‹ Exposé des titres et travaux scientifiques (volume 2)Chapitre 22 sur 35 · EXCRÉTION DE · texte numérisé non relu

EXCRÉTION DE

mais j’avertis qu’il n’est pas possible de déduire d’expériences de cet ordre des conclusions précises au sujet du jeu normal des diverses parties de l’appareil excréteur de la bile sous l’influence des excitations des différents points du tube digestif. Les procédés d’investigation que j’ai employés conviennent parfaitement à un travail d’analyse et de séparation fonctionnelle des éléments moteurs des voies biliaires ; ils ne sont nullement adaptés à l’élude du fonctionnement de ces organes dans ses rapports avec les excitations parties de l’estomac ou de l’intestin ou plus généralement avec l’acte normal de la digestion.

14. Excitation asphyxique. — L’excitation asphyxique provoque très généralement une élévation de pression dans la vésicule. Cette élévation présente exactement les mêmes caractères que celle qui est consécutive à l’excitation du bout périphérique du nerfs planchnique. La baisse se produit fréquemment avant la cessation de l’excitation asphyxique. Quelquefois, mais rarement, j’ai observé à la suite d’une asphyxie, une baisse d’emblée. L’asphyxie provoque la contraction de la vésicule même après la section préalable des deux nerfs vagues au cou et des deux grands splanchniques dans le thorax; il est probable qu’un certain nombre des nerfs contenus dans les splanchniques qui se rendent aux voies biliaires ont leur origine au-dessous du diaphragme. L’asphyxie détermine aussi la contraction du sphincter du canal cholédoque. La contraction peut être très énergique et très soutenue. Dans ce dernier cas principalement la période de resserrement est généralement suivie d’une période pendant laquelle le sphincter se dilate d’une manière anormale.

15. Curare. — Le curare provoque un relâchement dans la tonicité des voies biliaires. Chez le pigeon il fait disparaître les contractions rythmiques mais il faut, pour obtenir ce résultat, employer des doses très fortes de poison. Dans une expérience, j’ai injecté 2 centimètres cubes d’une solution à i pour mode curare dans une anse intestinale ; les contractions n’ont cessé que six minutes après l’injection ; à ce moment les battements du cœur étaient encore nettement perceptibles.

16 . Pilocarpine et atropine. — La pilocarpine et l’atropine agissent sur les voies biliaires absolument comme sur la plupart des organes contractiles à fibres lisses. La pilocarpine les fait contracter très énergiquement, l’atropine provoque leur relâchement.

On peut étudier l’action de la pilocarpine sur une vésicule biliaire de chien

lent anormal, exagéré, de l’anneau contractile qui semble perdre pour s complètement sa tonicité et laisse alors échapper l’huile en grande ce. L’action de la pilocarpine est considérablement plus énergique et

19. Action de l’adrénaline. — L’adrénaline fait contracter la vésicule biliaire et le canal cholédoque chez le chien (p. 3), 1902.

Justificalion Bainbridge et Dale, J.ofPhys., igoS-igoô, ont constaté sous l’influence du contact direct de l’adrénaline une contraction visible à l'ceil de la vésicule. Même résultat en injection intra-veineuse, mais dans des conditions spéciales.

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