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EXPÉRIENCES PERSONNELLES FAITS NOUVEAUX

Régulation de la fluidité du sang. Origine nucléaire de la substance anticoagulante sécrétée par l’organisme.

Dans certaines circonstances, le sang devient incoagulable et capable d’empêcher, in vitro, la coagulation du sang normal. Le fait s’explique par l’accumulation, dans le sang circulant, d’une substance anticoagulante désignée sous le nom d’antithrombine.

1° Orientation et résultats de mes recherches. — J’ai isolé et caractérisé l’antithrombine, montré la véritable nature de cette substance et son origine dans les noyaux du foie. J’ai montré que tous les onganeis possèdent une antithrombine et indiqué les moyens de l’extraire. J’ai prouvé que l’action anticoagulante des antithrombines doit être rapportée au noyau phosphoré de ces substances. Inus les acides nucléiques possèdent, en effet, le pouvoir d’amp'êcher in vitro 'le( iSiang de' se coaguler. Mes expériences précisent le mécanisme de la fluidité du sang dans un grand nombre de circonstances, montrent l’identité de ce mécanisme dans ces circonstances très variées et pour la première fois

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O le sang de se coaguler. Contejean, le nremier ^éfl^- d’origine. Il montra qu’il suffit de

eduire la circulation dans le foie et les intest n nour atténuer considérablement l’activité des iniec Lrde peptone et admit que toutes les cPllnlpru T ^

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U e supériorité notable. Geev et Pachon Srèrenî que la ligature des lympathiques du foie peut sud primer d’une façon complète les effets de la peptone' et conclurent que l’intervention de cet organe es^ né cessaire a la manifestation de l’action anfcoagulair

arwicielles que le foie^isole de l’organisme peut former '

donaent des résultats uégalils. Aia sZ ieZlZd’ mr la’ré7‘"°'î fut abandonnée. On Td-

des, belles expériences de^^D^S™ erlaVSTque

cet auteur voyait dans l’antithrombine un produit de transformation de la peptone au niveau du foie.

3° Extraction et propriétés de l’antithrombine. — J’ai fait connaître que l’antithyombine est une nucléo-protéïde et indiqué ies moyens d’extraire cette substance du plasma sanguin.

On injecte à un chien 0 gr. 1 à 0 gr. 5 de peptone par kiiog. Le sang circulant devient incoagulabie ; cinq minutes après l’injection, on prélève 200 cent, cubes de sang. On sépare le plasma par centrifugation. On désalbumine ce piasma au bain marie bouillant. Le coagulum est séparé. On ajoute au liquide quelques gouttes d’acide acétique dilué.' L’acide acétique précipite une nuciéo-protéïde qui, redissoute dans une iiqueur faiblement alcaline, empêche in. vitro le sang normal de se coaguler. '

L’antithrombine précipite par les acides, l’alcool, et se dissout dans ies solutions alcalines faibles. Purifiée par des précipitations et redissolutions successives, elle donne faiblement la réaction du biuret, renferme dû carbone, de l’azote' et près de 3 0/0 de phosphore. L’antithrombine n’est pas aitérée par le vide. Séchée, elle résiste à 105°. Doyon, A. Morel, A. Policard..

Académie des sciences. 1911. CXLII, I. 147.

4° Substances actives autres que la peptone. Influence de la voie de pénétration. Rôle prédominant du foie. —.

J’ai fait connaître plusieurs substances capables, comme la peptone, de provoquer l’incoagulabilité du sang circulant en faisant apparaître dans ce sang une nuciéoprotéïde anticoagulante.

Comme la peptone, ces substances sont inactives sur le sang in vitro. Elles- n’agissent qu’m vivo. Mais elles diffèrent de la peptone par une particularité importante. La peptone agit sur l'organisme quelque soit le vaisseau par lequel elle pénètre. Les substances dont j’ai découvert l’action, n’agissent que si elles pénè-

trent par une veine mésaraïque ou le canal cholédoque Injectées, par une veine de la circplation générale ces substances sont inactives. Ce fait met bien en évidence le rôle prédominant du foie dans la réaction de l’organisme. Il est intéressant de remarquer aussi que des substances de nature variée maintiennent la fluidité du sang par un mécanisme identique, la sécrétion d’une nucleo-protéïde.

L incoagulabilité débute immédiatement après l’injection. La phase pendant laquelle le sang circulant est incoagulablé dure quelques heures au maximum. Le sang recueilli ne présente pas une incoagulabilité detinitive. Il se coagule, soit quelques heures, soit plusieurs jours après la prise. Le sang incoagulable est capable in vitro d’empêcher le sang normal de se coaguler et résisté à l’action du sérum. Le plasma contient une nucleo-proteide active im vitro et in vivo absolument •identique à celle que j’ai extraite du plasma de peptone aveic A. Morel et A» Policard. La teneur en fibrL nogene n’est pas modifiée.

Atropine. -- L’atropine est bien tolérée par le chien, our déterminer la mort par injection intra-veineuse il faut dépasser la dose de 0 gr. 05' par kilogi J’ai observe la survie après l’injection de Q gr. 08 jiar kilog. dans la saphène. Aucun chien ne survit à l’injection de, 0 gr. 1 par kilog. dans un'e veine.

L injection dans une veine de la circulation générale est toujours inefficace à moins qu’on emploie des doses énormes. Dans la mésaraïque ou le cholédoque, il suffit de 0 gr. 01 par kilog. pour provoquer l’incoagulabi- Iite; dans une des veines de la circulation générale il faut dépasser la dose de 6 centigr. par kilog.

L’antithrombine apparaît dans le sang des veines susrhepatiques avant d’apparaîtr.e dans tout autre, vaisseau. L’injection dans le canal cholédoque donne les memes résultats que l’injection dans une veine mésaraïque. J’ai aussi obtenu rincoagulabilité à la suite d injections faites dans l’artère hépatique.

La i-echerche de la nucléo-protéïde active peut être faite dans le plasma dans des conditions parjticulièri rement démonstratives,. A cet effet, on fait successivement deux prises de 200 ce. de sang carotidien sur un fort chien. Entre les deux prises, on injecte de ratropine dans une mésaraique. Dans les 2 cas, le sang est reçu sur de Toxalate. Le sang est centrifugé, le plasma isolé, la nucléo-protéïde. recherchée.' Seul le sang prélevé après rinjection possède une nncléofprotéïde anticoagulante. D’une manière générale, la quantité de n'ucléo-protéïdes est toujours plus ahondante après l’injection dans le cholédoque ou Une mésaraïque qu’après l’injection dans une veine quelconque.

L’hyoscyamine agit dans les mêmes conditions que l’atropine.

Société de Biologie. 1904. 192, 421, 586, 589, 939 ; 1905. 428, 443, 444 ; 1908. 127, 361 ; 1910. 230, 294 ; 1911. I, 463 ; 1913. I, 78 ; 1916. 8.

Académie dies sciendes. 1908. CXLVI, 191 ; 1910. CL, 348 ; 1911. CLII, 793.

Journal de Phyisiologie et de Pathologie . générale. 1906. en collaboration avec Kareff.

Morphine, Codéine. -- Une petite dose de morphine peut suffire pour provoquer l’incoagulabilité du sang. J’ai obtenu un résultat très accusé e/t persistant en injectant 3 cc. d’une solution à 1 p. 100 de chlorhydrate de morphine dans une veine mésaraîque d’un chien de 28 kilog. 500.

La codéine peut provoejuer l’incoagulabilité dans les mêmes conditions que la morphine, mais le fait est exceptionnel.

Académie des sciences. 1920. CLXXI, 236.

Bile. — La bile dp bœuf ou de chien injectée au chien ou au lajDin, à la dose de 1-3 cq., dans une rfésaraïque provoque l’incoagulabilité du sang circulant. In vitro, la J)ile est active, mais à doses beaucoup plus fortes. La

coagulation se produit même si on reçoit 10-15 cc. de sang sur 1 cc. de bile.

Société de Biologie. 1909.. 428, 593, 727, 859.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1910. Mars.

En général, le sang circulant, recueilli après une injection de bile^se coagule sous riuflueuce de l’addition d’un volume égal de sang normal et de quelques gouttes de sérum frais. Cependant, exceptionnellement, j’ai constaté que le sang recueilli après une injection de bile était capable de s’opposer in vitro à la coagulation du sang normal.

Société de Biologie. 1909. 428, 859.

L’action de la bile doit être rapportée aux sels biliaires. Des solutions à 10 0/0 de taurocholate ou de glycocholate de soude agissent comme .la bile.

Société de Biologie. 1909. 428.

Crépitine, Extrait de gui. — La crépitîne, l’extrait de gui provoquent l’incoagulabilité du sang quelle que soit la veine par laquelle ces substances pénètrent. Toutefois, la crépitine et l’extrait de gui ont une action plus marquée et plus persistante, lorsqu’elles-pénètrent par' une mésaraïque, que lorsqu’elles pénètrent par une veine de la circulation générale.

Société de Biologie. 1909. 54,7, 567, 719 ; 1910. 252.

La peptone agit quel que soit le vaisseau par lequel elle pénètre. J’ai montré que cette substance provoque des' effets plus accusés et plus persistants, lorsqu’elle est injectée dans le cholédoque ou une mésaraïque que lorsqu’elle est injectée dans une veine de la circulation générale.

Société de Biologie. 1908. 142.

Académie des sciences. 1908. CXLV.I. 191.

Curare. — Le curare détermine l’incoagulabilité du sang dans certaines conditions. J’ai obtenu cet effet

d’une manière constante chez des chiens de 13 à 14 kilog., en injectant 20 , cc. d’une solution de curare à 1 p. 100 dans une veine de la circulation générale ou dans le canal cholédoque. In vitro, le curare rend le sang incoagulable seulement à très hautes doses,. J’ai constaté la coagulation d’un mélange de 20 cc. de sang et de 5 cc. d’une solution à 4 p. 100 de curare.

Société de Biologie. 1908. 1113. .

Espèces et sujets réfractaires. — Les modifications du sang ne s'observent pas chez tous les animaux. Le lapin est réfractaire à l’action de l’atropine, de l’hyoscyamine, de la morphine, de la codéine, de l’e'xtrait de gui. Même chez le chien, tous les sujets ne sont pas également sensibles à l’action de la morphine. La plupart des sujets sont réfractaires à la codéine. La bile provoque l’incoagulabilité du sang chez le chien et chez le lapin. Il en est de même de l’acide nucléique.

Société de Biologie. 1908. 361 ; 1909. 593.

Phénomènes concomittants de l’incoagulabilité du sang. Baisse de la pression artérielle.. — J’ai montré que l’atropine, rhyoscyamiiie, la morphine, la codéine, la bile provoquent non seulement l’incoagulabilité du sang, mais, aussi, comme la peptone, la baisse de lia pression artérielle- et la narcose.

La pression artérielle peut tomber au-dessous de 2 cent. Hg. Elle se relève graduellement et atteint lei niveau normal bien avant la fin de la phase pendant laquelle le sang circulant est incoagulable.

La baisse de la pression est indépendante de l’incoagulabilité du sang et se produit même chez les animaux qui ne présentent aucune modification de la coagulabilité. L’injection d’atimpine, de bile dans une veine quelconque (saphène, jugulaire), provoque la baisse de la pression artérielle sans modifier la coagulabilité du sang ; toutefois, l’injection dans une mésaraïque provoque en général une baisse plus prononcée et plus

persistante que. l’injection dans une veine de la circulation général^.

Société de Biologie. 1908. 149, 331 ; 1909. 593.

L’antithrombine est sans action sur la pression sanguine plus èxactement, on peut provoquer l’incoagulabilité du. sang sans modifier la pression.

. Société de Biologie. 1912. I, 461.

Hémorragies intestinales. - L’incoagulabilité du sang et la baisse .de la pression artérielle \S’accompagnent parfois d’hémorragies intestinales.

J’ai montré que la peptone^injectée dans une veine de la circulation générale,provoque de l’eritérite hémorragique avec exsudât sanguinolent adhérent, Les lésions sont localisées au duodénum en cas de doses faibles. Elle prédominent toujours dans l’intestin grêle, mais peuvent s étendre au rectum. Si la peptone est injectée dans une veine mésaraïque, les hémorragies intestinales n apparaissent pas, par suite sans doute du rôle antitoxique du foie.

Société de Biologie. 1910. 7.

L’atropine crée une grande tendance aux hémorragies,. Dans un cas, j’ai observé une véritable exsudation de sang sur toute la surface de la rate chez le chien. Je n ai jamais constaté d’entérite hémorragique. Société de Biologie. 1910. 152.

La crépitine. provoque de l’entérite hémorragique. Société de Biologie. 191-0. 252.

J’ai observé exceptionnellement des hémorragies intestinales, (dans le gros intestin et notamment dans le rectum) après l’injection intra-veineuse d’acide nucléique.

Archives internationales de Physiologie. 1921. Novembre.

Nocivité comparée suivant la voie d’introduction. —

J’ai montré que la bile est infiniment plus nocive

lorsqu’elle pénètre par la veine porte,, que lorsqu'elle pénètre par une veine de la circulation générale. La bile de bœuf injectée au chien dans une veine mésaraïque à l-q dose de 1 à 2 cent, cube par kilog., provoque la mort en deux à quatre heures. A l’autopsie, on trouve une énorme congestiofn du foie, les travées sont complètement disjointes, les cellules! nagent dans un véritable lac sanguin. On peut observer une entérite hémorragique extrêmement intense.

Société de Biologie. 1910. 210, 452.

La crépitine est plus nocive lorsqu’elle pénètke par la veine porte que lorsqu’elle pénètre par une veine de la circulation générale. D,ans le premier cas, la mort arrive plus rapidement et -on constate unei entérite hémorragique très accusée.

, Société de Biologie. 1910. 252.

L’entérite hémorragique n’est pas sous la dépendance absolue de l’incoagulabilité du sang et de la baisse de la pression artérielle. Même après l’injection de bile et alors que la pression artérielle est tombée à ■ 1-2 cent. Hg, les hémorragies intestinales peuvent faire défaut.

5 ° Expériences sur le foie excisé. Dérivation du sang artériel à travers l’prgane excisé. Mise en évidence de l’antithrombine d’origine hépatique. — Le simple passage du sang artériel normal à travers le foie peut déterminer la mise en liberté de l’antithrombine hépatique. On dirige le sang carotidien d’un chien neuf directement à travers le foie excisé dt bien lavé d’un chien tué par saignée* après; son pas¬

sage à travers la glancfe, le sang carotidien se coagule seulement après un très long retard et possède la propriété de retarder considérablement in vitj'o la coagulation d’un sang normal. Le .sang dérivé peut être incoagulable et posséder d’emblée, au , sortir du foie, dès le premier échantillon, la propriété d’empêcher

in vitro le sang normal surajouté à volume égal, de se coaguler.

Académie des Scienoes. 1910. CL, 792.

L injection d’atropine ou même simplement d’eau distillée dans le tube qui relie la carotide au foie excisé constitue un moyen certain de provoquer l’incoagulabilité du sang qui traverse la glande.

Société de Biologie. 1910. 230, 294, 930.

Académie des Sciences. 1910. CL, 348.

L injection d’eau chloroformée provoque la coa.gulation du sang en amont du foie excisé, mais le liquidequi exsude de la glande possède la propriété d’empêcher in üilro le sang de se coaguler.

Société de Biologie. 1912. I, 26.

Les propriétés du foie peuvent être manifestées, soit immédiatement après la mort, soit plusieurs jours et même plusieurs semaines après Excision et lavage de la glande.

Société de Biologie. 1910. 291, 310, 450, 395, 670; 1911, 311.

La congélation préalable du foie excisé, au moyen de l’acide carbonique liquide, suivie de la décongélation, favorise la mise en liberté de l’antithrombine au pas^ sage du sang artériel à travers la glande hépatique.

Société de Biologie. 1910. 486, 570 ; 1911., 1, 341, 797.

6° Préexistence de l’antithrombine dans le foie. Origine nucléaire de cetté substance. — J’ai montra.avec A. Morel et A. Policard. qu’on peut extraire du^ifen soit directement de l’organe broyé, soit par une circulation artificielle au moyen d’une solution 'faiblement alcaline, une substance phosphorée qui s’identifie avec la substance active du plasma rendu incoagulable par la peptone. Le liquide qui a éfe mis en contact avec le foie n’est pas anticoagulant d’embléq. If possède, au

contraire, des propriétés coagulantes énergiques. Pour mettre en liberté l’antithrombine et rendre le liquide anticoagulant, il suffit de chauffer ce liquide pendant quelques instants à la température du bain marie bouillant ou de l’abandonner pendant 12 à 24 heures à la température du laboratoire. La chaleur ou le vieillissement n’agissent bien que si le milieu est alcalin. Si on fait circuler, à plusieurs reprises, à travers un foie préalablement lavé upe solution physiologique de chlorure de sodium, l’eau chlorurée sodique entraîne bien rantitbrombine, mais celle-ci n’est pas à l’état libre; les propriétés anticoagulantes ne se manifestent que si on alcalinise avant le chauffage' le liquide ayant traversé le foie.

J’ai montré que si on ajoute à la solution chlorurée sodique, destinée à traverser le foie excisé ,du chloroforme, le liquide possède d’emblée au sortir de la glande, des propriétés anticoagulantes.

Société de Biologie. 1911. I, 92, 115, 175, 232 ; 1912. I, 133, 175. Académie des sciences. 1911. CLII, 282, 726, 793.

Congélation. ~r La congélation du foie excisé, au moyen de l’acide carbonique liquide, suivie de la décongélation, favorise l’extraction de l’antithrombine.

La démonstration est particulièrement nette chez les oiseaux. Le foie d’une poule est divisé en deux parties égales : l’une est congelée pendant quelques heures au moyen de l’acide carbonique liquide, l’autre est conservée telle quelle. Les deux fragments sont ensuite) broyés, additionnés à poids égal de solution alcaline faible et abandonnés quelques heures à la température du laboratoire. Chaque mélange est ensuite chauffé pendant quinze minutes aù bain marie bouillant, puis campü’imé à la presse. Le liquide^ centrifugq est additionné d’un volume égal de sang normal carotidien de chien. Seul le liquide provenant du fragment soumis à la congélation est anticoagulant. Le foie congelé avait

macéré seulement pendant cinq heures ; le foie non congelé pendant dix huit heures.

Société de Biologie. 1911. 1, 797-

Chez le^ chien, les résultats sont aussi probants. Le foie excisé est divisé en deux. Une partie est soumise deux nu trois fois à la congélatian par l’acide carbonique liquide, puis à la décongélation. L’autre partie est abandonnée à 10-12°,. Les deux échantillons sont ensud,e additionnés d’eau salée à 9 p. 1000 ; chauffé au bain marie bouillant et abandonné après refroidissement pendant quelques heures. Les liquides obtenus par centrifugation sont neutralisés. Le plus souvent seul le liquide obtenu en partant du foie congelé est actif d’emblée sur le sang.

Société de Biologie.' 1911. I, 311,, 342.

Académie des sciences. 1910. CLI, 1074.

Nucléo-protéïdes inactives des animaux réfractaires. -

Chez le lapiii, j’ai pu, avec A. Morel et Af- Policard extraire des nucléo-protéïdes au moyen de solutions faiblement alcalines ou de solutions de chlorure de sodium, mais les nucléo-protéïdes sont dénuées de toute propriété anticoagulante diriecte,, même après congélation et décongélation de la glanda Ce fait explique sans doute pourquoi le lapin est réfractaire à l’action de la peptone, de l’atropine, de la morphine, Lh reservie facilement mobilisable de l’antithrombine ne paraît exister que dans le foie et. chez certaines espèces (chien, chat).

Société de Biologie. 1911. I, 372, 433 ,• 1912. 93.

Académie des Sciences. 1911. CLII 726.

Modifications histologiques. - J’ai recherché avec 1 OLicARD les effets de la congélation et de la décongélation sur les cellules du foie : Iqs cellules paraissent contractées et exsudent des masses amorphes sans rupture apparente de la membrane cellulaire. Les noyaux sont plissés, ratatinés et s’imprègnent d’une manière

diffuse de chromatine ; rhemoglobine abandonne les noyaux.

Société de Biologie. 1912. I, 93.

7° Le rôle du foie n’est pas exclusif. — J’ai observé chez le chien dont la circulation est réduite à la moitié sous-diaphragmatique du corps, rincoagulabilité absosolue du sang sous l’influence de la peptone, Mais le fait est exceptionnel. En général, le sang Coagule en apparence normalement, mais le sang recueilli dès les premières minutes qui suivent l’injection de peptone donne un caillot mou, très vite dissous.

Société de Biologie. 1912. I, 736 ; II, 570.

8° Extraction de tous les organes de nucléo-protéïdes anticoagulantes. — Chez le chien et le chat, le foie contient une réserve d’antithrombine facilement mobilisable. Mais j’ai prouvé qu'on peut extraire, chez toutes les espèces animules, de tous les organes, une antithrombine phosphorée, anticoiagulante in vitro, en soumettant ces organes, soit à Vauiolijse, soit à la dialyse dhloroforiïùqud, soit à Vautoclave. Dans les conditions ordinaires, des substances coagulantes masquent l’antithromhine et hâtent la coagulation du sang normal surajouté in vitro.

Société de Biologie. 1910. 486, 570; 1911. II, 8, 191, 185, 727, 903 ; 1912. I, 26, 59, 133, 306, 102, 766, 925.

L’ébullition, même prolongée, ne suffit pas à abolir entièi’ement :1er, pouvoir, coagulant des extraits aqueux des tissus. Pour obtenir un liquide anticoagulant, il faut chauffer les organes en vase clo:si à 110-120°. L’antithrombine résiste â 130°. Le liquide exsudé dans ces conditions possède la propriété d’empêcher iii vitro le .sang de coaguler. La substance active est une nucléoprûtéïde coptenant 2 à 3 0/0 de phosphore. J’ai obtenu des résultats positifs avec l’intestin, le foie, les

ganglions lympa'thiques, le pancréas, la rate, les poumons, le cerveau, les testicules...

Société de Èiologie. 1912. I, 307, 402, 464, 485, 727, 766, 925,

J’ai montré que si on expose les organes' (foie, intestinS|, ganglions, etc,...), sous une cîoche avide en présence de chloroforme/ou d’éthe^ le liquide exsudé est d’emblée anticoagulant in vitro, par suite de la présence d’une antithrombine phosphorée. L’organe soumis à la dialyse retient des substances coagulantes. Si on fait, macérer cet organe ayant exsudé dans une solution faiblement alcaline pendant quelques heures, le liquide provenant dde lia macération, active tn vitro, la coagetlation du sang ; toutefois, ce même liquide acquiert des propriétés anticoagulantes sous l’influence du vieillissement ou de l’ébullition.

L’action de la dialyse chloroformique peut être rapprochée de celle de la congélation,.

Société de Biologie. .1912. I, 306.

J ai co.nstaté que si on fait m’acérer ,à l’étuve un organe, l’intestin p.. e., dans une -solution faiblement alcaline, en présence de chloroforme, on constate au bout de quelques heures, la mise e,n liberté d’une substance anticoagulante se rapprochant, par sa teneur en phosphore, des nucléines. La digestion pancréatique, la putréfaction ont le même effel,. On peut utiliser pour préparer extemporairement une antithrombine, soit des pancréas desséchés conservés à l’état de poudre, soit les pancréatines du commerce. Les pepsines du commerce empêchent in vitro le sang de coaguler ; la substance active est phosphorée, Les papaïnes sont sans action sur le sang et ne contiennent pas de phosphore;

Société de Biologie. 1911. I, 194, 903 ; 1912. II, 285 546 ■

9“ Importance du noyau phosphoré. — J’ai soumis la nucléo-protéïde anticoagulante extraite de l’intestin à l’action de la pepsine et de HCL, puis comparé l'activité

de la substa,iice initiale à celle du résidu indigestible. Le pouvoir anticoagulant appartient en elntier au ré^ sidu phosphoré.

Société de Biologie. 1912, II, 720, et thèses Aubriot et Dubrulle, faculté de médecine de Lyon, 1911-14.

10° Action anticoagulante des acides nucléiques. —

J’ai montré que tous les acides nucléiques possèdent le pouvoir d’empêcher le sang de^oaguler in vitro.

J’ai préparé et expérimenté avec succès les acides nucléiques de presque tous les organes, foie, reins, cerveau, testicules, globules rouges des oiseaux domestiques, eta.. Tous les acides ne sont pas également favorables à la préparation du plasma nucléaté. Je recommande surtout l’emploi des ganglions lymphatiques du bœuf. Le rendement est supérieur à celui de tous les organes (thymus excepté)' sans dépasser cependant sensiblement 1 0/0. L’intestin du-che>val, du chien, le pancréas du bœuf, la ma'mellei de la vache donnent aussi de beaux acides, très blancs et très actifs. .Pour obtenir du thymus un acide très actif, il faut soumettre l’organe avant l’hydrolyse par la soude, soit à l’autoclave à 110-120°, soit à la putréfaction, soit à l’autodigeshon en présence de chloroforme. La putréfaction doit être ménagée, car elle diminue très sensiblement le rendement et peut fairie disparaître rapidement l’acidie nucléique.

Société de Biologie. 1912. II, 546, 619, 644 ; 19.13f. I, 312, 873, 1395'; II, 546.

Académie des sciences. 1920. CLXX, 266 ; CLXXI, 1402 ; 1921, CLXXII, 134, 820, 1210.

J’ai associé mon élève M. Sarvonat à quelques-unes de mes recherches. Mon préparateur actuel, M. Vial ni’a aidé ces derniers mois.

Plasma nucléaté stable. Conditions d’action du sérum.

— J’emploie le plus souvent les acides nucléiques dans le,s conditions suivantes: L’acide est dissous (0,1) dans 5 cc. d’une solution alcaline faible dans un tube d’une

centrifuge. On reçoit 20 gr. de sang dans le liquide qui peut être, franchement acide au tournesol. On agite;. On prélève un petit échantillon pour suivre les modifh cations du sang total et on centrifuge le reste. La sépa- - ration du plasma est parfaite. Le sang contient dans ces conditions 5 gr. d'acide nu'cléique pour 1000 de sang.

Le sang non centrifugé reste liquide plusieurs jours. Les globules se déposent spontanément. Les hématies peuvent rester intactes ou à peine altérées pendant plusieurs jours. Peu à peu, un peu de fibrine se forme. Le plasma obtenu par centrifugation est limpide, sans trace d’hémolyse et peut être conservé absolument liquide ou avec des tï'aces de fibrine seulement pendant plusieurs jours. Le fibrinogène se coagule à la température normale. L’addition de sérum ne provoque pas la coagulation. Celle-ci ne se produit que si on ajoute au plasma nucléaté à la fois du sérum et du chlorure de calcium. Le thymol, le toluène, la nicotine n’empêchent pas la coagulation de se produire. Les acides nucléiques empêchent aussi la coagulation du plasma oxalaté sous l’influence du sérum.

L’activité des solutions d’acides nucléiques sur le sang se conserve intacte pendant des mois en présence de thymol.

D’une manière générale, toutes les antithrombines (antithrombines du plasma des chiens intoxiqués par la peptone, l’atropine..., antithrombine des organes, hirudine...) s’opposent à l’action du sérum.

Société de Biologie. 1912. II, 546, 619, 611 ; 1913;. I 312 873 1302, 1395. ^ ’ ’

Académie des .Sciences, 1920. CLXX, 966; CXLLI, 1402; 1921 CLXXII, 134, 820, 1210.

Démonstration chez la grenouille. — L’emploi de la grenouille permet de vérifier mes expériences sans outillage. Si on reçoit 60 gouttes de sang directement dans un demi centimètre cube d’une solution contenant 0,0033 d’acide nucléique, provenant de ganglions, 0,0025

de carbonate de soude, 0,002 de chlorure de sodium, le mélange ne coagule pas : même après plusieurs Jours, le sang est liquide et inaltéré. L’injection d’un demicentimètre., cube d’une solution contenant cinq milligr. d’acide nucléique, 0 gr. 0025 de carbonate de soude et 0 jgr. 002 de chlorure de sodium, dans le sac phatique dorsal d’une grenouille suffit à rendre le sang circulant incoagulable. L'effet -est très net après 30 minutes ; le sang circulant recueilli quatre heures plus tard^ donne des filaments de fibrine. Après l’injection de deux centigr., le sang circulant est incoagulable même après quatre jours. Au total, l’acide nucléique in vitro est actif à une dose inférieure! à 1 p. 1000 d\e( sang.

Académie des sciences. 1921. Novem'bre.

11° Action des acides nucléiques in vivo. — Injectés dans les veines du chien ou du lapin, les acides nucléiques provoquent l’incoagulabilité du sang circulant même si la dose est trop faible pour agir directement sur la masse totale du sang, Ils déterminent dans ce cas l’incoagulabilité du sang à la manière de la peptone et de l’atropine, en provoquant le passage dans le sang d’une nucléo-protéïde active, d’origine hépatique probablement au moins chez le chien. J’ai isolé cette nucléo-protéïdei. Les acides nucléiques" provoquent aussi la baisse de la pression artérielle et la narcose.

Académie des sciences. 1921. CLltXII. 1210.

Archives internationales de Phijsiologie. 1921. Novembre.

12° Injections successives de diverses substances anticoagulantes. Immunisation. — Le plus souvent, l’action de la peptone est nulle ou insignifiante si on a déterminé au préalable l’incoagulabilité du sang par une injection d’atropine dans le cholédoque, même, l’atropine provoque en général un retard peu accusé dans la coagulation dans le cas où une injection de peptone a été faite auparavant

L immunité n’est pas obtenue d’une manière constantei.

Société de Biologie. 1909. I, 393.

La bile peut déterminer l’incoagulabilité même après plusieurs doses de peptonei. Je n’ai jamais réussi à obtenir l’immunisation contre les effets de la bile. Je n’ai jamais pu me rendre compte si la peptoine provoque l’incoagulabilité après une injection efficace de bile. La bile n’agit pas, en effet, par une veine de; la circulation générale, et, aux doses actives par la veine mésaraïque, elle provoque toujours la mort en quelques heuresi.

Société de Biologie. 1909. 924.

L'extrait de gui n’exerce aucune action sur la coagulabilité du sang chez un^chien préalablement immunisé par la peptone.

Société de Biologie. 1909. 719.

Il est possible d’imimuniser un chien par une ou deux doses successives d'acide nucléique contre les effets d’injections ultériefures de ces acides,. Le sang circulant de l’animal immunisé ne devie|nt pas incoagulabie sous l’influence d’une nouvelle injection d’acide. Mais si on ajoute in vitro un acide nucléique au sang avant et après l’immunisation, on constate que ce sang devient incoagulable ,sous l’influence des mêmes doses d’acidesi.

Archives internationales de Physiologie. 1921. Novembre.

13o Rapprochement de Fantithrombine et de Fhirudine.

— J’ai montré avec Ai. Morel et A. Policard que riiirudine, qui représente actuellement la forme la plus pure que l’on connaisse de l’agent anticoagula,int de l’extrait de sangsues, peut être rapprochée de l’antithrombine et fait partie du. même groupe de substancesi. Nous avons constaté que l’hirudine sèche contient 1,70 pour 100 de phosphore. Dans l’extrait de tête de sang-

sues, le pouvoir anticoagulant est attaché aux corps phosphorési.

Société de Biologie. 1911. I, 1615, en collaboration avec A. Morel et Policard. '

L’hématogène extraite de l’œuf est une substance phosphorée qui n’appartieiiit pas aux nucléines. J’ai constaté que l’hématogène empêche .aussi la coagulation du sang in vitro.

Société de Biologie. 1913. I, 368.

L’ensemble de ces faits vient à l’appui de l’idée qui discerne dans l'existence d’un noyau phosphoré une des conditions de l’action anticoagulante de certaines substances,.

14° Action comparée des dérivés de l’anhydride phosphorique. — J’ai oompiaré l’action exercée in vitro sur la coagulation du sang par le sel de soudé; des divers dérivés de l’anhydride phosphorique. L’orthophosphate de soude n’exerce pas d’action anticoaguilante aux doses auxquelles agissent le métapbosphate et le pyrophosphatei Le métaphosphate et le nucléinate de soude sont anticoagulants à dose équivalente de phosphorq. Les glycéro-phosphates et les lécithines dérivées de l’acide ortliophosphorique sont inactifs aux mêmes doses,.

Société de Biologie. 1913. I, 460, 1302, en collaJb. avec M. Sarvonat.

Origine du fibrinogène Nouvelle fonction du foie

J’ai montré que l’ablation du foie ou les lésions graves de cet organe déterminent la disparition du fibrinogène du plasma et par conséquent l’incoagulabi-

lité irrémédiable du sang, On peut donc affirmer que le ùbi'inogène prend naissance dans le foie ou, tout au moins, que la produclion de cette substance dépend étroitement de l’activité hépatiqué.

Mes recherches mettent en évidence une fonction du foie absolument insoupçonnée,, expliquent un des mécanismes de l’inooagulabilité du sang et apportent une contribution à la •connaissance de l’évolution d une des matières albuminoïdes les plus importantes de l’organisme.

Journal de. Physiologie et de Pathologie générale. 1905. Juillet.

Mes recherches ont été confirmées par Nolf (expériences chez les mammifères et les poissons) et par WippLE et Hurwitz (expériences chez les mammifères et dosages exécutés en clinique chez l’homme).

Je revendique la découverte des faits suivants ;

H Ablation du foie. - Chez le chien, on peut obi server l’incoagulabilité du sang après, l’extirpation du foie et 1 établissement d’une communication entre la veine porte et une veine sus-hépatique ; toutefois, l’expérience est difficile à réaliser dans des conditions satisfaisantes.

Société de Biologie. 1904. 612.

Académie des sciences. 1904. CXXXVIII 1007.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1905. Juillet. Justification : résultats confirmatifs par Nolf. Archives internationales de Physiologie. 1905 ; 1906. 247. Iiicoagulabilité du sang chez Scylliums (Poissons) après l’ablation du foie. .Dulletin Ac royale Belgique. 1905.

Le sang des grenouilles ayant suhi l’extirpation totale du foie devient incoagulable. L’incoagulabilité peut apparaître dès le troisième jour après l’ablation du foie. J’ai réalisé avec succès une expérience devant les membres de la Société de Biologie, le 20 mars 1909;' une grenouille opérée cinq jours aiiparavant a été saignée par section d’une patte antérieure, le sang est resté

liquide. L’addition de sérum, in vitro, au sang recueilli dans ces conditions, ne provoque pas la coagulation.

Société de Biologie. 1906. 182, en colla'bofation avec G.vutier et A. Morel. 1907. 521. ' ■

Il est possible de saigner entièrement une grenouille,, de débarrasser entièrement son système circulatoire du sang qu’il contient pour y substituer du (Sang défibriné d’animaux de même, espèce. La fibrine est régénérée en quelques heures. La régénération n’a pas lieu si la grenouille est privée de son foie,.

Société de Biologie. 1906. 606, en collaboration avec G.lutier et A. Morel.

Académie des Sciences. 1906. CXLII, 854.

2° Action du chloroforme. J’ai découvert les faits suivants, en apparence opposés ;

l.n vitro : le chloroforme provoque la coagulation instantanée du sang. In vivo : administré par la voie gastrique ou par la voie sous-cutanée, le chloroforme détermine, à certaines doses, parallèlement : l’incoagulabilité du sang, la disparition du fibrinogène du plasma et la nécrose du foie,. Le chloroforme exerce une action élective sur le foie, à l’exclusion de toute action sur les autres organes, sauf cependant le rein ; la disparition du fibrinogène et l’incoagulabilité du sang dépendent de la nécrose du foie. Lorsque les lésions du foie sont pour un motif quelconque (rejet d’une partie du chloroforme, vomissements,...), peu accusées, on observe de rictère. Les modifications du sang sont peu sensibles, le sang se coagule plus ou moins normalement.

Société de Biologie. 1905. 30, 108, 701 705, 852, 853.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1905. .Tuilletk

Je revendique, non pas d'avoir vu le premier que le chloroforme détermine des lésions hépatiques et des modifications du sang, mais d’avoir le premier observé la disparition du fibrinogène, compris la nature de la

modification du sang et sa relation avec la nécrose du foie.

Le moyen le plus sûr d'obtenir la nécrose du foie consiste à donner le chloroforme mêlé à de l’huile par la voie gastrique (2 gr,. par kilog., mêlé! à b volumes d’huile). Une ou deux doses/répétées à vingt-qiuaifre heures d’intervalle, suffisent. La voie sousrcutanée donne des résultats plus incertains et moins complets.

Absorbé par inhalation, le chloroforme exerce .aussi une action sur le foie et le sang. J’ai vu qu’une seule et relativement courte anesthésie peut suffire à provoquer la nécrose tptale du foie et l’incoagulabilité du sang par disparitian du fibrinogène. Mais le fait est exceptionnel et les conditions dans lesquelles il peut apparaître sont inconnues.

Société de Biologie. 1909. 264.

Académie des Sciences. 1909. 522. Nécrose du foie et incoagulab'ilité du sang à la suite de l’administration de chloroforme par inhalation pendant trente cinq minutes chez un chien paraissant en excellente santé. Mort après 28 heures. Des dosages de fibrine ont été faits avant l’anesthésie, immédiatement après et le lendemain ; avant l’anesthésie, le taux de la fibrine était normal,' au moment de la mort, il ne restait pas trace de cette substance dans le sang.

Néanmoins, toute anesthésie exerce une action nécrosante sur le foie, action qui se poursuit après la cessation de l’inhalation. En général, les lésions présentent lés mêmes caractères généraux que celles provoquées par l’ingestion, prédominent dans ta région sus-hépatique des lobules, mais sont parcellaires, très discrètes et limitées à quelques cellules.

Société de Biologie. 1909. 27, 265, en collaboration avec A. POLICARD.

Whipple et Hurwitz, en Amérique, ont confirmé ces faits et ces conclusions. Ces auteurs ont vu que, chez le chien, toute anesthésie un peu prolongée provoque des lésions hépatiques et une baisse considérable de la teneur en fibrinogène du sang ; le fibrinogène

peut disparaître. Il réapparaît au fur et à mesure que le foie répare ses lésions. Whipple et Hurwitz affirment que la teneur en fibrinogène du sang est un excellent indice de l’activité hépatique et concluent nettement que le fibrinogène prend naissance dans le foie ou tout au. moins que la produotion du fibrinogène dépend- ■ étroitement de l’activité ' du foie. En France, Kathery et Saison ont confirmé les résultats histologiques obtenus par moi et Policard.

The Journal of experimental Medicine. 1912.

Société de Biologie. 1909. 716.

30 Intoxications diverses. Oblitération des artères du

foie. Le phosphore, l’acide arsénieux, les sérums hépatotoxiques, l’oblitération des artères du foie provoquent parallèlement des lésions hépatiques, ta baisse ou la disparition du fibrinogène du plasma sanguin. Plus l’altération du foie est accusée, moins il y a de fibrinogène. Il faut être prévenu des insuccès possibles. Il est difficile de préparer un sérum hépatotoxique actif. La suppression complète de l’afflux artériel n’est pas facile à réaliser chez le chien en raison du grand nombre des communications des artères entre elles.

Action du phosphore ; Société de Biologie. 1905. 493:

Académie des sciences. 1905. CXL, 800.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1905. Juillet.

Sérums : Société de Biologie. 1905. 427.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1905. Juillet.

Olblitération des artères du foie : Société de Biologie. 1905 632; 1907. 650, 725 ; 1908. 61.

Acide arsénieux ; Société de Biologie. 1909. 307.

4° Sang sus-hépatique. — Avant mes recJierches, les physiologistes enseignaient que le sang, au sortir du foie : 1° ne contient pas de fibrine ; 2° n’est pas spontanément coagulable. Selon Lehmann, la fibrine disparaît dans le foie. J’ai démontré que le sang sushépatique, recueilli sur le chien vivant et pur de tout

mélange, se coagule spontanément. Dans mes expén riences, la coagulation s’est accomplie en un temps variable^ indépendant de l’état de jeune ou de digestion. Le sang sus-hépatique s’est parfois coagulé plus rapidement que le sang carotidien, parfois en même temps, souvent avec un retard assez marqué.

Société de Biologie. 1903. 312.

Academie des Sciences. 1900. CXLIII, 653.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 'l906. Novembre, en collaboration avec G.curiEn et Kareff.

Le sang artériel contient plus de fibrine que le sang veineux correspondant, soit -à l’état normal, soit pendant la période de régénération de la fibrine après la saignée ou la défibrination totale.

D’une manière générale, le sang de la veine sushépatique contient après la saignée ou la défibrination totale, plus de fibrine que le sang artériel, le sang de la veine porte ou le sang de-tout autre vaisseau.

Société de Biologie.. 1906. 860.

Académie des .sciences. 1906. CXLIX, 1161.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1904. 612. Kareff. Thèse fac. méd. .Lyon. 1908.

Le foie présente pendant la régénération de la fibrine, à l’exclusion de tout autre organe ou tissu, notamment de la moelle osseuse et de la rate, des modifications histologiques qui indiquent une participation des cellules hépatiques à la régénération. Le protoplasme des cellules de la région sus-hépatique présente des vacuoles c{ui renferment parfois des boules d’une substance homogène ; à la périphérie des lobules, accumulation de leucocytes polynucléaires neutrophiles.

Société de Biologie. 1907. 724 ; 1908. 995, en collaboration avec Mawas.

5° Rôle de l’intestin. — Corin et Ansiaux avaient localisé l’origine du fibrinogène dans l’intestin. J’ai montré :

Que l’ablation totale de l’intestin ne modifie pas la teneur du sang en fibrine ; si la survie eist un peu

longue, on constate même souvent une augmentation de la teneux' en fibrine. ,

Que la fibx'ine se régénère de la manière habituelle, malgré l’ablation de l’intestin, après la saignée et après la défibrination totale.

Société de Biologie. 1907. 144, 308.

Académie des Sciences. 1907. 526.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1907. Mar.

6° Fibrinogène hépatique. — J’ai constaté^ avec A. Morel /ju’on peut entraîner par le chlorure de sodium à 1/100 du foie' (et il est vrai de tous les tissus privés de sang) une matière albuminoïde qu’aucune réaction ne permet de différencier du fibrinogène.

Société de Biologie. 1905. 658 ; 1906. 688. Justification Dastre. Société de Biologie. 1905. 739.

Dosages. Dosage de la fibrine de caillot. Le sang est recuilli. dans un tube d'une centrifuge, le caillot lavé dans lé tube même avec de l’eau distillée ; on renouveille un grand nombre de fois le liquide de lavage. Société de Biologie. 1906. 681, en collaboration avec A. Morel et Kareff

Dosage du fibrinogène par l’acide acétique dilué.. Société de Biologie. 1905. 657, en collaboration avec A. Morel et Péju.

Phénomènes électriques et thermiques pendant la coagulation du sang et du lait. Action des températures très basses.

Substances modifiant l’activité de la présure.

1 ° Sang. — J’ai démontré expérimentalement avec Ch.anoz les propositions suivantes :

Si la coagiilaliou du sang est accompagnée d’un phénomène électrique, ce phénomène est inférieur à

l/4000e de volt. Nos expériences ont été confirmées par R. Dubois, qui avait soutenu une opinion différente, puis par A. Waller dont la compétence est universellement reconnue.

Société de-Biologie. 1900. 396, 627.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1900. Mai. 1146**^^^*^^'*°^ Dubois, A. W.vlleh. Société de Biologie 1903.

2° Lait. Il est absolument impossible d’affirmer que la coagulation du lait soit accompagnée d’un phénomène électrique attribuable à l’action du lab ferment. Après élimination dés causes d’erreur, je n'ai jamais observé, soit avec i’électromètre, soit avec le galvanomètre, de phénomènes supérieurs à 1/3000 de volt. Dans quelques cas, je n’ai pas observé de phénomènes de l’ordre de 1/10000 de volt. Dans querques expériences, faites avec de la présure et du la,it, j’ai noté une déviation de sens inverse. Parfois, on constate une déviation en ajoutant simplement de la présure à de l’eau pure.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1900, Juillet en collaiboratibn avec Ch.4noz, ’

1148*^*^^^^^'™' Société de Biologie. 1903.

La coagulalion du lait, s’opérant vers 37° sous l’ac- tion combinée de la présure et d’une petite quantité de chlorure de calciuni,^ne s’accompagne pas d’un phénomène thermique appréciable. Le. phénomène, s’il existe, est inférieur à 1/30- de degré centigrade.

Société de Biologie. 1900. 451.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1900. Juillet en collaboration avec Chanoz. ’

3° Températures très basses. — Les températures très basses (— ISO» degrés) sont sans action sur la coagulabilité du sang et du lait, sur) /le pouvoir coagulant

de la présure, sur ragglutîn,abilité et le pouvoir coagulant du sérum,.

Société de Biologie. 1900. 761 ; 1901. 453, en col/aboration avec Chanoz.

^^Substances favorisant ou empêchant la coagulation du

lait. — J’ai montré que dans certaines conditions, ralcool et rëtlier favorisent l’action de la présure sur le lait. Si on ajoute à 10 cent cubes de lait 1 cc. de présure et 1/2 oui 1 cc. d’alcool ou d’éther, la coagulation du mélange se produit, en quelques instajitsi. Des échantillons témoins, sans alcool ou éther, ne se coagulent qu’après plusieurs heures.

Les alcools méthylique et amylique agissent comme l’aloool éthylique. L’acétone, l’acétate d’éthyle, le carbonate d’éthyle exercent la même influence dans les mênies conditions.

Société de Biologie. 1920. 918.

Le nucléinate de soude s’oppose à l’action de la présure sur le lait. L’addition de chlorure de calcium et de présure provoque la coagulation du lait nucléaté. Société de Biologie. 1920. 918.

Glycogénie. Sucre du sang.

1» Disparition du glycogène hépatique, sous l’influence de la pilocarpine et de l’adrénaline. — J’ai prouvé avec mes élèves Billet et Kareff que l’adrénaline (0,01) ou la pilocarpine (0,1) injectées à un chien de taille moyenne^ peuvent faire disparaître-le glycogène en moins d’une heure.

Au moment de mes recherches, on ignorait la cause de la glycosurie provoquée par ces substances. auteurs éminents avaient soutenu cfue radrénaline provoque l’augmentation du glycogène du foie,. en se basant sur des constatations histologiques, mais en négligeant de réaliser des expériences 09 mparatives. Mes comparaisons ont été faites sur le même animal auquel on prélevait un morceau de foie avant et’après l’injection. J’ai, soit dosé le glycogène, soit comparé des coupes. Mes expériences ont été faites sur le chien et le lapin.

Justification : Noël Paton, Mademoiselle Gruzeswka, ont d’une manière indépendante, confirmé mes résuitats.

Contrairement à une opinion émise, l’adrénaline diminue le glycogène du foie et augmente le sucre du sang, même après l’ablation totale du pancréas.

Société de Biologie. 1901. 63, lit, 191, 853, 835 ; ^OS: 2J2. Journal de Phijsiologie et de Pathologie générale. 1905, Novembre. Académie des sciences. 1901. 170, 191.

L’adrénaline paraît agir par rintermédiaire des nerfs. En effet : a) l’adrénaline ne modifie pas in vitro la transformation du glycogène en sucre dans les cellules hépatiques ; b) l’atropine protège in vivo les cellules hépatiques contre l’adrénaline. Or l’atropine paralyse les nerfs sécréteursi. Des, fragments de foie prélevé sur un même animal, avant .et aprqs l’injection d’adrénaline, contiennent sensiblement la'^îîantité de glycogène si le sujet a reçu au préalable de l’atropine.

Société de Biologie. 1908. 866.

2° Influence de la saignée. — Avec A. Morel et Kareff, j’ai montré que la saignée peut faire disparaître entièfement, en moîns d’une heure, le glycogène hépatique chez le chien.

Société de Biologie. 1906. I, 405. ’ ,

3° Influence de l’abrine, de la bile, de l’asphyxie. —

L’ahrine, la bile de bœuf injectées dans une veine mésaraïque provoquent la diminution du glycogène du

foie. L’action de ces poisons est liée à leur pouvoir hémolytique et à l’état asphyxique plus, ou moins prononcé qui est à la conséquence de la destruction des globules rouges.

L action de .l’asphyxie, bien étudiée d’une manière générale par Dastre, s’exerce même après la section de tous les nerfs, anatomiquement distincts du foie.

Société de Biologie. 129, 30, 1013. ^

4° Choline. — La clioline, qui présente des propriétés voisines de celles de la pilocarpine (Desgrez) est sans action sur le glycogène du foie, mais provoque la contraction des réservoirs contractiles (estomac...).

Société de Biologie. 1908. 1056.

5° Action des corps ternaires sur la fonction glycogénique. — J’ai complété avec A. Morel par des expériences comparatives précises les notions acquises concernant l’action des corps ternaires sur la fonction glycogénique du foie.

J’ai comparé sur le même animal (chien, lapin), avant et après l'infection de tt^corps dans une veine mésaraïque, la teneur d’un échantillon de foie en glycogène. J’ai injecté de la glycérine, de la mannite, de rarabinose, du dextro,se, du lévulose, du saccharose, du maltose, de l’inuline ; seuls le dextrose- et le lévulose ont augmenté, d’une façon sensible, le glycogène hépatique.

Société de Biologie. 1904. 190.

6° Consommation tissulaire du glycose. — Avec E. Dufourt, j’ai comparé la consommation tissulaire du glucose injecté dans les veines du chien. Plus l’injection est conduite lentement, plus il y a de sucra retenu. Fait inattendu, dans l’état de jeûne, les tissus de l’animal paraissent moins aptes; à utiliser le glucoset L’ictère, provoqué par la ligature du cholédoque, l’alcoolisation à dose modérée prolongée pendant un an,

(b cc. à 4 cc. par Idlog. tous les jours"), l’âge ne modifient pas .sensiblèment le pouvoir assimilateur des tissus.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1901. Septembre.

1 ° Diabète pancréatique. — Avec Hugounenq, j’ai étudié chez le chien le diabète pancréatique, expérimental. J’ai recherché l’influence des régimes, des principes constituants du pancréas et d’un certain nombre de poisons sur l’élimination du ^ucre. Plus l’alimentation est riche en viande, plus le sucre s’élève dans l’urine. L’ingestion de gomme arabique est sans influence. Une alimentation exclusivement composée de substances grasses fait tpmbea’ l’élimination du sucre à peu près au niveau de celle observée pendant l’inaiiition. Le trouble digestif le plus léger, la diarrhée suffisent à diminuer le suore dans l’urine.

Les différents éléments constituants du pancréas sont sans action. Incidemment, nous avons vu que les nucléines augmentent, mais faiblement, la quantité d’acide urique. L’atropine atténue la glycosurie.

Archives de Physiologie. 1897. Octobre.

8° Glycolyse. — Claude Bernard a démontré que le sucre disparaît dans le sang extrait des vaisseaux (glycolyse). J’ai constaté avec A. Morel que la glycolyse n’a pas lieu dans le sang débarrassé des globules par la centrifugation, ni dans le sang laqué avec de l’eau distillée. Le ferment glycolytique ne préexiste donc pas dans le plasma.

Société de Biologie. 1903. 215.

J’ai constaté que la glycolyse n’a pas lieu dans le sang rendu incoagulable par une injection intra-veineuse de peptone, puis extrait des vaisseaux, ni dans le sang additionné in vitro de nucléinate de soude.

Société de Biologie. 1913. I, ,569, 779, en collab. avec S,4 rvonat.

Evolution des graisses dans l’organisme.

Action du sérum sur les éthers.

1° Action du sang et du sérum sur les graisses neutres naturelles. — Un chimiste éminent avait annoncé rexistence dans le sang d’une lipase à laquelle il attribuait un rôle im'portant dans révolution des graisses de l’organisme. J’ai démontré avec A. Morel que le sang et le sérum sont sans action sur les/graisses neutres naturelles et débrouillé les causes d’erreurs constituées par la variation spontanée du sérum et l'absence d’expériences comparatives.

Pour démontrer l’action du sérum sur les graisses neutres, l’auteur du travail faisait une solution avec 400 cc. d’eau et 100 ca d’une solution de carbonate de soude à 5 gr. 72 par litre. Le mélangé était stérilisé, puis agité avec 1 gr. d’huile de pied dé.bœuf et mis à l’étuve. A des intervalles déterminés, on titrait, à la phtaléine, l’alcalinité du mélange.

J ai répété avec A. Morel exactement l’expérience et constaté les faits suivants :

Le sérum entièrement dépourvu de microbes ne fait pas diminuer ralcalinité du mélange carbonate -|- huile;

Lorsque le sérum n’est pas aseptique, le mélange devient acide ;

L’aicalinité d’un mélange, qui n’avait pas changé tant que celui-ci était resté aseptique, diminue dès qu’on l’ensemence avec quelques gouttes d’un mélange contaminé ;

Le changement dans la réaction d’un milieu contaminé, huile -(- carhonate de soude -f sérum, doit être attribué, pour la plus grande part, à une variation du

sérum. La présence de ï’hutle n’est pas nécessaire pour que le milieu devienne acide à la phtaléine. Des expériences comparatives prouvent cette conclusion.

Pas plus que le sérum, le sang total ne contienl de ferment agissant sur l’huile. La diminution de l’alcalinité, constatée dans le cas où le niélange contient des microbes, n’est pas due à la mise en liberté d'acide oléïque par saponification de l’buile. Il n’y a pas d’acides gras combinés au. carbonate de soude.

Société de Biologie. 1902. 498, 784, 785.

Académie des sciences. 1902.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1902. Juilleti

2° Action du carbonate de soude sur la monobutyrine.

— Le sérum saponifie la monobutyrine. On a soutenu que l’alcalinité de la liqueur exerçait une influence énorme sur l’action de la monobutyrinase. J’ai constaté avec A. Morel que le carbonate de soude en solution étendue sapoitifie la monob'uiyirine. La quantité d’acide mis en liberté est proportionnelle à la concentration de la liqueur en carbonate. Le carbonate de sonde ne jaaraît pas exedcer une influence sur l’action du sérum, mais suffit à lui seul à dédoubler certains éthers.

Société de Biologie. 1902. 1524.

3° Action du sérum sur les éthers. — Le sérum est sans action et ne sajronifie pas leSi graisses neutres, telles que l’oléine. J’ai recherché avec A. Morel l action du sérum sur d’autres éthers et comparé cette action à celle d’une solution diluée de carbonate de soude. Certains éthers ne sont saponifiés, ni jjar le carbonate de soude, ni par le sérum ; c’est le cas des éthers aromatiques oxydés tels que le phénétol. D’autres éthers sont saponifiés, mais faiblement, tel l’éther amyl-salîcylique. Un grand nombre d’éthers sont dédoublés par le carbonate de soude.

Société de Biologie. 1903. 682, 984 ; 1900. 717.

- Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1900. Septembre, en collaboration avec Cii.woz.

La lipase pancréatique dédouble l’oléine, en présence de sang, aussi bien dans le vide qu’au contact de l’air.

Le sérum dédouble la monobutyrine et d’autqes éthers aussi bien dans le vide qu’au contact d'e l’air.

Société de Biologie. 1903. 981.

Note d’ensemble : Société de Biologie. 1903. 1209.

4° Disparition de l’extrait éthéré dans le sang conservé à l’étuve. Présence nécessaire de l’oxygène. Pas d’augmentation de la glycérine et des acides gras. —

CoHNSTEiN et Michaelis avaient constaté que si on mélange du sang et du chyle et si on fait passer à travers ce mélange un courant d’air, la propdrtion des graisses diminue. Ce résultat était diversément interprété ; l’intervention des microbes n’avait pas été éliminée.

J’ai constaté les faits suivants :

1“ L’extrait éthéré diminue dans le sang conservé aseptiquement à l’étuve ; ,

2° Il n’y a pas augmentation en quantité équivalente de l’acidité du sang, de la glycérine, des acides gras libres ou à l’état de savons ; ,

3° La présence de l’oxygène est nécessaire. La diminution de f’iextrait éthéré est insignifiante dans un échantillon conservé en tube scellé soumis au préalable pendant deux ou ümis heures au vide de la trompe ;

4° La diminution des éthers in vitro paraît liée à l’existence des' globules du sang. Elle n'a pas lieu ou elle est extrêmement faible dans le sérum pur débarra ' des globules par la centrifugation ; elle a lieu, quoique atténuée, dans le sérum recueilli à la suite de la coagulation et contenant encore des globules.

Société de Biologie. 1902. 243. 784.

Académie des sciences. 1902. 10 mars, p. 621,

Journal de Phijsiologie et de Pathologie générale. 1902. .luillet, en collaboration avec A. Morel.

Nécessité de préciser le mode d’extraction. - J’ai recherché l’importance de la diminution de l’extrait

éthéré suivant la méthode d’extraction employée et l’influence des conditions d’alimentation du sujet en expérience, notamment l’influence de l’inanition.

Les substances qui disparaissent par le séjour prolongé à l’étuve sont les substances solubles; d’emblée, dans l’éther,. Celles qui nécessitent pour se dissoudre dans l’éther un traitement préalable prolongé du sang ■par l’alcool bouillant augmentent. Le rôle de l’alimentation paraît nul.

Société de Biologie. 1907. 286, en collaboration avec A. Morel

L’oléine introduite par l’alimentation disparaît dans le sang conservé à l’étuve. — Dans le sang conservé à l’étuve, à l'abri des microbes, l’extrait éthéré disparaît rapidement sans que la glycérine et les acides gras augmentent d’une manière correspondante. Je me suis demandé quel serait dans ces conditions le sort d’une graisse introduite par l’alimentation et passée dans le sang. J’ai utilisé l’oléine et constaté que l’acide oléique contenu dans le sang à l’état de combinaison ,saponifiable disparaît à peu près dans les mêmes proportions que l’extrait éthéré.

Société de Biologie. 1905. 616, en collaboration avec A. Morel.

La glycérine surajoutée ne disparaît pas. — J’ai prouvé que ta glycérine surajoutée ne disparaît pas dans le sang conservé à l’étuve, même après huit jours de séjour. Ce fait montre bien que l’extrait éthéré ne' disparaît pas par saponification.

Société de Biologie. 1902. 983, 1038, en collaboration avec A. Morel.

Le laquage du sang n’empêche pas in vitro la disparition de l’extrait éthéré. — J’ai démontré avec A. Morel que si oh ajoute à du sang,\immédiatement après sa sortie du vaisseau, de l’eau distillée dans la piyoportion de dix volumes pour un volume de sang, la gh^cose contenu dans le sang ne disparaît pas sensiblement, même après un séjour de quarante huit

heures à l’étuve. Nous avons obtenu des résultats différents en. ce qui concerne l’extrait éthéré qui dispaî*aît dans le sang laqué par plus de vingt volumes d’eau distillée. •

Société de Biologie. 1903. 683.

5° Action du foie sur l’éther amyl-salicylique. — L’éther amyl-salicylique est dédoublé dans l’organisme principalement,' sinon exclusivement par le foie.

Journal de Phijsiologie et de Pathologie générale. 1900. Septembre, en collaboration avec Chanoz;

Sécrétions externes. Sécrétion biliaire.

Bile.

1° Variations de la sécrétion biliaire. Influence de divers médicaments. — J’ai étudié avec E,, D-ufourt les variations de la sécrétion biliaire et de quelques principes constituants de la bile chez des chien's et des porcs porteurs de fistules permanentes.

La bile possède un pouvoir cholagoque certain. Sous l’influence de l’ingestion de bile', il n’y a pas seulement élimination de la bile ingérée ; la fonction biligénique est excitée.

Le salicylate de soude augmente la quantité ; l’augmentation porte surtout sur l’eau.

Le calomel diminue la quantité de bile; la diminution porte aussi sur les sels biliaires et les savons.

L’huile est sans action ; donnée mêlée à de la bile, elle masque les propriétés de celle-ci.

La glycérine, le carbonate de soude sont sans action. La sécrétion biliaire subit de grandes variations dont les lois ne peuvent être actuellement fixées. L’influence des repas, chez un animal soumis à un régime régulier, est nulle. ’

Cholestérine. La cholestérine provient non seulement du foie, mais aussi des parois de la vésiculei. La bile de vésicule non filtrée contient plus.de cholestérine que la bile filtrée.

La cholestérine ingérée n’est pas éliminée par la bile. Société de Biologie. 1896. 487.

Archives de Physiologie. 1896. Juillet 1897. Juillet.

2° Préparation de la biliverdine. Altérations des pigments biliaires. Autolyse du foie. — J’ai fait connaître avec Hugounenq un procédé de préparation de la biliverdine ; :1e bioxyde de sodium permet de passer rapidement de la bilirubine à la biliverdine,.

J’ai suivi avec Hugounenq les transformations des pigments biliaires sous l’influence des microbes,' ainsi que les modifications subies par le foie sous l’influence de l’autolyse. Les acides biliaires:, qui n'existent qu’à l’état de traces dans le foie, immédiatement après la mort, diminuent ; il y a régression des albuminoïdes (avec prédominance des leucines) et des graisses ; un pigment nouveau, voisin de l’hématine, apparaît Société de Biologie. 1896. 429, 130 ; 1890. 667.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1896, Juillet. 1899. Septemibre'. , !

3° Excrétion de la bile. — Les canaux excréteurs de certaines glandes constituent des appareils de régulatiion très perefetionnés. Le produit sécrété, mis pn réserve, est déversé au moment propice. J’ai étudié l’appareil excréteur d;e la bile.

Mes recherches comprennent une partie anatomique et une partie physiologique.

Dans la partie anatomique, j’ai étudié la disposition générale des voies biliaires, la structure histologique

des appareils musculaires et nerveux de ces organes chez un grand nombfe d’animaux (poissons, reptiles, oiseaux, mammifères) ; de nombreux dessins originaux sont annexés à mon travail.

Dans le domaine de la Physiologie, j’ai analysé le fonctionnement, soit des divers éléments muscùlaires par lesquels s’exécutent les mouvements des voies biliaires (vésicules, canaux, sphincter), soit des divers éléments nerveux qui règlent le jeu de ces muscles (nerfs moteurs, nerfs d’arrêt, centres réflexes).

Les voies biliaires de tous les vertébrés sont contractiles. La contractilité de ces organes est, en général, assez faible. Elle peut être néanmoins étudiée par les procédés de la méthode graphique. Elle est comparable à celle de tous les organes à fibres lisses.

Les voies biliaires sont animéps de mouvements spontanés, rythmés, analogues à ceux c[ue présentent l’estomac, l’intestin... Ces mouvements sont particulièrement évidents chez certains oiseaux, en particulier chez le pigeou.

Il existe à l’extrémité duodéiiale du canal cbolé-> docjue un véritable sphincter (déjà vu sur le terrain anatomique par Oddi). J’ai constaté que ce sphincter peut, en se conti-actaut, s’opposer complètement, et parfois pendant un temps relativement très long, au cours de la bile.

Les muscles des voies biliaires ont un système nerveux intrinsèque, foi’mé d’uu réseau de nerfs sans myéline et de ganglions. Ces ganglions s'ont de véritables centres automoteurs. L’influence des centres nerveux bulbaires et médullaires peut être excito-niotrice ou inhibitrice. Elle détermine, suivant les conditions, soit la contraction, soit le relâchement des différentes ,pai^ ties de l’appareil excréteur de la bile.

Les nerfs grands splanchniques sont, les nerfs moteurs des voies biliaires. Leur excitation provoque la contraction de l’ensemble des parties de l’appareil excréteur. Le relâchement des organes moteurs des voies d’excrétion de la bile ne peut être généralement pro-

voqué que par voie réflexe^ Eu particulier, l’excitatiou du bout central des nerfs grands splanchniques détermine la décontraction de la vésicule biliaire. J’ai vu l’excitation du bout central des nerfs vagues provoquer simultanément la dilatation du sphincter duodénal et la contraction de la vésicule.

, L’asphyxie détermine la contraction de l'ensemble des voies biliaires. Le eurare, l'atropine déterminent le relâchement des canaux et réservoirs de la bile. La pilocarpine, Vadrénaline, le phénomène inverse. La piiocarpine peut provoquer la fermeture complète et durable du sphincter cholédoque. La peptone arrête la sécrétion biliaire, mais fait contracter la vésicule.

: Archives de Physiologie. 1893.

Doyon. Thèse de la faculté des sciendes de Paris. 1893.

Société de Biologie. 1902. 147 (adrénaline) ; 1903. 314 (peptone).

Justification : Bainbridge et Dale. J. of. Physiologg. 1905- 1906. Freese. Bidl. John Hopkins Hospital. Courtade et Guyon. Société de Biologie. 1904.

4° Effets d’un obstacle permanent à l’excrétion de la bile. — Les chiens, auxquels on excise une partie du canal cholédoque ‘ entre deux ligatures, peuvent survivre plusieurs mois. Ils maigrissent beaucoup et présentent une tendance aux ulcérations. L’ictère apparaît et devient très intense. Les urines contiennent des pigments biliaires et de l’albumine. On observe une anémie rapide. Au bout d’un mois, le nombre des globules rouges peut diminuer de moitié et le taux de l’hémoglobine tomber au-dessous de 4 0/0. Le sérum est teinté en jaune. Le poufs est très rapide. Avbc le temps, un certain nombre de symptômes s’amendent, l’ictère s’atténue.. Chez le chien, une sclérose subaigüe envahit les espaces porte et tend à pénétrer dans les lobules. Des ■usions rénales apparaissent.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1901. Septembre, en collaboration avec E. Dufourt et Paviot.

Sur bien des points, ce mémoire est une confirmation de faits déjà connus.

5° Ostéomalacie expérimentale d’origine biliaire. —

J’ai décrit le premier l'ostéomalacie d’origine biliaire. Depuis, mes constatations ont été étendues et généra*lisées par Pavlow.

Mon observation concernait une jeune chienne à laquelle j’avais pratiqué une fistule biliaire permanente après excision d’une partie du cholédoque entre deux ligatures. Mort dix mois après l’opéiration. Les sept derniers mois, les voies biliaires étaient infectées. Les trois derniers mois, symptômes nets d’osteomalacie ; l’animal ne pouvait ni marcher ni se tenir debout. A J’autopsie, les os pouvaient être coupés facilement ; au imicroscope : espaces aggrandis ; lamelles minces ; une substance hyaline rouge, légèrement fibrillaire remplace en partie ce, qui était calcaire.

Observation communiquée à M. Adenot.

6° Anastomoses entre le système porte et le système des veines caves par l’intermédiaire de l’épiploon.

— J’ai observé, chez le chien, un cas, démontrant que la suture de l’épiploon aux lèvres de la plaie abdominale favorise considérablement, chez l’animal dont on a lié le cholédoque, la création d’importantes voies collatérales reliant le système porte au système nerveux général par l’intermédiaire de l’épiploon. Le développement de ces anastomoses avait favorisé la résorption de l’ascite.

Société de Biologie- 1902. 812. Des faits comparables étaient bien connus des chirurgiens.

Sécrétions internes.

1° Parathyroïdes des oiseaux et des tortues. — J’ai le premier, fait connaître avec mes élèves Kareff et Jo.uTY les parathyroïdes chez les oiseaux et les tortues.

J’ai décrit la situation et la structure de ces organes, et démontré leur rôle. A cette époque, le rôle comparé des glandes thyroïdes et des parathyroïdes était encore en discussion. Mes recherches ont apporté des preuves nouvelles et absolues en faveur du rôle distinct de ces deux catégories d’organes.

Chez les oiseaux, l’ensenihle de l'appareil thyroïdien est placé dans le thorax. Les glandes sont au nombre de deux, une de chaque côté de la trachée. Les glandules sont situées, soit immédiatement au-dessous des glandes, soit un demi ou un centimètre' au-dessuis ; généralement, on trouve une glandule de chaque côté^ parfois deux:.

Chez les tortues, les parathyroïdes sont au nombre de deux, une de chaque côté à la base du cou. Elles sont situées loin de la glande thyroïde, très près et au-dessus du thymus, contre la crosse de l’aorte droite ou gauche .au niveau du point où le vaisseau s’infléchit en arrière.

Le premier, Gley a attiré' l’attention sur rimportance des glandules. Vassale en Italie, Moussu en France), ont les premiers montré les différences qui séparent, au point de vue fonctionnel, la glande des glandules.’ On savait que la suppression des glandes provoque des troubles trophiques et des arrêts de développement.

^ .ASSALE et Moussu ont prouvé que la suppression des glandules détermine des accidents aigus (convulsions, pai alysies) et la mort rapide. Toutefois, les conclusions de ces auteurs étaient discutées.

J’al donné chez les oiseaux et les tortues la preuve des propriétés distinctes de la glande et des glandules,.. Sur le terrain de la chimie, j’ai prouvé une différence entre ces deux organes ; les parathyroïdes ne contiennent pas ou contiennent très peu d’iode,

La destruction par cautérisation des seules glandules détermine, chez l’oiseau, des parcàlysies, des contradtures, des Iremhlements fihrillaires, des secousses mus-

Ciliaires, des tremblements généralisés, de la dyspnée, de la diarrhée, des vomissements, une soif intense, de rhyperexcitabilité. L’animal présente au début, une démarche très incertaine, ataxique, puis ne tarde pas à rester étendu. La crête des coqs esl pab moment très congestionnée et violacée,. Les accidents débutent une à deux heures après l’opération. La mort peut survenir très rapidement, quelques heures après le début des accidents, parfois vingt-quatre à trente-six heures seulement après l’intervention.

Société de Biologie. 1904. IL

Académie des. sciences. 1904. CXXXVIII. 53.

JouTY : Thèse fac. médecine de Lyon. 1904.

Chez la tortue, la destruction des deux glandules provoque des paralysies et la mort. La durée de la survie dépend principalement de la température. Chez les tortues conservées à 12-18°, la mort survient du troisième au huitième jour.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1907.

-^^Teneur en iode. — J’ai constaté avec mon élève Chenu que chez la tortue, les glandules ne contiennent pas d’iode ou contiennent très peu de cette substance. La thyroïde contient beaucoup d’iode. Ce résultat^ obtenu grâce à l’emploi de réactifs rigoureiisemenl exempts d’iod^était contraire à l'opinion adniise à cette époque et confirmait un premier travail de comparaison entre les glandes et les glandules, entrepris sur mon initiative, chez d’autres espèces animales par MM. Chenu et A. Morel. Chez le chien, les para coin tiennent cjuatre fois moins d’iode que la glande.

Localisation de l’iode dans la carapace, — J’ai constaté à propos de ces recherches que, dans la carapace et le plastron de la tortue, l’iode est localisé dans la

partie cornée, ’c’est-à-dire dans les écailles, fait qui vient à 1 appui de l’opinion soutenue par A. Gautier au sujet de la répartition de Tiode dans les organismes animaux, (en collaboration avec Chenu).

Société de Biologie. 1904. 94.

Académie des sciences. 1904. CXXXIX, 157.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1907. Mai.

Société de Biologie. 1904. P. 680 (Chenu et A. Morel).

Origine hépatique de^ l’urobiline.

Chez le chien, rurobiline^qui n’existe souvent qu’à l’état de traces dans l’urine normal^ augmente sous l’influence du chloroforme, donné par inhalation ou par la voie gastrique. L’excrétion peut persister à un taux élevé pendant plusieurs jours.

Le chloroforme déterminée l’apparition de l'urobir line dans le sérum, même si on a supprimé les reins par ligature de la totalité de leurs pédicules vasculonerveux. Je n'ai pas pu déceler d'urobiline dans le sérum normal,

Ces faits sont contraires à l’hypothèse d'une production de rurobiline exclusivement par les reins dans le cas d’intoxication par le chloroforme et viennent à l’appui d’une origine hépatique, au moins partielle, de

ce pigment. Le chloroforme exerce une action éleo^ tive sur le foie. J’ai prouvé qu’une courte anesthésie provoque des lésions hépatiques, (v. page 25).

L’éther n'augmente pas l’urobiline urinaire.

Société de Biologie. 1909. 574 ; 1909. 616, en collaboration avec Gautier.

Défense de l’organisme. Fonction uréo^ poiétique du foie. Rôle de l’épiploon.

Modification du sang chez les animaux soumis à l’air comprimé.

1° Crises tétaniques et lésions rénales après l’ablation du foie chez la grenouille. — J’ai montré que les grenouilles, qui ont Subi l’extirpation totale ou presquq totale du foie, présentent des crises tétaniques comparables à cielles provoquées par la strychnine,. Ces crises apparaissent, soit spontanément, soit sous l’influence d’un choc dès le quati’ième ou cinquième jour après l’opération, parfois même dès la quinzième Heure en été. La mort survient en générajl 4 ou 5 joujrs après rablation, mais pas toujours à là suite des crises. Les lésions rénales consistent en altérations du protoplasme,

apparition de vacuoles et de graisses dans la région supra-nucléaire des cellules des tubuli contorti.

Société de Biologie. 1903. 182; 1907. 987; 1908. 271'; 1909. 442. Académie des sciences. 1909. 860.

Congrès de Phij.siologie de Heidelberg. Présentation de photographies en couleurs des lésions observées.

En collaboration avec A. Policard.

Justification : Neuf mois après nos premiers travaux, Nolf a ahservé des convulsions chez' des poissons (Scylliums) aux quels il .avait enlevé le foie. Archives internationales de Phusiotociie 1906. 245.

2° Lésions rénales consécutives à la suppression de la circulation artérielle chez le chien. — Des lésions rénales apparaissent, chez le chien, à la suite de la ligature du tronc coeliaque'et de la mésentérique supérieure c’est-à-dire à la suite de la suppression de tout afflux de sang artériel au foie. Les lésions sont localisées au segment à bordure striée et à bâtonnets. On observe . de la nécrose épithéliale : hémogénéisation du protoplasme, disparition de la bordure striée et des bâtonnets, déformation, ratatinement des noyaux avec transformation pyenotique, émission de lobules sarcodiques dans la lumière tubulaire.

Société de Biologie. 1907. 866, en collaboration avec Policard.

3° Crises tétaniques chez le chien. — Chez le chien, la suppression complète, de tout afflux artériel au foie provoque fatalement des crises convulsives très intenses qui débutent par des secousses isolées, puis se généralisent.

4° Fonction uréopoiétique du foie. — J’ai apporte avec L,. Dufourt des preuves de l’importance du foie dans la formation de l’urée et démontré la nécessité de la présence de l’oxygène.

La suppression de la circulation artérielle hépatique entrave la formation de l’urée.; le rapport de l'urée à

l’azote total baisse coasidérabtement. Chez un chien, le coefficient est tombée à 19,53 0/0, au lieu de 83 à 86 0/0, chiffre normal. Toutefois, jamais ITirée ne disparaît complètement. Expériences chez le chien et le lapin.

Ce mémoire contient une étude détaillée des artères cfui irrigent le foie du chien et du lapin. Par suite des nombreuses anastomoses, il est très difficile d’obtenir chez le chien la cessation de tout afflux de sang artériel. La ligature de la seule artère hépatique est insuffisante. Il fa.ut lier la mésentérique supérieure et le tronc coeliaque.

Archives de Physiologie. 1898.

5° Rôle de l’épiploon. — L’accaparement des particules solides par l’épiploon a déjà été mis en évidence par Milian en 1899, et surtout par Heger en 1904. En 1898, Roger avait le premier attiré l’attention sur le rôle déffti^iif de oet organe dans l’infection microbienne. J’ai publié des expériences très démonstratives et suivi le transport des particules injectées (pulpe de foie) dans . le .péritoine à de., grandes distances et jusque dans, le thorax.

Société de Biologie. 1905. 591 ; 1906. 129.

6° Action de l’air comprimé sur la composition du sang. — On admet, mais non universellement, què~ la diminution de tension de l’oxygène dans le sang provoque, par une sorte de réaction de défense, une augmentation du nombre des globules rouges et de la quantité d’hémoglobine.

J’ai constaté avec A. Morel que le viiombre des globules rouges avait diminué de plus d’un tiers chez des lapins soumis pendant vingt et uh jours à une pression croissante dans la chambre 'de travail d’une cloche servant à la construction d’une pile de pont. La quantité d’hémoglobine, la quantité de fer 0/0 et la densité du sang n’ont pas varié,. Dix jours après

la soi'tie des animaux, le chiffre dos globules rouges était redevenu normal, lin animal témoin, soumis au même régime alimentaire et mis à la cave dans une demi-obscurité n’a subi aucune modification.

La démonstration du rôle de la tension de l’oxygène sur la surface absorbante de ce ga,z a, donc une valeur cruciale.

Société de Biologie. 1901. 741.

Dissociation des nerfs moteurs et inhibiteurs dans un même tronc nerveux au moyen de la pilocarpine. Innervation des bronches, de l’estomac, de l’œsophage.

1° Nerfs inhibiteurs des muscles bronchiques. — On

connaissait les nerfs moteurs des poumons. On n’avait jamais pu mettre en évidence des nerfs capables d’a:baisser le tonus des muscles bronchiques. J’ai le premier démontré l’existence de nerfs inhibiteurs pour ces muscles. J’ai prouvé que ces fibres sont mélangées aux fibres motrices dans le tronc du pneumogastrique et indiqué les conditions dans lesquelles l’action antitonique peut être mise en évidence. Une de ces conditions est l’empoisonnement préalable de l’animal par la pilocarpine.

Mes expériences ont été faites sur le chien curarisé, soumis à la respiration artificielle, La bronche gauche est isolée ; le poumon correspondant, légèreiment insuflé, est mis en communication avec un ma-

nomètre inscripteur très sensible. L’excitation dn pneumogastrique ou des filets pulmonaires de ce nerf provoque la contraction des muscles bronchiques ; l’injection de deux ou plusieurs centigrammes de pilocarpine dans les veines ou la plèvre ,a les mèmejs conséquences. L’excitation du nerf pneumogastrique ou de ses fibres pulmonaires après l’administration de la pilocarpine détermine le relâchement des muscles bronchiques.

L’expérience peut prendre une valeur cruciale. Avant l’injection de pilocarpine, on peut séquestrer un des poumons au, moyen d’une ligature très serrée au niveau du hile, de manière à empêcher la pilocarpine de pénétrer dans ce poumon,. On enlève ensuite les deux poumons de la cage thoracique, puis on excite comparativement les nerfs pulmonaires de l’un et de l’autre poumon. Les muscles bronchiques se relâchent du côté qui était perrhéable à la pilocarpine, et se contractent au même moment dans l’autre poumon.

Archives de Physiologie. 1897. Avril.

Société de Biologie^ 1914. 196.

2 ° Influence inhibitrice du pneumogastrique sur les mouvements de l’estomac chez le chien. — J’ai démontré le premier, au moyen d’un artifice, l'existence de fibres d’arrêt dans le tronc du pneumogastrique par l'excitation directe des filets centrifuges de ce nerf.

Chez le chien, l’excitation du bout périphérique du nerf pneumogastrique provoque toujours la contraction de l’estomac dans les conditions ordinaires.

J’ai constaté- que deux excitations consécutives du bout périphérique du nerf pneumôgastrique ont des effets absolument différents si, dans l’intervalle, une injection de pilocarpine (un à plusieurs centigrammes dans les veines) a été pratiquée à l’animal en expérience. L’influence du pneumogastrique, de motrice qu’elle était, devient inhibitrice. La diminution du tonus gastrique est, en général, suivie d’une contraction exceptionnellement énergique.

La strychnine provoque les mêmes effets que la pilocarpine, mais d’une manière moins constante. ''Mes expériences onll été confirmées par Batelli.

Archives de Physiologie. 1895. Avril.

Justification : Batelli. Thèse Genève. 1896.

3° Nerfs moteurs et inhibiteurs de l’estomac des oiseaux. — L’excitation du nerf pneumogastrique provoque des contractions rythmées qui parfois se succèdent pendant plusieurs heures si les fibres sensitives ne sont pas sectionnées.

Le nerf pneumogastricjue agit différemment, suivant que l’estomac est au repos ou en miouvement. Dans une même expérience, des mouvements, provoqués par une première excitation, peuvent être arrêtés par une seoonide application da courant pratiquée sur le même nerf ët dans les mêmes conditions.

Le nerf splanchnique contient des fibres motrices et des fibres inhibitrices. La pilocarpine provoque la contraction du jabot, du ventricule succenturié et du gésier. Deux excitations successives du pneumogàstricrue et du splanchnique sont suivies d’effets très différents si, dans l’intervalle, une injection de pilocarpine a été pratiquée à' l’animal. Toujours, si le ventricule succenturié et le gésier sont fortement contractés sous l’influence de la pilocarpine, l’excitation de ces' nerfs provoque la décontraction de ces réservoirs.

Mouvements du jabot, du ventricule succenturié et du gésier chez les oiseaux^ — J’ai appliqué à Tétude des mouvements de l’estomac des oiseaux, la méthode de l’inscription graphique. Le jabot présente fréquemment des mouvements rythmés faibles et lents. Pendant la digestion, le ventricule succenturié et le gésier sont animés de mouvements rythmés. La simple distension des ampoules dans les cavités de l’estomac suffit à provoquer ces mouvements dans l’animal a jeun. La contraction du ventricule succenturié est très analogue à celle de l’estomac des nnmmiifères. Les mou-

vement du gésier se succèdent phis régulièrement et sont plus énergiques. La forme de chaque contriaolion du gésier est celle d’une systole cardiaque ou d'une secousse musculaire. Si on compare sur un graphique deux tracés parallèles, du ventricule succenturié et du gésier, on constate généralement une alternance re=marquahle des contractions des deux réservoirs.

J’ai observé, dans l’épaisseür des masses charnues du gésier de nombreuses cellules nerveuses disséminées sur le trajet de petits filaments nerveux ou groupés en amas. J’ai décrit et figuré les terminaisons nerveuses ; ce sont des filaments nerveux très fins, variqueux,, dépourvus de toute gaine, qui parfois se terminent en un bouquet de petites fibres.

Archives de Physiologie. Deux mémoires en 1894. Octobre ; 1897. Avril. .

Société de Biologie. 1897. 57.

Justification. Rossi. Archivio di Fisiologia. 1895. 375, .4cc. dei Lencei. 1905. Confirmation des faits que j’ai découverts.

4° Nerfs moteurs de l’œsophage chez le chien. — J’ai montré qu’un des nerfs moteurs de l’œsophage provient du ganglion cervical supérieur du sympathique. Mes travaux sont consignés dans un mémoire publié par mon élève Espézel.

Espézel : Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1901. 55.5. Thèse de la fac. de médecine de Lyon. 1901.

Accomodation pour la vision éloignée.

J’ai découvert, avec mon maître Morat, que le grand sympathique est le nerf de la vision éloignée. Excité au cou, ce nerf provoque l’aplatissement du cristallin.

I\les expériences ont été faites chez le chien et le chat. Les effets de 1 excitation ne sont bien apparents que si l’excitation surprend l’œil en état d’accomodation pour des objets rapprochés. Dans ce but, nous avons employé des myotiques (morphine, ésérine, nicotine). Le professeur Weiss et M. Mawas, d’une manière indépendante ont confirmé nos travaux.

Archives de Physiologie. 1891. Juillet. Thè^e de la fac. de méd Lyon. 1891.

Il existe- deux ordres de nerfs ciliaires ; les uns émanent du moteur oculaire commun, les autres proviennent du sympathique cervical et de la moelle. J’ai montré que l’excitation des nerfs de la première catégorie fait bomber le cristallin et que l’excitation des nerfs de la seconde catégorie produit l’aplatissement de cet organe. J’ai vu, après l’excitation d’un seul nerf ciliaire, la seconde image de Purkinje grandir en se déformant. J’avais l’impression que le .cristallin se déformait, se cabossait, qu’on me passe l’expression.' Doyon. Thèse fac. médecine. Lyon. 1891.

Nerfs vaso-moteurs de l’œil.

J’ai fait connaître la topographie, totalement inconnue à cette épofjue, des vaso-moteurs de l’œil (rétine, conjonctive, sclérotique, iris). Mes travaux peuvent être considérés comme un modeste complément des admirables rech-erches de mes maîtres Dastre et Morat sur les vaso-moteurs.

Les vaso-moteurs de l’œil paraissent contenus exclusivement dans le sympathique cervico-thoracique et dans le trijumeau.

Le grand sympathique cumule la double fonction des nerfs constricteur et dilatateur. Chez le chien et le chat, l’excitation soit du sympathique, soit du trijumeau, a pour effet univoque une augmentation de la circulation rétinienne.

Chez le lapin, l’excitation du sympathique au cou détermine toujours le resserrement des vaisseaux rétiniens. Si au lieu du cordon cervical, c’est la ch’aîne/ thoracique du sympathique qu’on ex'cite, on assiste à l’interversion des effets de cette excitation.

La convergenc<e du sympathique et du trijumeau se fait loin des centres pour les vaso-moteurs de la partie antérieure de l’œil, au niveau même du ganglion de Casser pour les vaso-moteurs rétiniens.

Archives de Physiologie. 1890. Octobre ; 1891. Janvier ; 1892. Janvier.

Troubles trophiques.

J’ai publié soit seul, soit avee M. Morat, desi observations de troubles trophiques apparus chez les animaux à la suite de la section du sympathique cei'vical (dépoli de la cornée, déformation de la paupière, chute de cils, ulcérations du bord de la lèvre inférieure, œdème douloureux, cataracte molle avec adhérence de

1 iris). Daiiis la thèse de mon élèvie M, Beyne, j'ai cherché à analyser les conditions, encore fort obscures, de 1 apparition de ces lésions, sans-résultats bien nets.

Académie des ScHences 1897. CXXV, 124.

Beyne. Thèse faculté de médecine de Lyon. 1902.

Toxines microbiennes.

Poisons.

1° Mode d’action des toxines microbiennes. - J’ai le premier démontré, avec J. Courmont, qu’il existe des produits solubles microbiens caractérisés par le fait capital de la nécessité d’une incubation que l’augmentation des doses et le choix .de la porte d’entrée ne peuvent ni supprimer ni raccourcir au-delà d’une certaine limite. Les toxines tétanique et diphtérique sont les types de cette classe.

D’après no,s constatations, le bacille de Nicolaïer ne fabrique pas directement la toxine tétanique. La culture filtrée communément appelée toxine ne contient en réalité qu’une substance, soluble non toxique d’emblée, mais capable d’engendrer la toxine aux dépens de l’organisme récepteur. C’est l’organisme qui, sous l’influence des produits solubles du bacille, est le véritable générateur de la toxine tétanique. Cette soi disant toxine est pathogène par son action fermentative et non par ses propriétés toxiques. L’incubation chez l’animal infecté correspond à une véritable phase chi-

inique intermédiaire entre l’apparition des produits microbiens et celle des symptômes morbides.

Société de Biologie. 1893. 11 Mars, 10 Juin, 8 juillet ; 1897 981 ' 1898. 527, 751. ’

Académie des scicnc'es. ' 1893. 13 Mars ; 1897. Juillet.

Archives de Physiologie. 1896. Janvier.

Revue de médecii^. 1894. 10 Janvier.

M. Delezenne a rappelé récemment nos travaux, adopté notre point de vue et montré qne les venins libèrent aux dépens de certains matériaux des humeurs ou des tissus des produits immédiatement nocifs. Selon cet auteur, 1 action de certaines toxines microbiennes dépend, pour une grande part, de leurs propriétés diastasiques.

Académie des sciences. 1912. CLV.

Mademoiselle Ledebdt. l'hèse Sorbonne. 1913-11.

2° Conditions de température indispensables à l’action de la toxine tétanique. Espèces réfractaires. — J’ai dé'montré le premier en 1892, les faits suivants :

1° La grenouille n’est pas réfractaire au tétanos ;

2° La toxine tétanique a besoin, pour agir, d’une température suffisante.

a) la grenouille d’été est sensible au tétanos; la grenouille d’hiver est réfractaire.

b) Soient deux lots de grenouilles injectées sous la peau die la cuisse, chacune avec 1 co. de toxine,. On place un des lots dans une chambre étuve chauffée à 30° ou 39°, l’autre est maintenu à des températures inférieures à + 20“,-[-I0oau même au-dessous. Les grenouilles du premier lot deviennent tétaniques vers le sixième jour et meurent après huit ou quinze jours de tétanos. Celles du second lot restent indéfiniment indemnes.

c) A 25°, la grenouille devient encore tétaniqu-e, mais après une incubation assez longue de 8 à 12 jours. A

-|- 20°, des grenouilles ayant reçu jusqu’à 8 doses mortelles, n’ont présenté aucun symptôme,. A 37°, l’incubation minima, qu’on ne peut raccourcir, est de quatre jourS).

La toxine tétanique se conserve longtemps dans l’organisme de la grenouille froide et ne commence à agir qu’à partir du moment où la température de la grenouille s’élève suffisamment. On injecte des grenouilles avec une ou deux doses mortelles de toxine tétanique et on les maintient’ à -J- 10°. Au bout d’un mois ou plus, alors que les grenouilles témoins, mises à l’étuve, sont mortés tétaniques depuis longtemps, les grenouilles maintenues au froid sont transportées de -)-10° à -\- 37° à l’étuvOv Après un nombre de jours égal à celui de l’incubation nécessaire aux grenouilles chauffées, les grenouilles sont atteintes de tétanos mortel. L’expérience peut réussir plusieurs mois après l’injection, si la dose de toxine était un peu forte. Mes expériences ont été confirmées par un grand nombre d’auteurs, notamment par Metchnikoff.

Congrès de Physiologie de Liège. 1892, en colla'b. avec J. COURMONT.

Société de Biologie. 1893. 618 ; 1898. 344.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1899. Janvier.

La tortue est réfractaire à la toxine tétanique à toute température. Egalement constaté par Metchnikoff.

La poule était considérée comme un animal refrac‘taire à la toxine tétanique. Comme le sérum de la poule n’a aucune propriété antitoxique, on utilisait cet exemple contre les théories humorales de l’immunité. J’ai prouvé que,la poule est peu sensible, mais n'est pas réfractaire à la toxine tétanique. J’ai toujouiris réussi à tétaniser cet animal en employant des doses suffisantes de toxines. L’incubation est de 4 à 10 jours; le tétanos débute par la région injectée ; la mort survient au bout de 4 à 8 jours. Lorsque la dose injectée a été trop faible et que la poule a résisté, elle a acquis

l’immunité contre une nouvelle injection ultérieure ; le sérum devient antitoxique. ’

Société de Biologie. 1893. 841, en collal)oration avec J. Courmont.

Chez les solipèdes, le tétanos expérimental (injec-tion de toxine) apparaît en général non pas au point injecté, mais danjs les muscles de prédilection. Les contractures peuvent cependant débuter dans le muscle injecté et même y rester localisées.

Société de Biologie. 1892. 1003; 1899. 325, en collaib. avec J. Courmont.

3° Recherche de la toxine tétanique dans les organes. Lésions nerveuses. — Recherche systématique de la toxine dans le sang et les différents organes de la grenouille injectée, maintenue au froid ou chauffée. La toxine tétanique, recherchée par l’inoculation à la souris, se retrouve toujours en plus grande quantité dans te sang que dans les organjes et disparaît du sang en dernier lieu. Chez la grenouille froide ayant reçu h ou 6 doses mortelles, la toxine peut être retrouvée plusieurs mois après l’injectioiy. La toxine disparaît au bout de quelques jours de tétanos. Parmi les organes, le foie contient de la toxine, le système nerveux central peu ou pas, suivant les conditions. Chez le chieii^ on; peut reproduire parfois le tétanos après une incubation de plusieurs jours en transfusant le sang d’un animal tétanique à un animal normal.

Société de Biologhe. 1898. 935, en collaU avec J. C.

Journal de Phgsiologie et de Pathologie générale. 1899. Janvier.

Le tissu cérébral de la grenouille réfractaire (grenouille d’hiver) ou sensible (grenouille chauffée) n’exerce aucune action neutralisante in vitro sur la toxine tétanique,.

Société de Biologig. 1898. 602, en collalb. avec J. C.

Les cellules médullaires des chiens morts de tétanos généralisé ne présentent aucune lésion appréciable.

Chez le cobaye atteint de tétanos localisé ou généralisé, on constate des lésions (méthode de Nissl), mais variables en intensité et dissémination ; les différences ne correspondent pas aux phases de l’intoxication.

Société de Biologie. -1897. 819 ; 189Si. 601, en collab. avec J. -C. et P.wiOT.

Archiues de Physiologie. 1898, Juillet.

4° Marche des contractures. Mécanisme de leur apparition. Excitabilité comparée des nerfs moteurs et sensitifs. — .Lorsque la toxine est injectée sous la peau ou dans un muscle, la contracturé débute, chez la plupart des animaux, par les muscles dp la région injectée ; la généralisation commence généralement par le membre opposé pour s’étendre aux autres membres et au tronc. Chez un de; nos coltaborateurs, la simple piqûre dune main, avec une aiguille fine-encore humide de toxine, a suffit pour donner un tétanos généralisé grave à début local.

Dans les Cas d’injection intra-veineuse, le tétanos se généralise d’emblée, mais il faut une dose plus forte. On doit toujours injecter 8 à 10 fois plus de toxine dans le sang que sous la peau ou dans un muscle pour obtenir le même effet. L’injection intra-péritonéale donne également le tétanos généralisé d’emblée.

Société de Diologije. 1892. 1003 ; 1899. 325, en collaib. avec J. C.

J’ai constaté la généralisation en quelques heures d’un tétanos localisé depuis 15 jours à une patte chez des chiens soumis brusquement au froid.

Pendant le premier mois de la guerre, j’ai observé le déclanchement du tétanos (qu’on me passe l'expresr sion), chez des blessés privés de sérum, sous l’influence du débridement de la plaie. Mes constatations, faites en présence du médecin inspecteur général Delorme, ont trouvé- une confirmation dans des notes ultérieures de MM. Bérard et A. Lumière.

Les contractures disparaissent ou n’apparaissent pas dans un grand nombre de conditions, à savoir :

Pendant l.’anesthésie (chloroforme). Sous l’influence du curare.

Après la section des racines ou des nerfs moteurs, après la section de la moelle (déjà vu par Vaillard et Vincent).

Après la section de tous les nerfs sensitifs de la région correspondante.

Si on compare chez le chien l’excitabilité,dçs nerfs, moteurs et sensitifs d’un membre tétanique, ôn constate que le nerf sensitif est hyperexcitable.

La toxine tétanique n’agit pas sur le muscle, mais sur le système nerveux. Les contractures sont probablement d’origine réflexe et résultent de l’hyperexcitabilité du système sensitif. Le muscle contracturé depuis un temps suffisant ne revient cepe/iidant pas sur lui-même, lorscfu'on le soustrait à toute influence nerveuse ; il est profondément altéré et sa contractilité a parfois, entièrement disparu.

Congrès de Physiologie. 1892, en colla'b. avec J. C.

Archives de Physiologie. 1893, Janvier. 1894. Avril.

Si nous sectionnons les racines sensitives correspondant à un membre, avant ou après l’apparition du tétanos, le tétanos ne se produit pas ou cesse dans le membre correspondant. La généralisation se fait dans les autres parties du corps, parfois même subitement avec une plus grande intensité dans le cas de section des racines sensitives de l’animal

J’ai comparé, sur des chiens atteint de tétanos local, l’excitabilité des racines motrices et sensitives correspondant au membre tétanique et des racines du côté opposé. Les racines postérieures sont coupées ; le tétanos, a cédé. Les racines motrices sont également excitables des deux côtés. L’excitation des racines sensitives du côté sain, avec le courant induit qui ne produit

rien dans la patte correspondante, fait contracter la patte antérieurement tétanique.

Archives de Physiologie. 1893. Avril. 1894. Avril. •

J’ai inoculé comparativem.ent, avec la toxine tét^u nique sur un âne et deux cheviaux, les muscles sternocléido-mastoidiens, les uns normaux, les autres privés de toute sensibilité par la section du nerf sensitif (anatomiquement distinct du nerf moteur, fait exceptionnel particulier aux solipèdes, Chauveau). La contracture •n’a pas débuté par le muscle injecté. Le débuit s'est produit dans les muscles d’élection (oreilles, queue) le cinquièmei jour. La généralisation s’est faite en quelques heures. Je n’ai pas constaté de différence entrede muscle sain et le muscle insensible; La marche imi prévue de l’intoxication a empêché la réalisation du but proposé de l’expérience.

Société de Biologie. 1892. 1003, en collaboration avec J. Courmont.

Les urines de l’homme et du chien tétaniques sont hypertoxiques ; elles acquièrent des propriétés immédiatement convulsivantes (sans incubation) avant même l’apparition des contractures. L’élimination de la subs.tance convulsivante se fait par décharges (à la fin de l’incubation, ait début de la généralisation:, à la période terminale).

Congrès de Montpellier. 1890, en colla|b. avec J. C.

Traitement du tétanos par l’acide phénique. Contrairement aux idées reçues, ce traitement accélère la maladie chez le cobaye.

Société de Biologie. 1899, 364.

Archives de Physiologie. 1896. Janvier.

Travail d’ensemble : Le Tétanos. Actualités médicales. 1899. 95 pages. 4 figures, en collaboraition avec J. Courmont.

5° Toxine diphtérique. Conditions de température nécessaires à son action. — La toxine diphtérique provoque des lésions nerveuses et musculaires,. Mes exf-

périences ont été faites sur la grenouille, le chien, le cheval. Les seules lésions nerveuses observées ont été périphériques. Les névrites s’accompagnent de paralysie et d’atrophie musculaire ou peuvent se manifester sans symptôme apparent. L’excitabilité des nerfs peut ne pas .être influencée. J’ai observé de la myosite parenchyiTiciteuse interstitielle chez la grenouille.

Fait capital, l’action de la toxine diphtérique sur les éléments nerveux et musculaires exige pour se produire la température des animaux à sang chaudi. Il faut chauffer la grenouille à -f: 3.8o pour la rendre sensible. Ce fait rapproche les poisons diphtérique et tétanique et rappelle les conditions de température indispensables à Vaction des ferments solubles.

Société de Biologie. 1895. 332.

Archives de Physiologie. 1895. Mars. 1893. Avril, en collaib. avec ,T. Courmont et Paviot.

6° Toxine diphtérique. Son action sur la calorification. — Le chien survit deux mois et plus à l’injection dans le sang de 1/4 de cci de toxine diphtériquei La, température monte de 5 à 6 dixièmes pendant les 15 ou 18 heures qui suivent l’injection, puis baisse de 1° environ. Cet abaissement se maintie'nt pendant 5 à b jours, ensuite la température redevient normale.

Avec une dose tuant le chien ou le lapin en quelques heures ou deux ou trois joups (1 à 3 cc.), ion observe une élévation presqu’immédiate de la température rectale atteignant son 'maximum, 1 à 2“ vers la sixième heure et restant stationnaire jusque vers la quinzième heure. L’hypothermie se produit alors brusquement pour s’accentuer jusqu’à la mort qui survient avec des températures rectales de 25 à 30°.

Même en augmentant considérablement les doses injectées, l’hypothermie ne se produit jamais sans une notable péiûode d’incubation.

On peut empêcher l’hypothermie de se . produire en maintenant l’animal dans un local chauffé, mais on ne retarde pas sensiblement la mort dans ces conditions.

CJes expériences ont été le point de départ des travaux calorimétriques des professeurs Arloing et Lau-

LANIÉ.

.irchive.^ de Physiologie. 1895. Avril, en collalb. avec Courmoxt.

7° Inflammation produite au point d’élimination de la toxine diphtérique. ~ Lorsqu’on introduit, dans le système circulatoire d’un chien, les substances solubles fabriquées dans ses bouillons de culture par le bacille de Lôffler, il se produit, avec des doses allant de 2 à 50 cc. environ, une mort rapide, avec des lésions localisées à l’intestin et plus spécialement à l’intestin, grêle, siège probable de l’élimination des toxines.

Ces lésions vont de la simple vaso-dilatation avec diapédèse à une véritable exsudation cellulaire constituant une entérite membraneuse et sont proportionnelles à la dose injectée.

Une véritable inflammation peut donc être produite, non seulement par des substances solubles introduites in loicp, mais aussi par des toxines injectées à distance. Société de Biologie. 1895. 80.

Archives 'de Physiologie. 1895. Juillet, en collaboration avec J. COURMONT ®t PaVIOT.

8° Lésions hépatiques expérimentales. — La toxine diphtérique, introduite dans le système veineux général, peut engendrer, en quelques heures, chez le chien, une hépatite, parenchymateuse rappelant macroscopiquement le . foie infectieux Celui-ci peut donc être le fait d’une intoxication générale et non pas forcément d’une infection gastro-intestinale.

Ces lésions toxiques suraiguës portent spécialement sur la celiule hépatique (tuméfaction, trouble) et sur le système musculaire (vaso-dilatation générale, hémorragies interstitielles).. Elles sont généralisées à la totalité du foie. Poussés à l'extrême en certains points, ces deux processus forment des nodules vobimineu.x,

dus, soit à une hémorragié en foyer/, soit à un foyein nécrobiotique.

Société de Biologie. 1895. 610.

Archives de Physiologie. 1895. Octolire, en collaboration avec J. COURMONT et Paviot.

9° Toxine cholérique. — Au moment où j’ai entrepris mon travail, la plus grande incertitude régnait con, cernant l’existence et les propriétés de la toxine cho^i lérique. Mes résultats généraux confirment les expériences de Behring, Roux et Metchnikoff. Mes reicherches avaient été commencées avant la publication du mémoire de ces derniers auteurs. La toxine cholérique reproduit les symptôrnes du choléra expérimental, spécialement riiypothermie. Elle engendre chez le cobaye une. maladie curable avec hypothermie /et chez le lapin une paraplégie flasque anesthésique dûe à des névrites périphériques.

Archives de Physiologie.. 1896. Octobre.

Société de Biologie. 1896.. 603, en collaboration avec J. Cour.mont et Paviot.

. lO Toxine pyocyanique. — Charrin et Gley ont les premiers montré que. des poisons microbiens exercent une action élective sur certains nerfs vaso-moteurs.

J ai montré qu'après une injection de toxine pyocyanique, il n’est plus possible, chez le lapin, de provoquer la vaso-idilatation de l’oreille en excitant le sjmipathique thoracique, ni la rougeur de la langue en excitant le nerf tympanico-lingual. La toxine pyocyanique paralise les vaso-dilateurs, et aussi, suivant les doses, le pneumogastrique.

Soc. de méd. Lyon. 1891, en collaboration avec Mohaï.

11° Importance du fractionnement et de la dissémination des dosesi — J’ai recherché l’influence du fractionnement et de la disisémination des doses dans l’intoxication par les toxines et les venins (injections simultanées et disséminées en plusieurs points du corps). Les résultats varient suivant le poison. Pour la toxine

tétanique, la mort es;t d’autant pilus rapide que le fractionnement est plus considéraMe dans le cas d’injections sous-cutanées. loutefo.is, l’injection intra-veineuse est moins nocive que l’injection sous-cutanéie;. Pour la toxine diphtérique, plus la dose est disséminée, plus l’animal ï’ésiste. L'action de la toxine pyocyanique et du venin de vipère peut être rapprochée de celle de lia toxine téitanique. £’action du ^c de betteraves ensilées, de celle de la^ toxine diphtérique. Expériences sur le cobaye.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1899. Mai, en coilla'boration avec J. Couriiont.

12° Dissociations nerveuses au moyen des poisons.

— J’iai découvert des exemples typiques, pouvant être reproduits à volonté, de dissociation nerveuse au moyen des poisons.

J’ai montré que deax excitations successives du nerf pneumogastrique ont des effets absolument inverses sur Vestomlaïc (chez les oiseaux et les mammifères) et tes muslcles bronchiques (chez les mammifères) si, dans V inter imite de dgux excitations-, on a infecté de ta pilodarpine à l’animal. Le nerf qui était moteur avant riadministration du poison, devient inhibiteur. Avant la pilocarpine, le nerf excité provoque la contraction des muscles, après la pilocarpine ,1e même nerf, excité, provoque le relâchement des muscles contractés sous rinflucnce du poison. Mes .expériences démontrent l’existence dians le pneumogastrique de fibres inhibitrices mêlées aux fibres motrices. Elles ont été confirmées piar Batelli à Genève, Brodie et üixon en Angleterre, Saloz en F"rance.

Société dê Biotogie. 1897. 57 ; 1913. 196.

Archives de Physiologie. 1891, Octobre. 1895. Avril. 1897. Avril.

Justification : Batelli. Thèse Genève. 1896. Dixon et Brodie. J. of. Physiology. 190|3< 97, Saloz. Soci'été\ de Biologie. 1913.

13° Variations des effets suivant la voie de pénétration des poisons et l’espèce animale. — J’ai donné de nom-

breux exemples typiques de variations des effets des poisons suivant la voie de pénétration et l’espèce animale (v. page 7 et suivantes).

14° Effets inverses des poisons suivant la dose. Antagonisme. — Suivant la dose, l’atropine accélère ou ralentit ,1a respiration., L’atropine accélère la respiration à faible dose (0 git 002 à un chien de 10 kg'.). Donnée à haute dose (0 gr. 1 par kg.), l’atropine ralentit le rythme et augmente l’amplitude des mouvements respiratoires. L’injection d’une forte dose dans la carotide provoque une effroyable dyspnée.

La pilocarpine détermine ta sédation et le ralentissement de la respiration.

Société de Biologie. 1892. 707, en collalb. avec Morat.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1905, en colla'boralion avec Kareff.

L’atropine élève la température centrale chez le lapin et le chien. La pilocarpine provoque l’effet inverse. A haute dose, l’atropine ahaisse la température (b à 10 centigr. chez le chien).

La toxicité de l’atropine est très faillie .Celle de la pilocarpine est infiniment plus considérable, bien que les effets visibles produits par cette substance n’apparaissent ordinairement qu’avec des doses moindres que celles nécessaires à l’apparition des effets inverses dus à l’atropine.

Société de Biologie. 1892. 643, en collaboratfon avec Morat.

En injectant successivement de l’atropine et de ,1a pilocarpine, on voit apparaître successivement les modifications respiratoires caractéristiques et inverses provoquées par ces deux poisons. Mais la neutralisation des effets d’une substance par rautre n’est pas indéfinie et exige quelques précautions. Quoi qu’il en soit, l’action antagoniste réversible de l’atropine et de la

pilocarpiiie sur les mouvements de la respiration est parmi les effets de ce genre un des plus manifeste que l’on puisse observer.

Société de Biologie. 1892, 9 et 18 Juillet en collaboration avec Morat.

15° Action de l’adrénaline, de l’atropine, de la pilocarpine et de la peptone sur les muscles et les nerfs. -

L’adrénaline, en injection intra-veineuse, provoque, en général, chez le chien ; la décontraction et la cessation des mouvements de la vessie, la contraction des muscles bronchiques, de la vésicule biliaire, du cholédoque, de l’œsophage, de l’intestin grêle ; l’estomac tantôt se décontracté, tantôt se contracte. Le fait que l’adrénaline provoque parallèlement la contraction d’un organe et la décontraction d’un autre organe, semble indiquer que cette substance n’agît pas sur la fibre musculaire et vient à l’appui des expériences qui démontrent l'existence des nerfs inhibiteurs.

Société de Biologie. 1902. 147.

L’atropine provoque le relâchement des voies biliaires et des muscles bronchiques. La pilocarpine fait contracter ces organes (v. page 41 et suivantes).

Les jJeptones injectées dans les veines exercent une action d’arrêt sur la sécrétion biliaire, mais font contracter énergiquement la vésicule.

Société de Biologie. 1903. 314.

Injectées dans une veine de la circiilation générale, les peptones provoquent la dilatation de la pupille. Le phénomène ne se produit plus après la section du sympathique cervical du côté correspondfit.

Société de Biologie. 1909.. 251.

Sous l’influence d'une injection de peptone, la rate se contracte au point de s’opposer au passage du sang. Société de Biologie. 1912. I, 1067.

16» Acide arsénieux. — L’acide arsénieux cristallisé peut ue pas être absorbé chez le chien par riutestiu. Dans un cas, un chien de 10 kilogs a reçu chaque jour pendant quatre mois^ un gramme d’acide arsénieux solide par la sonde. L’animal n’a jam’ais présenté le moindre trouble. Il avait pris deux kilogs. Mort par saignée. Dans les organes frais, on a trouvé moins de o gr. 00ü3d’arsenic (foie', cerveau, poils);

Société .de Biologie. 1906. 116, en collaboration avec A. Morel.

17° Upas antiar. — Ce poison des flèches élève la pression artérielle par rintermédiaire des centres bulbomédullaires. La pression baisse après la section des nerfs splanchniques. L’upas agit sur la fibre cardiaque et sur le système nerveux du cœur.

Archives de Physiologie. 1892. Juillet.

18° Sérum névrotoxique. — J’ai essayé de préparer, en injectant dans la cavité abdominale du canard une émulsion de cerveaux de chiensi, un sérum neurotoxique pour le chien. J’ai obtenu des résultats peu concluants. Dans un cas, j’ai déterminé par une injection de sérum dans la région frontale des accidents comparables, à ceux déterminés par les lésions-dn cervelet, mais sans pouvoir conclure à une action spécifique du sérum' sur le cerveau.

Lyon médical. 1901. 949.

19p Fermentations microbiennes. — La plupart des microbes pathogfènes ont un pouvoir fermentatif médiocre (fermentation du sucre). Les microbes les plus différents ont des propriétés fermentatives très voisines. La destruction de l’hémoglobine aboutit à l’hématifie qui est inaltérable.

Archives de Physiologie. 1898. Avril, en collaboration avec Hugounenq.

Le coli-bacille et le bacille typhique dégagent l’azote des nitrates alcalins ; ce sont tous deux des ferments

cléiiitrifiants. L’azote est dégagé sous l’influence directe des microbes sur les nitrates et les nitrites.

, Société de Biologie. 1827. 128 ; 1826. 635, en collaboration avec Hugounenq.

Archives de Physiologie. 1828. Octo'bre.

Les microbes, en vivant dans des milieux à l’origine dépourvue d€ substances albuminoïdes provoquent-ils dans ces milieux des corps actifs qui offrent les caractères des corps albuminoïdes ? Expériences comparatives avec divers microbes. Résultats peu encourageants, notamment en ce qui concerne le bacille de Lœffler et le microbe du choléra.

Société de Biologie. 1826. 601, en collaboration avec Hugounenq.

Pseudo-tuberculose chez le cobaye. In Arloing. Leçons sur la tuberculose, p. 212.

Régénération osseuse.

On doit à Claude Martin les premièresi tentatives pour reconstituer une portion d’os ou un os, en utilisant des appareils prothétiques destinés à servir de guide temporaire à une ossification nouvelle. Dans un mémoire fait en collaboration aveh Cl. Martin, j’ai exposé les résultats obtenus chez le chien. Sur les os isolés, les résultats fonctionnels sont médiocres. Les appareils en platine sont incurvés et cassési. Sur les extrémités articulaires, les résultats sont plus satisfaisants. Au moyen des rayons de Rœntgen, j’ai pu suivre la résorption de la bouillie osseuse introduite dans l’appareil de prothèse, puis la formation de l’os nou-

veau à la surface duquel, à l’autopsie, on, constata des ramifications artérielles, après injection. Les premiers jours, on observe souvent une fièvre intense coïncidant avec la résorption, sans infection.. D’une manière générale, tous les appareils sont cassés et les insertions provoquent de l’ostéite raréfiante partout où la mobilisation a pu se produire avant l’ossification complète.

Archuies de Physiologie. 1898. Avril.

Divers.

Mémoire comprenant la détermination du point de congélation, de la conductibilité électrique spécifique et de l’action sur les globules rouges de plus de deux cents eaux minérales. Cette étude présente un certain intérêt au point de vue pharmacodynamique.

Journal de Physiologie et de Pathologie générale. 1903. Mail en collab. avec Chanoz.

Nanisme achondroplasique. Etude d’un nain présentant les caractères typiques de l’achondroplasie : pas d’infantilisme, caractères sexuels très développés, soudure normale des épiphyses, etc.

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