ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES GANGLIONS LYMPHATIQUES
Laissant de côté l’étude du tissu réticulé bien connu depuis les recherches de Ranvier et de Renaul, nous nous sommes attaché, avec M. 1’’. Bezançon, à l’étude cytologique du ganglion lymphatique. Nous avons cherché à préciser la nature et la distribution des diverses variétés de cellules lymphatiques confondues jusque-là par les classiques français sous le terme général de globules blancs.
Nous avons établi que le leucocyte polynucléaire, qui forme la majorité des leucocytes du sang, est toujours absent, à. l'état normal, de la lymphe circulante et des diverses réglons du ganglion. A l’état pathologique, il ne se forme jamais dans le ganglion et lui est apporté seulement par les vaisseaux sanguins et les lymphatiques afférents ; mais en définitive, il provient toujours du sang.
Le lymphocyte, le petit leucocyte mononucléaire, auxquels il faut ajouter les cellules éosinophiles et les mastzellen, sont les véritables cellules des ganglions lymphatiques.
L’étude delà répartition de ces cellules nous a conduits à remanier la topographie classique des ganglions lymphatiques.
Les bactéries se retrouvent surtout dans les voies lymphatiques, libres ou englobées par les leucocytes; elles ne pénètrent qu’exceptionnellement dans les follicules.
Les microbes qui résistent l’action des phagocytes subissent dans constaté plusieurs fois pour le streptocoque et le pneumocoque.
nifestait dans-toutes les infections.
phénomènes infectieux et les phénomènes toxiques et de montrer le rôle antitoxique des globules blancs.
L’inoculation de toxine staphylococcique sous la peau produit dans le ceux que produit l’inoculation directe du microbe : réaction du réti-
conservation de l’activité karyoLinétique des follicules.
La toxine employée est-elle plus brutale, comme l’est pour le cobaye la toxine diphtérique, la réaction du ganglion fait complètement défaut:
’ lynucléaires dans le ganglion ;
toxine. En inoculant simuilanément une dose de toxine diphléri mortelle pour les animaux témoins et une dose immunisante de séi antidiphtérique, on peut voir reparaître, dans les ganglions cori pondant au point d’inoculation, tous les phénomènes de réaction nous avons signalés : le réticulum réagit légèrement, les leucoc; polynucléaires arrivent en grand nombre, l’activité karyokinétique follicules persiste.
centre germinatif, l’amygdale est traversée par des canaux étroits qui représentenl les origines des vaisseaux lymphatiques afférents. Comme les follicules clos de l’intestin, l’amygdale semble dépourvue de voies lymphatiques afférentes.
Le lymphocyte et le leucocyte mononucléaires, le leucocyte éosinophile et quelques mastzellen sont les seules cellules que l’on y rencontre^ pas plus que les ganglions, elle ne contient de polynucléaires.
Les follicules, comme ceux des ganglions, produisent des lymphocytes qui assurent la leucocytose normale. \ l’état normal, la phagocytose ne s’observe pas à l’intérieur de l'amygdale; elle se produit seulement à sa surface, au moyen de l’épithélium buccal et des leucocytes diapédésés qui la défendent contre l’invasion des microbes de la bouche.