IX. EAUX JIINÉRALES
POINT DE CONGÉLATION, CONDUCTIBILITÉ ÉLECTBIQUE SPÉCIFIQUE. — ACTION SUB LES HÉMATIES
J’ai recherché, avec M. Chanoz, le point de congélation, la conductibilité électrique spécifique de près de deux cents eaux minérales, et déterminé l’action de ces eaux sur les globules rouges. Ces recherches présentent un certain intérêt en thérapeutique. Plus une eau minérale se rapproche par sa concentration de celle du sang, moins elle est toxique pour les tissus; les eaux peu concentrées peuvent exercer une. action irritante (dans les cas d’eczéma humide aigu, etc...). Plus facile et plus rapide que l’analyse chimique, l’analyse physique permet de caractériser une eau, de suivre les modifications qu’elle subit au cours des années, d’établir les rapports qu’elle a avec d’autres sources, et enfin de déceler les additions ou falsifications dont elle peut être l’objet.
la mort les et 8® jours. On avait continué les 2® Trois lapins de 25oo grammes reçoivent toxine. A est conservé comme témoin ; li est trait
uniforme de 36 heures. Au 5" jour, C est atteint
chacun sous la peau 5 centimètres cubes de :é de suite (4o centigrammes par jour jusqu'à contractures (4o centigrammes). Incubation de tétanos généralisé; il meurt le xi« jour.
régime ou de certains poisons.
faisait digérer avec^de la pepsine et de l’acide chlorhydrique, en ayant soin d^jo’uter au mélange une petite qnantité de flnornre de sodinm ponr éviter^ la putréfaction. Quand la
à 8o degrés bonillant. On distille l’alcool au bain-marie. Le résidu de cette distdlation est dégraissé à l’éther de pétrole et dissous dans la soude. On filtre. Le liquide filtré est précipité par SO‘H‘ dilué. Le précipité obtenu correspond, en nous plaçant exclusivement ou point de vue du procédé d’extraction, à la thyroïdine extraite par Ëaumann de la glande thyroïde. Le liquide provenant de la digestion artificielle contient des peptones. On les précipite avec un grand excès d’alcool à 98 degrés. L’alcool relient d’autres substances, parmi lesquelles des
L’administration des extraits avait lieu, soit parla voie gastrique, soit par la voie sous-cutanée. Dans l’ensemble les résultats ont été négatifs ; cependant dans quelques expériences, des substances extraites du résidu liquide de la digestion peptique des pancréas de chien ont diminué l’élimination du sucre. L’extrait alcoolique s’est montré particulièrement actif. A un moindre degré les peptones ont aussi dans quelques cas diminué le sucre des urines.
Conditions et poisons. — L’mamtion diminuait considérablement la quantité de sucre excrété sans cependant supprimer absolument le diabète. Plus l’alimentation était riche en viande, plus la quantité de sucre s’élevait dans les urines. Nous avons constaté un parallélisme de même sens et aussi rigoureux que celui qui existe entre l’absorption de la viande et l’élimination de l’urée.
Nous avons essayé parmi les substances hydrocarbonées l’action de la gomme arabique. Notre chien diabétique, nourri pendant vingt-quatre heures exclusivement avec ce produit, n’a pas éliminé plus de sucre que s’il avait été soumis à l’inanition.
Une alimentation exclusivement composée de substances grasses a laissé tomber 1 élimination du sucre a peu près au niveau de celle qui se produit pendant l’inanition. Les chiffres que nous avons obtenus sont cependant légèrement supérieurs.
Le trouble digestif le plus léger, la diarrhée, même si elle est peu grave, suffisent à diminuer le sucre dans les urines. On comprend dès lors combien il est difficile de se placer dans des conditions favorables pour l’essai des substances extractives du pancréas.
Parmi les poisons, nous avons essayé particulièreitient l’atropine. Cette sub-
SÉRUM AUTIKI
stance injectée sous la peau à haute dose a diminué sensiblement le sucre excrété. Ce résultat est en accord avec les faits antérieurement observés par M. Morat. Ce physiologiste a vu que, chez un animal normal, la teneur en sucre du sang artériel diminue sous l’influence de l’administration de l’atropine.
Acide urique. — A noter que les nucléines du pancréas n’ont augmenté que faiblement la quantité d’acide urique dans les urines.
Archives de Phxjsiologie, octobre 1897, 1 figure; Lxjon médical, 1897, p. s8i.