Exposé des titres et travaux scientifiques
sphère pleine qu'il étaitd’abord, devient une vésicule. Puis, à mesure que la sécrétion augmente, la vésicule se dilate, les cellules s’aplatissent, deviennent linéaires, et sont réduites à une mince couche de protoplasma entourant le noyau ; c'est sous cette forme que les
vésicules se présentent le plus souvent chez l’homme adulte. A un moment donné, et plus ou moins tôt suivant le degré d’activité glandulaire, la vésicule vide son contenu dans une cavité lymphatique. Les cellules se rapprochent alors: elles reprennent leurs dimensions; la vésicule a disparu et on trouve à sa place un îlot cellulaire. 11 y a donc ici, comme pour les glandes à sécrétion externe, un temps d’ excrétion .
Dans la thyroïde, comme dans les autres parties de l’organisme, la tuberculose peut provoquer, deux ordres de lésions : la lésion spécifique, due à la présence du bacille lui-même dans la glande, le tubercule, et une altération banale, produite par l’action à distance des toxines, la sclérose. On peut voir au niveau de la thyroïde les différents aspects qu’affectent d’habitude les lésions tubercu-
lopper extérieurement. Les deux dernières, au contraire, ne sont reconnues qu’à l’autopsie (tuberculose miliaire de l'organe), ou même seulement à l’examen histologique.
L’expérimentation nous a permis d’élucider l’histogenèse du tubercule thyroïdien : ici, comme dans les autres parties, de l’organisme, le tubercule se forme aux dépens des éléments mésodermiques, tandis que les cellules épithéliales dégénèrent et dispa-
La sclérose thyroïdienne des tuberculeux, que j’ai décrite avec
phosphorée
J’ai montré avec M. Roger que le phosphore amenait une nécrô étendue de l’épithélium thyroïdien.
J’ai pu déterminer, avec M. Roger, des scléroses de la glande thyroïde, en injectant une solution de naphtol dans les vaisseaux thyroïdiens^ Chez le jeune chien, cette sclérose est suivie d’un arrêt de développement très marqué ; tandis que le témoin augmente rapidement et prend un pelage laineux et ondulé,l’opéré reste d’abord stationnaire, son poids ne progresse ensuite que lentement, et ses poils demeurent courts et clairs. Ainsi nous avons reproduit un véritable état d’infantilisme, lié à l’hypothyroïdie déterminée par la sclérose. Nous apportons ainsi la démonstration directe de l’opinion qui rattache l’infantilisme le plus souvent, sinon toujours, à une dystrophie thyroïdienne.
Exploration fonctionnelle du rein, de l’intestin et du foie
tionnement.
J’ai pu m’en rendre compte dans un cas où l'épreuve du bleu de méthylène montra le retard de l’élimination rénale, où l’ingestion d’un cachet de carmin au cours d’un repas d’épreuve mit en évidence la lenteur de la traversée digestive,et enfin où la glycosurie alimentaire faite avec le sirop de sucre donna un résultat positif, révélant l’existenced’uneinsuffisancehépatiquelatente.Ainsi chez ce malade le rein, l’intestin et le foie avaient un fonctionnement imparfait ou, pour mieux dire, ralenti.
Le traitement thyroïdien, en même temps qu’il faisait disparaître les autres symptômes du myxœdème, améliora les diverses fonc-
Les troubles de la sécrétion seront donc différents suivant qu’ils porteront sur les deux sécrétions à la fois ou sur l’une ou l’autre en particulier. Il est encore trop tôt pour classer définitivement les diverses variétés d'hypothyroïdie et d’hyperthyroïdie. Il paraît toutefois légitime d’admettre :
i°Une insuffisance thyroïdienne complète qui résulte de la diminution ou de la suppression de différentes fonctions dévolues à la thyroïde ; l’idiotie myxœdémateuse réalise le type achevé de cette première modalité pathologique ;
2 ° Une insuffisance thyroïdienne incomplète par arrêt de la sécrétion colloïde ; le crétin goitreux semble être le résultat de ce trouble ; dans ce cas, l’infiltration myxœdémateuse des téguments fait défaut;
3° Une insuffisance thyroïdienne incomplète par défaut de la véritable sécrétion interne de la glande sans trouble de la sécrétion colloïde ; certaines variétés d’obésité doivent rentrer dans ce
le montre l’un des tracés annexés à notre mémoire, les pulsations redevenir normales à partir du moment où le second pneumogastrique était sectionné. Ces recherches établissent donc définitivement que l’action de l’extrait hypophysaire sur le rythme cardiaque se fait par l’intermédiaire des nerfs vagues.
à propos de nouveaux cas qu’il avait observés; il ne s’agit donc pas là d’une exception, mais d’un type anatomo-clinique de cirrhose simple non encore mentionné.
seulement à la phase ultime, comme on le pensait jusque-là,
que l’ascite est constituée et permet parfois d’affirmer la cirrhose dans les cas oii le diagnostic est douteux. Ces résultats ont été confirmés par Mlle Dobrynine dans sa thèse (1900).
Nous avons'pu établir expérimentalement la physiologie pathologique de cette hypotension ; nous prenons la pression artérielle
justement par l’impossibilité où l’on est le plus souvent de faire rétrocéder les lésions scléreuses du foie.
Classement des symptômes dans les cirrhoses du foie (20).
Grâce à la notion de l’hypotension artérielle, nous, avons pu, avec M. Gilbert, proposer un nouveau groupement des symptômes dans les cirrhoses du foie. Ces symptômes peuvent être rangés sous quatre chefs : i° état physique ; 2° état fonctionnel ; 3° troubles de la circulation intra-hépatique ; 4° modifications de l’état général. Les troubles de la circulation intra-hépatique peuvent porter sur la circulation biliaire ou sur la circulation porte ; la gêne de la circulation porte se traduit par deux syndromes : le syndrome de l’hypertension portale, tenant sous sa dépendance l’ascite, la splénomégalie, les hémorroïdes, les hémorragies gastro-intestinales, le développement anormal des veines sous-cutanées abdominales, symptômes auxquels il faut joindre l’opsiurie; — le syndrome de l’hypotension sus-hépatique, duquel dépendent l’hypotension artérielle, la tachycardie et l’oligurie.
Des périhépatites.
De la symphyse péricardo-périhépatique (9,-4).-
J’aidécrit, avezM. Gilbert, sous le nomade symphyse péricardopérihépatique, un syndrome anatomo-clinique, caractérisé par l’association d’une péricardite avec symphyse et d’une péri-
Les symptômes par lesquels il se traduit sont dus à la double localisation de la maladie ; ce. sont en général les signes de la cardiopathie qui ouvrent la scène ; le diagnostic de la symphyse cardiaque est toujours délicat : dans notre cas l’auscultation du cœur permettrait de percevoir un bruit de rappel paradoxal ; le foie est augmenté de volume, ferme, à bord mousse, inextensible ; il y a de l’ascite, et le malade succombe en général dans l’asystolie. Anatomiquement, on trouve, outre la symphyse cardiaque, un foie enve-
loppé d’une coque conjonctive épaisse, dure ; c’est le foie glacé ; il peut y avoir en même temps une cirrhose périhèpalogène:
Ce syndrome n’est pas très rare, puisque, du cas personnel que nous avons publié, nous avons pu en rapprocher onze autres disséminés dans les auteurs. Pour nous,il découle d’une action pathogène exercée simultanément sur le péricarde et sur le péritoine périhépatique, à la faveur des communications lymphatiques des deux séreuses à travers le diaphragme ; celle lésion, limitée d’abord aux séreuses d’enveloppe, a tendance à envahir les parenchymes 1 sous-jacents, en donnant lieu à une variété spéciale de sclérosé ; ■viscérale.
qui envahit le foie de dehors en dedans, cirrhose centripète à g laquelle nous avons donné le nom, avec M. Gilbert, de cirrhose 1 périhépatogène. Quand celle cirrhose est bien développée, comme
lion des bandes fibreuses partant de la face profonde de la capsulé et allant se ramifier dans le parenchyme; ces bandes, nombreuses 'J et épaisses dans les zones superficielles, deviennent au contraire .3
J’ai repris, avec M. Roger, l’étude du foie infectieux, en joignant à l’examen anatomique de l’organe la recherche des modifications chimiques de son tissu. Histologiquement, les lésions portent sur tous les éléments du foie ; l’hépatite est toujours totale.
Dans la scarlatine nous avons pu distinguer différents types de foie infectieux : le foie à lobule complet , dont l’aspect est donné par de fines travées leucocytaires réunissant les espaces portes ; le foie à dégénérescence périlobulaire ; le foie à dégénérescence partielle périporlale, qui est le cas le plus fréquent ; le foie à dégénérescence partielle sous-capsulaire; enfin le foie à dégénérescence totale. Parmi les lésions de la cellule elle-même, la dégénérescence graisseuse est la plus fréquente ; mais nous avons aussi rencontré la dégénérescence vitreuse, plus rarement la tuméfaction trouble. Enfin, dans certains cas, l’ordination des trabécules est troublée, et cette lésion peut aller jusqu’à la dislocation complète de la travée. Nous avons fréquemment rencontré les taches blanches du foie infectieux de Hanot ; elles nous ont paru surtout sous la dé-
J'ai montré, avec M. Gilbert, qu’il existe souvent dans l’anémie pernicieuse une augmentation remarquable du volume du foie, sans altération pathologique de son tissu ; c’est pour bien marquer que cette hypertrophie du foie ne s’accompagne pas de dégénérescence, que nous avons proposé le nom d 'hyperhépatie pour désigner cet état. Le poids du foie dépasse souvent 2.000 et peut atteindre 3.ooo grammes; dans un cas seulement rious avons
sus-hépatiques, pouvant être mis sur le compte de la grossesse. Dans tous nos autres cas, il n’y avait pas trace de graisse. La seule modification des cellules consistait trois fois sur quatre cas en une accumulation de pigment ferrugineux.
Pour expliquer cet état hypertrophique du foie, on peut invo-
ni cou p plus forte que celle qui est nécesîtanée ou intra-veineuse.
fisance hépatique, la quantité à introduire
Nous èppélons de plus coefficient entérotoxique le poids de matière vivante que peut tuer la totalité du contenu de l’intestin.
Chéz le chien sacrifié 5 à 6 heures après un repas composé de viande et de soupe, le contenu de l'intestin grêle est en moyenne de 108 centimètres cubes; la toxicité pour le lapin est très élevée et atteint en moyenne o cmc. 72; le nombre d’enlérotoxies est
< Si l’on recueille séparément les matières contenues dans le duodénum et celles que renferme la fin de l’iléon, on trouve que, malgré la concéntration qu’elles subissent, les matières, en cheminant dans l’intestin, perdent leur toxicité; elle sont trois fois moins actives dans la dernière partie de l’iléon que dans le duodénum.
Le chyme intestinal du chien n’est pas seulement toxique pour le lapin, il l’est aussi pour le chien; la dose nécessaire pour tuer un kilogramme de chien était dans un cas trois fois plus grande que celle qui tuait le kilogramme de lapin.
Le foie exerce une action d’arrêt vis-à-vis des poisons intestinaux; si on introduit le liquide par un rameau de la veine porte, il
que celle qui tue par injection dans les veines périphériques.
Le poumon possède vis-à-vis de ces poisons une action comparable à celle du foie.
Le contenu intestinal du chien exerce une influence curieuse sur la coagulation sanguine : quand on l’injecte dans une veiné périphérique ou dans le système artériel, on n’observe pas de coagulations; il semble même que, dans ces conditions, le sang de l’animal prélevé après la mort soit moins facilement coagulable que normalement. Au contraire, si le liquide est introduit dans une artère de l’intestin, il détermine des coagulations dans tout le système porte qui est bientôt obstrué; et, si on continue l’injection, là paroi intestinale s’infiltre ; l’organisme est protégé par ces coagulations contre l’arrivée d’une nouvelle quantité de poison et l’animal ne succombe pas. Le sang reste d’ailleurs parfaitement liquide dans les veines sus-hépatiques et le système veineux général.
Enfin nous avons cherché à déterminer la nature de la substance .toxique ; nous pensons que le poison principal doit rentrer dans
MALADIES INFEÇTIEUSES
(scarlatine, variole, pneumonie, fièvre typhoïde) (54,56,58, 60).
J’ai recherché, avec l’aide de M. Sabaréanu, quelles variations présentait la courbe quotidienne du poids pendant le cours des maladies infectieuses aiguës. Les quelques auteurs qui avaient étudié les variations du poids dans les infections ne pesaient les malades qu’à de longs intervalles ; ils avaient pu ainsi apprécier l'intensité de l’amaigrissement, bien visible déjà cliniquement au moment de la convalescence. La méthode des pesées quotidiennes nous a permis de mettre en évidence un point qui n’avait pas été soupçonné jusqu’alors, et de montrer que le poids reste stationnaire ou même augmente légèrement pendant la période fébrile, et que l’amaigrissement ne se montre qu’au moment de la chute de la fièvre. Tel est le résultat qui ressort des recherches que nous avons publiées sur la scarlatine, la pneumonie, la variole, et de celles, encorè inédites, que nous avons entreprises sur la fièvre typhoïde.
La courbe du poids dans les maladies infectieuses aiguës passe par quatre phases successives : pendant une première, qui correspond à la période fébrile, le poids se maintient à un niveau cons- ■ tant, ou subit une augmentation qui peut atteindre et même dépasser î kilogramme ; la deuxième est marquée par un abaissement rapide et souvent considérable du poids coïncidant avec la chute de la température ; pendant la troisième, qui répond au début de la convalescence, la ligne du tracé reste horizontale ; enfin, la quatrième et dernière période est formée par l’augmentation souvent remarquable du poids au moment de la reprise de l’alimentation. |
ivec- plus d’énergie que ne le fait le nourrisson dans les preîois de la vie. Il y a à ce moment une véritable suractivité is; cette suractivité est un phénomène heureux ; elle constitue iséquence éloignée de la maladie, si bien que celle-ci ne ■c considérée comme terminée que le jour où le graphique în du poids corporel a repris une direction à peu près régunt horizontale.
s l’érysipèle de
J’ai observé, avec M. P. Thaon, un cas de paralysie faciale périphérique consécutive à un érysipèle de la face ; cette paralysie était indépendante de toute lésion pétro-mastoïdienne et localisée du côté où l’érysipèle était prédominant. C’est là une complication exceptionnelle de l’érysipèle, puisque M. Roger ne l’a notée qu’une fois sur 2.411 cas d’érysipèle. Cette paralysie, qui semble due à l’ac-
Note sur un cas de mammite gangréneuse (24).
J’ai rapporté, avec M. Roger, un cas de mammite gangréneuse survenue chez une accouchée au cours d’une scarlatine. La cause
d’antitoxine. Guérison (15).
J’âi observé un malade atteint de tétanos, chez lequel je fis pratiquer l’injection intracérébrale de sérum antitétanique. A la suite de cettè intervention, les phénomènes s’amendèrent et la guérison survint ; ce malade présenta pendant sa convalescence un délire tranquille, qui disparut bientôt complètement. Ce délire était sans doute en rapport avec le foyer de ramollissement cérébral que pro-
Chèz une femme atteinte de tuberculose pharyngée et pulmo¬
naire, et morte de granulie dix sept jours après un accouchement, j’ai constaté avec M. Roger la présence du bacille de Koch dans le lait, sans qu’il y ait eu de lésions tuberculeuses cliniquement appréciables de la glande mammaire. Le lait recueilli aseptiquement donna au cobaye une tuberculose généralisée. L’enfant, que sa mère désirait nourrir, prit le sein pendant deux jours seulement ; il mourut six semaines après sa naissance, douze jours après le premiér cobaye inoculé ; il présentait des granulations dans les ganglions mésentériques, le foie, la rate et les reins. Il semble donc que chez cet enfant la principale voie d’apport du bacille ait été le tube digestif.
Bonis, Rang, que le lait d’une femme phtisique peut contenir le bacille de Koch et servir d’agent de transmission à la tuberculose. 11 est donc nécessaire, dans l’intérêt de l’enfant, d’interdire l’allaitement à toute femme atteinte d’une tuberculose ayant tendance à se généraliser.
La pyonéphrose d’origine typhique (37).
A côté des abcès miliaires des reins décrits par MM. Tapret et Roger, il faut faire une place à une autre forme de suppuration rénale, d’origine typhique, aux gros abcès chirurgicaux. J’en ai observé un exemple avec Lardennois, et en rapprochant notre observation de trois autres publiées antérieurement, il nous a été possible de donner une description complète de cette variété de pyonéphrose.
C’est une complication rare de la fièvre typhoïde, mais il est utile de la connaître, afin de faire un diagnostic précoce et de provoquer une intervention chirurgicale immédiate. Elle se révèle par de la douleur au niveau de la région lombaire, ou même en avant au niveau de l’hypocondre et du flanc ; parfois, comme dans notre
Dans ce travail fait à l’Institut Pasteur, sous la direction de M. Metchnikoff, j’ai montré que, dans l’expérience de Pfeiffer, la transformation extra-cellulaire des bactéries en granules est en rapport avec l’intensité de la phagolyse. L’injection de la culture dans le péritoine détermine la destruction d’un certain nombre de leucocytes, qui laissent échapper leur contenu dans le liquide péritonéal, et la transformation des vibrions en granules est due à l’action de cette substance cellulaire devenue libre. Si on prépare des cobayes en leur injectant la veille, dans le péritoine, une solution capable de renforcer l’activité des leucocytes et d’empêcher la phagolyse, les vibrions sont englobés par les cellules et détruits dans leur intérieur.
J’ai recherché quelle substance injectée préventivement se montrait la plus efficace pour entraver la phagolyse; j’ai reconnu ainsi que le bouillon qui avait donné de bons résultats à M. Metchnikoff n’agissait sûrement qu’à la condition d’être fraîchement préparé. La solution physiologique de sel marin, la gélatine, la nucléine, les cultures de staphylocoque stérilisées, la tuberculine, la lécithine, le sérum anticholérique pur, amènent aussi une hyperleucocytose intra-péritonéale plus ou moins marquée, mais en général es leucocytes ainsi attirés résistent mal à l’injection de culture cholérique. Dans tous ces cas, la formation extra-cellulaire des granules est proportionnelle au degré de la phagolyse.
l’évolution de l’érysipèle expérimental de l’oreille du lapin. J’ai voulu étudier les effets d’une vaso-constriction temporaire comme celle que produit l’adrénaline, et j’ai reconnu que cette action entraînait aussi une évolution gangréneuse. Il faut, pour obtenir un pareil résultat, que l’injection d’adrénaline soit faite en même temps que l’inoculation du streptocoque ou dans les heures qui suivent; une seule injection de quelques gouttes d’adrénaline, ou mieux, deux
nir la vaso-constriction pendant plusieurs heures, suffisent pour entraîner l’apparition de la gangrène ; celle-ci apparaît dès le troisième ou le quatrième jour de l’inflammation si le microbe est très virulent, un peu plus tardivement s’il l’est moins.
Bien entendu, si les injections sont répétées les jours suivants, la gangrène est plus étendue ; mais c’est l’injection du premier jour qui détermine l’apparition de la mortification, et elle seule suffit; si on n’injecte l’adrénaline qu’une fois l’inflammation commencée, celle-ci suit sa marche habituelle.
Ainsi, une vaso-constriction, même passagère, suffit pour déterminer l’évolution d’un processus inflammatoire vers la gangrène ; une pareille action permettra peut-être d’expliquer certaines gangrènes limitées des extrémités, dont la pathogénie est encore mal élucidée.
Le foie ayant la propriété d’arrêter et de détruire de nombreux microbes et notamment le bacille charbonneux,on pouvait se demander ce qui surviendrait si, aivant d’atteindre le foie, la bactéridie traversait un des réseaux d’origine de la veine-porte, le réseau intestinal ou le réseau splénique.
J’ai pu ainsi reconnaître avec M. Roger que le bacille charbonneux trouve dans le réseau capillaire de l’intestin des conditions favorables à son développement ; il y pullule, comme nous l’avons vu sur les coupes, et peut ensuite envahir l’économie et triompher de la résistance que le foie oppose à la marche de l’infection. Il s’y
Peut-être est-il permis de comparer celte transformation de la toxine in vitro au phénomène qui se passe dans l’organisme, quand des poisons perdent leurs propriétés spécifiques pour donner lieu à des lésions banales ; ainsi, la syphilis, chez des individus anciennement contaminés, détermine des accidents n’ayant plus rien de caractéristique et pour lesquels on a dû créer le nom de parasy-
supprime. La substitulion simultanée, dans une même molécule, d’un radical hydroxylé et d’un radical hydrocarburé les augmente (crésols). La substitution simullanée d’un radical hydroxylé et d’un radical carboxylé les supprime (acide toluique).
Les modifications apportées à la toxicité du noyau benzène par la substitulion d’un ou plusieurs des radicaux que nous avons étudiés dépendent à la fois :
de la nature du radical substitué : le radical OH augmente la toxicité, le radical COOH la diminue ; les radicaux hydrocarburés
leur poids moléculaire. Lorsque, dans une même molécule, les substitutions appartiennent à des radicaux différents, faction physiologique du/composé participe des propriétés que communique chacun de ces radicaux ;
de son poids moléculaire : pour les .radicaux hydrocarburés de la série grasse, à mesure que croît le poids moléculaire du radical substitué, la toxicité diminue;
du nombre des substitutions : pour les radicaux hydrocarburés, la répétition d’une même substitution diminue la toxicité ; de plus, à poids moléculaire égal, C’est le radical bisubstitué qui est le moins toxique. Pour les dérivés hydroxylés, une double substitution augmente ra toxicité, mais trois substitutions la diminuent. On peut dire d’une façon générale que, sauf l’exception des diphénols, la répétition d’une même substitution affaiblit l’action du noyau substitué ; les corps polysuBstitués sont moins toxiques que les corps monosubstitués ;
de la position des substitutions : dans les composés polysubstitués, la toxicité varie suivant la position des substitutions, mais aucune règle ne permet de prévoir la toxicité des isomères de
On peut déduire de ces recherches quelques applications thérapeutiques; c’est ainsique dans le choix d’un antithermique on devra donner la préférence aux corps polysubstitués, et écarter ceux dans lesquels l’action du radical OH ne sera pas contrebalancée parcelle de radicaux atténuants.
Quant à la propriété qu’ont certains de ces corps de diminuer