milieux de l’organisme, les substances liquides à

Je rapporte succinctement quelques détails sur les caractères des phases successives des phénomènes d’élimination.

1° Phase de fixation. — De nombreuses expériences témoignent du rôle fixateur que jouent les globules vis-à-vis de corps

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