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REINS

Mes études sur les reins portent exclusivement sur la classe des Arthropodes. Chez ces animaux, la fonction excrétrice était attribuée, avant mes travaux, à un grand nombre d’organes glandulaires. A la suite de mes recherches, j’ai reconnu que, dans presque tous les groupes, il existe des glandes possédant exclusivement la fonction excrétrice, et qui sont tout à fait comparables entre elles au point de vue de la structure et du mode de fonctionnement. J’ai remarqué que ces glandes sont construites sur le même type que la glande verte de l’Ecrevisse qui présente, par exemple, le maximum de complication structurale de ces organes. J’ai appelé ereinso, ces organes d’excrétion ; et afin de distinguer entre

eux les reins des divers Arthropodes, j’ai adopté un qualificatif se

rapportant à la région où se trouve placé l’orifice externe du canal excréteur de ces organes. Ainsi, j’ai appelé « rein antennaire u, la glande verte de l’Ecrevisse.

Les reins sont des organes excréteurs plus ou moins compliqués, mais dans lesquels on peut toujours reconnaître deux parties

1° Un raccafe ou vésicule terminale, constitué essentiellement par un épithélium, quelquefois réduit à un endothélium (Onychophores, Thysanoures), dont les cellules sont toujours caractérisées par la propriété qu’elles possèdent d’excréter le carmin ammoniacal injecté dans la cavité générale.

2» Un labyrinthe faisant communiquer le saccule avec l’extérieur et constitué essentiellement par un épithélium dont les cellules présentent la structure type de la cellule rénale telle que

il en existe deux paires, alors l’une peut être plus ou moins réduite (Phyllopodes), ou bien toutes les deux (Leptostracés). Enfin, les paires de reins peuvent être en nombre presque égal au nombre des segments du corps (Onychophores).

Exceptionnellement les reins peuvent manquer (Acariens, Aranéides-Dipneumones, chez un Copépode parasite étudié, etc.).

Chez la SaccuUne qui ne possède pas non plus de reins, j’ai reconnu expérimentalement que les produits d’excrétion sont déversés dans le sang du Crabe parasité. L’excrétion s’effectue, par osmose, par toute la surface des racines.

J’ai distingué :

1“ des Reins antennaires (Phyllopodes, Cirripèdes, Leptostracés, Amphipodes, Schizopodes, Décapodes).

2® des Reins maxillaires (Phyllopodes, Cirripèdes, Leptostracés, Isopodes, Stomatopodes).

3® des Ràns labiaux (Diplopodes, Thysanoures).

4* des Reins pédieux (Oynchophores).

5® des Reins coxaux (Limules, Galéodes, Scorpionides, Aranéides-Tétrapneumones, Phalangides).

1“ Reins antennaires

2° Reins maxillaires

Tout récemment M. Defner (1910), qui a re jlande maxillaire des Cirripèdes, a confirmé effet, il a homologué, comme je l’avais f

labyrinthes

mais, faute de matériel, je n’ai pu m’assurer que les éliminent le carmin d’indigo.

Les trois premières paires de reins pédieux, arrêtés au cours de leur développement, sont fonctionnels.

A l’époque de mes recherches, les saccules des reins pédieux n’étaient connus que chez les embryons. En même temps que

ROLE EXCRÉTEUR DE DIVERS OROANES

J’ai, le premier, démontré expérimentalement ou simplement confirmé l’opinion de certains auteurs en ce qui concerne le rôle excréteur de divers organes. Tels sont, par exemple, les cæcums antérieurs du tube digestif des Phyllopodes, les glandes hépatiques (glandes brunes) des Cirripèdes, le foie (hépato-pancréas) des Crustacés supérieurs, les cæcums du tube digestif des Amphipodes et les tubes de Malpighi des Insectes, des Scorpionides et des Aranéides.

Autrefois, j’ai attribué un rôle excréteur aux cæcums du tube digestif (foie) des Pseudo-Scorpionides et de certains Acariens (Tromhidium) . Cependant, aujourd’hui, je crois que ces organes ne possèdent pas de fonction excrétrice ; des erreurs d’expériences, attribuables à la difficulté qu’on éprouve à faire dès injections

des phénomènes d’absorption pour des phénomènes d’excrétion.

2° CELLULES EXCRÉTRICES CLOSES

NÉPHROCVTES

ONYCHOPHORES

Excrétion et Phagocytose chez les Onycophores. {Comptes rendus de l’Académie des Sciences, n mai 1903. T. 136, p. 1148.)

CRUSTACÉS

L’Excrétion chez les Crustacés supérieurs. (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 13 octobre 1902. T. 135, p. 589.)

L’Excrétion chez les Cirripèdes. (Comptes rendus de l'Académie des Sciences, 1" décembre 1902. T. 135, p. 987.)

L’Excrétion chez les Phyllopodes et les Copépodes. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 12 mai 1903. T. 55, p. 652.)

Néphrocytes et néphrophagocytes des Caprellides. (Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1907. 4’ série. T. 6. Notes et Revue, p. 56.)

groupe, mais les cellules excrétrices peuvent encore présenter les répartitions les plus diverses.

Généralement, les Arthropodes ne possèdent qu'une seule espèce de néphrocytes, mais, quelquefois, il en existe de denx sortes (larves i’Atylotus, Muscidées adultes, Phalangides) et même de trois sortes (larves de Muscidées).

Je rapporte d’abord les faits nouveaux mis en évidence par mes recherches et je donne ensuite un tableau de la répartition des néphrocytes dressé d’après les travaux de divers auteurs et les miens.

Mes recherches m’ont permis :

1° De découvrir l’existence de néphrocytes dans des groupes oii on ne les avait jamais signalés et de décrire leurs caractères et leur toca-

2» De contpliter ou de modifier, dans certains cas, les descriptions données par d'autres auteurs.

1“ — J’ai découvert les néphrocytes chez les Copèpodes parasites, les Cirripèdes-Thoraciques, les Caprellides, les Thysa- NOORES, les PsEODO-ScORPioNiDES, les Phalakgides et les Acariens.

Chez les CopipoDES parasites, les néphrocytes sont rares; ils sont disposés dans le thorax et noyés dans le tissu conjonctif.

Chez les Cirripèdes-Thoraciqoes, les néphrocytes sont groupés en deux amas importants disposés symétriquement et latéralement dans la région céphalique, au-dessus du niveau des pièces buccales, à l’endroit où le manteau se réunit au corps.

M. Gruvel qui, avant moi, a étudié l’excrétion chez les Cirripèdes en usant déjà de la méthode des Injections physiologiques.

ils bordent latéralement les lobes du tissu conjonctif dans la région du sinus péricardiat et chez les Lépismes, ils sont suspendus, dans la même région, à des fibres de soutien qui les rattachent au cœur et aux téguments dorsaux.

Chez les Pseüdo-Scorpionides, les néphrocytes sont peu nombreux ; ils sont localisés dans la région céphalo-thoraciqne, de préférence autour de la chaîne nerveuse et des gros troncs trachéens.

Chez les Phalangides, il existe deux sortes de néphrocytes : les uns sont de grande taille et localisés, en petit nombre, sous le

dans le céphalo-thorax et les appendices.

Chez les Acariens, les néphrocytes sont répartis dans tout le

6“ les pattes branchiales (Stomatopodes, Nébalie) ;

7“ les branchies (Décapodes).

■ Mes recherches sur les néphrocytes ont porté également sur la

Chez les larves de Batraciens anoures, j’ai constaté que les cellules endothéliales des canaux lymphatiques et des capillaires sanguins rénaux fonctionnaient comme néphrocytes. Elles élimine crois pas que ces cellules soient également phagocytaires; elles représentent ainsi les seuls néphrocytes connus des Vertébrés.

NÉPHROPHAGOCYTES

CRUSTACÉS

Contribution à l’étude de l’excrétion chez ies Arthropodes. (Thèse de Doctorat d'Etat de la Faculté des Sciences de Nancy. 1903. — Archives de Biologie. 1904. T. 20, p. 217.)

Sur l’existence de celiules phagocytaires chez ies Phyllopodes branchipodes. (Comptes rendus de la Société de Biologie, 22 juillet 1905. T. 59, p. 229.)

Etude physiologique sur les Phyllopodes branchipodes. Phagocytose et excrétion. [Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1905. 4'série. T. 4. p. >83.)

Sur l’existence d’éléments conjonctifs phagocyto-excréteurs chez les Schizopodes. (Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1907. 4' série. T. 6, Notes et Revue, p. 25.)

Sur l’existence d’éléments conjonctifs phagocyto-excréteurs chez ta Nébaiie. (Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1907. 4' série. T. 6, Notes et Revue, p. 28.)

Néphrophagocytes des Décapodes et Stomatopodes. [Comptes rendus de la Société de Biologie, 19 février 1907. T. 62, p. 423.)

Néphroc^es et néphrophagocytes des Caprellides. [Archives de Zoologie expérimentale et générale. 1907. 4' série. T. 6, Notes et Revue, p. 56.)

Remarques sur tes organes globuligènes phagocytaires et excréteurs des Crustarts. [Archives de Zoologie expérimentale et géné-

ments conjonctifs phagocyto-excréteurs, et ensuite néphro-phagocytes, existent aussi chez les Schizopodes et les Leptostracés. Enfin, en recherchant méthodiquement ces éléments, je les retrouvai, grâce à un tour de main spécial, dans tous les groupes de Crustacés étudiés. Sans nul doute, ces éléments existent aussi

chez les Cumacés où, faute de matériel, je n’ai pu les chercher.

Avant mes travaux, les néphrophagocytes n’étaient anatomiquement connus que chez les Décapodes (cellules protéiques) et les Amphipodes (cellules péricardiques). De plus, cependant, leur présence et leur rôle avaient été signalés chez les Isopodes.

Les néphrophagocytes sont des cellules de tailles variables, de forme généralement ovoïde, mais elles peuvent aussi être allongées à deux extrémités opposées, ou encore se présenter sous une forme très irrégulière. Les néphrophagocytes sont unis ou binucléés.

se colorent en rose pâle, après élimination de carmin ammoniacal tion d’encre de Chine, on retrouve les particules solides phago-

Les uéphrophagocytes jouent bien un rôle efficace dans la défense de l’organisme ; ils peuvent, en effet, capturer des cellules, des bactéries, des spores de Sporozoaires, etc.

Les néphrophagocytes accompagnent généralement les cellules de réserve du tissu conjonctif et ils sont alors répartis de préférence à la périphérie des lobes de ce tissu (Isopodes, Scliizopodes, Décapodes, et peut-être Stomatopodes). Mais ils peuvent aussi ne pas présenter de relations avec le tissu conjonctif et être disséminés dans tout le corps (Leptostracés), ou concentrés exclusivement dans la région péricardique (certains Palémonides, Amphipodes). Ils peuvent exister, à la fois, dans le tissu conjonctif du corps et dans le coeur (certains Palémonides),

L’étude de la répartition des néphrophagocytes et de leur

de Crustacés m’ont conduit à considérer ces éléments comme des cellules de défense très anciennes ; elles sont activement fonctionnelles chez les formes les moins évoluées et elles ont plus ou moins perdu, mais jamais complètement, leur activité propre dans les groupes les plus différenciés. Ce sont les néphrocytes et les cellules des organes phagocytaires qui ont, à leur avantage et chacun pour leur part, accaparé le rôle des néphrophagocytes.

Chez les Batraciens (larves de Rana temporarid), j’ai démontré également l’existence de néphrophagocytes qui sont représentés par les cellules endothéliales des capillaires sanguins hépatiques.

L’existence de néphrophagocytes dans le groupe des f fères est d’une haute importance au point de vue physioloj

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