‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 1 sur 3 · Exposé des titres et travaux scientifiques · texte numérisé non relu

Exposé des titres et travaux scientifiques

Voilà donc deux catégories d’enfants entrant dans l’existence avec des aptitudes absolument différentes: les uns parfaitement sains, formés de cellules très jeunes, il est vrai, mais pleines de

organiques sont insuffisantes et l’énergie chimique est impuissante à fournir la somme de chaleur et de travail utiles.

L’abaissement de la température centrale qui suit la naissance, faible chez l’enfant à terme, est beaucoup plus marqué chez le prématuré, descendant parfois jusqu’à 20° centigrades (Hutinel) ; aussi met-il souvent quatre, huit, et même quinze jours à regagner ia normale.

Quelle est l’origine, la cause de cette hypothermie, passagère chez l’enfant à terme, durable chez le prématuré ?

D'après ce que nous avons dit précédemment, nous sommes en droit de penser qu’elle est due à l’imperfection des organes, qu’elle résulte du peu d’intensité des échanges et des réactions chimiques interstitielles.

Mais le problème n’est pas aussi simple. Le système nerveux,

môme davantage dans les vingt-quatre heui

ires, pendant les deux

faible a été de 5o grammes chez un enfant de 1.660 grammes et la plus forte de 275 grammes chez un enfant de 1.950 grammes.

Cette perte de poids initiale varie évidemment avec un certain nombre de circonstances, telles que l’oedème plus ou moins prononcé que peuvent présenter les prématurés, l’évacuation plus ou moins rapide du méconium et l’allaitement plus ou moins facile ou

parfaites; la diastase salivaire, la pepsine, la pancréatine ne font

frêle et se trouve en état de congestion passive à cause de la transformation de la circulation cardio-hépatique ; la musculature intes-

séquent, des quantités innombrables de germes, on comprendra comment la voie respiratoire doit être, chez le prématuré, la porte d’entrée la plus fréquente de l’infection, et le poumon son locus minoris resistentiæ. Plus les prématurés sont hypothermiques, dironsnous plus loin, en traitant de l’infection, et plus ils sont exposés à mourir de broncho-pneumonie; c’est qu’en effet, plus ils sont loin du terme et plus le déplissement alvéolaire est incomplet lorsque s’établit la respiration. Et dans la petite portion du poumon qui fonctionne, il suffira de l’arrivée de germes, même peu virulents, pour donner lieu à un processus hémorragique obstruant alors les

On peut rencontrer le défaut d’occlusion du trou de Botal et ses conséquences.

des organes. C’est ainsi qu’on y trouve un nombre de globules rouges nucléés rappelant l’état fœtal, d’autant plus considérable que l’enfant est plus loin du terme et, par conséquent, plus hypothermique.

Cette présence des érythrocytes dans le sang du prématuré nous a paru presque toujours en relation directe avec la température de celui-ci. Chez un certain nombre de ces enfants, nous avons suivi jour par jour, à partir de leur entrée avec température hypothermique, jusqu'à l’époque où ils atteignaient 3y“, la diminution progressive de ces globules rouges à noyau, et nous avons pu voir qu'ils disparaissent lorsque la température est arrivée à la normale, mais sont susceptibles de faire leur réapparition si le prématuré vient à tomber malade. On comprendra encore que la phagocytose, qui est un des moyens les plus puissants employés par l’organisme contre l'infection menaçante, soit chez le prématuré tout à fait rudimentaire.

L’influence que peuvent exercer sur le produit de conception les maladies des générateurs relève de plusieurs facteurs :

1° De l’époque du développement à laquelle la maladie exerce

3° De fon modo d’action.

Pour l’infection fœtale, il est évident que, plus elle se produira à une époque avancée de la grossesse, plus le fœtus aura de chances de pouvoir lutter contre les microbes ou de résister à l’action des

enfants, il faut retenir les faits suivants :

а) Que les maladies des parents sont fréquemment cause d’accouchements prématurés ;

б) Que les prématurés naissant dans ces conditions peuvent être infectés (infections intra-utérines) ou seulement intoxiqués. Dans ce dernier cas, ils entrent dans l’existence pourvus d’organes non seulement inachevés, mais encore altérés.

€hez le prématuré malade, les organes fonctionnant d’une façon

parents, ou qu’il aurait reçus de l’extérieur pendant son séjour ou son passage dans les voies génitales, il va avoir à supporter l’assaut de tous les micro-organismes existant dans l’air, les aliments et tous les objets du monde extérieur. Immédiatement envahi parles saprophytes qui, loin de nuire à ses fonctions organiques, les favorisent peut-être, il devra résister aux pathogènes avec lesquels, surtout dans ce milieu hospitalier, il se trouvera presque immédiatement en contact. S’il résiste ou s’il s’est mis à l’abri de ces derniers, estil sauvé pour cela ? Évidemment non, car on sait que les saprophytes peuvent, à un moment donné, dans des conditions déterminées, devenir pathogènes, et c’est là l'origine de ce qu’on est convenu d’appeler les infections autogènes ou auto-infections, par opposition avec les infections par les microbes pathogènes qui,

infections.

En vérité, la limite qui sépare ces deux classes d’infections est parfois indécise.

ie respiratoire.

croyons-nous, secondaires a digestives ou ombilicales.

Nous avons fait chez tous nos prématurés malades, l’ensemencement du sang pendant la vie ou immédiatement après la mort. (Voir noire travail sur les Infections sanguines chez les préma-

Nous ne trouvons guère qu’il soit possible de décrire des formes de rapide de l'affection. La plupart des agents microbiens peuvent être

fréquentes, elles ont frappé surtout les prématurés hypothermiques, donnant lieu à des septicémies suraiguës.

des meilleurs éléments de diagnostic ou de pronostic.

L’ascension en ligne brisée (fig. 17) est le reflet du peu de vitalité de l’enfant qui présente une grande difficulté à atteindre la nor-

II en est de même lorsque l'hypothermie reste stationnaire, et

(fig. 18) que d’une baisse de poids (fig. rçf.

L’enfant ne peut atteindre la température normale parce que ses organes ne fonctionnent pas suffisamment ; il n’offrira, par consé-

une injection de 3o centimètres cubes par jour, et si cette injection a produit l’effet attendu, c’est-à-dire l’augmentation du poids, nous la cessons au bout de trois jours.

Ces injections sont parfois d’une véritable indication pronostique : par exemple, lorsqu’au bout de trois jours elles ont été sans résultat, le pronostic est grave ; il en est de môme lorsqu’après

ou quarante-huit heures, l’enfant baisse de nouveau, malgré la continuation des injections de sérum.

Quelles sont nos ressources thérapeutiques lorsque l’enfant est manifestement infecté ?

Durant mon année d’inlernat dans le service du professeur Hutinel à l’hospice des Enfants-Assistés, j’ai recherché la fréquence

2• L'enfant ne crie pas immédiatement, mais fait des mouvements d'inspiration.

Lorsqu’il y a du gargouillement respiratoire, on commence par faire de Yaspiration pharyngienne, suivie d’aspiration laryngienne si la première ne suffisait pas.

Puis, lorsque les mouvements inspiratoires sont trop tares ou lorsque l’enfant tarde trop à crier, on a recours au nullement pharyngien et à quelques frictions sur la colonne vertébrale.

3° L’enfant ne crie pas et ne fait aucun mouvement respiratoire, mais il existe des battements cardiaques.

L’enfant ayant été séparé de sa mère après cessation des battements du cordon, sera couché sur un coussin, la tête en position déclive, enveloppé de linges chauds. On commencera par faire de l'aspiration pharyngienne , suivie de tilillement pharyngien. Si ces moyens échouaient,ôn aurait redours à l'aspiration laryngienne,qui amène quelquefois un véritable bouchon muqueux obstruant la trachée. Enfin, comme dernière ressource, après être bien sûr que les voies respiratoires sont libres, on ferait l 'insufflation.

Ajoutons qu’au cours de ces différentes manœuvres, il faut avoir soin de maintenir l'énfàril enveloppé dans des sêrvietles chaudes ; puis, dès qu’il aura été ranimé èt que la respiration sera régulièrement établie, on pourra agir sur la circulation générale par des frictions et par des bains chauds, simples ou Sinapisés.

Lorsqu’on aura eu quelque peine à ranimer Un enfant, y aura t-il inlérêt à le mettre dans une couveuse si l’on' en a une à sa disposition? Nous n’hésitérOUs pàs à répondre que non. L’enfant sera placé dans un berceau, entouré de boules,et mis au contraire' dans un endroit très aéré ; si l’on est en été, il y aura avantage à le mettre en plein air, à l’ombre et à l’abri du vent.

Page 1