Méthode chirurgicale et médecine mentale
(Académie de médecine, 1910.)
Pendant longtemps les ressources de la chirurgie étaient trop incertaines pour prêter à la doctrine des origines extra-cérébrales de la folie un concours efficace.
Aujourd’hui la chirurgie est appelée à jouer dans cette question un rôle dont on ne peut désormais méconnaître l’importance.
Mais il fallait constituer une méthode qui pût guider utilement le chirurgien et rendre ses résultats incontestables. Je l’ai désignée sous le nom de méthode chirurgicale et l’ai constituée à l’aide d’éléments divers empruntés aux autres branches des sciences médicales.
Les éléments de la méthode sont les suivants :
V La connaissance du malade ; c’est une étude psychiatrique qui présente de réelles difficultés.
2” L’étude des rapports de la lésion avec la maladie mentale ; celle-ci constitue souvent un problème délicat de clinique et de physiologie pathologique.
5“ L’emploi du procédé statistique qui permet d’établir les résultats sur des bases certaines.
4” Enfin le contrôle des résultats (coïncidence, retards, échecs, etc.) qui exige la connaissance de la pathologie générale, de l’anatomie pathologique et de la clinique.
Je montre dans cette étude que la pratique de la chirurgie devient une véritable expérience de laboratoire et j’indique comment « cette expérience » doit être conduite.