Sarcomatoses hypodermique et viscérale
(Clinieiues cUmrgicales de l'Hdlel-Dieu, p. 125, 1888.)
« Cette étude montre que notre observation — les tumeurs accessibles hypodermiques, intra-musculaires ou viscérales, dépassent le nombre de cinquante — est à peu près isolée. Notre sarcomatosc ne ressemble guère qu’au cas de Gairdner, de tous les faits celui qui s’en rajiproche le plus. La différence doit être très grande entre la sarcomatose ordinaire et la nôtre, puisque M. Vidal; à qui nous avons envoyé notre malade, a pris tout d’abord ses tumeurs pour dés fibromes multiples. Nous donnons donc notre
observation telle quelle, nous gardant bien, selon les expressions dont se sert quelque part M. Perrin, de la fausser pour arriver à la faire entrer dans un type connu. »
{Revue de ckimrgie, 1880; Revue menUjique, 26 mars 1892; CommtmicaUom au Congrès de
tement, son passage se l'ait sans douleur, car la coca'ine qui sort de la pointe anesthésie les tissus oi'i cette pointe va pénétrer. A partir de ce moment, on cheminera d’une manière lente et continue dans l’épaisseur de la peau, qui présente une certaine résistance; si celte résistance vient à manquer brusquement, c’est que l’aiguille a pénéli’é dans le tissu cellulaire; il faut alors se reprendre, donner une nouvelle direction à l’aiguille pour rentrer dans la trame serrée du derme. Deux signes, outre la résistance, indiquent qu’on est dans la lionne voie : la peau se boursoufle légèrement suivant la ligne d’injection, puis elle pâlit et prend une teinte
L’injection est alors terminée ; si la solution est à 2 pour 100, on peut prendre presque immédiatement le bistouri; si elle n'est qu’à 1 pour 100, l’effet analgésique est plus lent a se produire, et il faut attendre cinq à six minutes. L’instrument tranchant mord alors la peau sans que l’opéré éprouve la moindre soulfrance ; il sent 1 instrument passer mais la sensation de soufi'rance fait absolument défaut. Et, pour me servir du langage physiologique, il n y a pas anesthésie, il y a analgésie. Si l’intervention, plus complexe, nécessite l’incision de plusieurs couches superposées, aponévrose, muscles, périoste, os, on insensibilise de la même manière les diverses couches au fur et à mesure de leur section, et j’ai pratiqué l’amputation d’un bras sans que le malade ail éprouvé de douleur.
C’est en me soumettant à ces règles que j’ai pu, en sept ans, pratiquer près do trois mille opérations sans noter le plus léger accident. Or il s’agissait le plus souvent- d’interventions graves et que peu de nos collègues pratiquent à la coca'ine : dilatation anale, extirpation de bourrelets hémorrhoidaires, kélotomies, cure radicale de hernie, cure radicale d'hydrocèle, résection du scrotum, ligature et excision de varicocèles, castration, création d’anus iliaques, gastrostomies, incision de foyers d’appendicite, amputation d’avant-bras, résection des métacarpiens cl des métatarsiens, ablation de tumeurs volumineuses du soin, de l’aisselle, du creux poplité, extirpation d’anévrysme arlérioso-veineux, suture de la rotule, pneumotomie, etc.
Des accidents provoqnés par les antiseptiques.
{Gaielle hehdomailam de médecine ei de cUmrgie, 50 juillet 1886.)
Je passe en revue, dans cet article, en m’appuyant surtout sur des oliservations personnelles, la série des accidents que peut provoquer l’abus ou môme le simple usage des antiseptiques : sublimé, acide phénique et iodoforme.