Exposé des titres et travaux scientifiques
ganglions voisins. La congestion est assez vive et s’accompagne de l’arrivée des leucocytes polynucléaires ; ceux-ci viennent des vaisseaux sanguins par diapédèse, et des vaisseaux lymphatiques afférents qui les ont puisés au foyer d’inoculation.
Ces leucocytes polynucléaires, qui h’ont qu’une action passagère et disparaissent rapidement, ne sont pas les seuls agents de protection : par ses voies lymphatiques, le ganglion n'est, en quelque sorte, que la continuation du tissu conjonctif où les microbes ont été inoculés, et de même qu’à ce niveau les cellules fixes sont entrées en jeu pour former des macrophages, de même dans le ganglion, comme l’avait déjà vu M. Cornil dans les adénites aiguës, le réticulum des voies lymphatiques réagit activement ; les cellules se gonflent, se desquament et acquièrent des propriétés phagocytaires actives.
Les bactéries qui ont échappé à l’action phagocytaire au point d’inoculation et qui ont été entraînées par la lymphe jusqu’au ganglion, trouvent donc là un organe préparé pour une défense énergique. Elles y sont détruites très rapidement, et il est presque impossible d’en retrouver sur les coupes microscopiques, malgré leur apport incessant pendant toute la période de réaction.
Le système folliculaire réagit aussi d’une façon précoce ; la karyoki-
la leucocytose des maladies infectieuses. L’intégrité et l’activité du système folliculaire persistent pendant toute la durée de l’infection, si celle-ci est curable. Dans le cas contraire, le follicule du ganglion représente toujours, comme le corpuscule de Malpighi de la rate (F. Bezançon), la partie la plus résistante, l 'ultimum moriens de l’organe.
Si, dans la période de réaction, le ganglion offre un mauvais terrain de culture aux bactéries* il n’en est plus de même à la période tardive des infections mortelles, quand l’organe a perdu ses moyens de résis-
la lymphe. Les bactéries se retrouvent surtout dans les voies lymphatiques, libres ou englobées par les leucocytes ; elles ne pénètrent qu’ex-
Les microbes qui résistent à l’action des phagocytes subissent dans les ganglions une atténuation de leur virulence, ainsi que nous l’avons constaté plusieurs fois pour le streptocoque et le pneumocoque. Manfredi, Perez ont démontré que cette fonction des ganglions se manifestait dans toutes les infections.
Action des toxines. — Les recherches que nous avons entreprises, avec M. F. Bezançon, au sujet de l’action des toxines sur le ganglion nous permettent d’établir, une fois de plus, l’analogie qui existe entre les
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lême temps qu
L’apparition de la réaction phagocytaire contre la toxine, après inoculation de sérum préventif, met en évidence ce fait déjà signalé par Buchner, Issaeff, Pierallini : l’excitation à la phagocytose amenée par les injections de sérum préventif.