‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 15 sur 54 · Kyste dermoïde du plancher buccal · texte numérisé non relu

Kyste dermoïde du plancher buccal

(Cliniques chirurgicales de tHôtel-Dieu, p. 189, 1888.)

« Ce cas est à peu près unique, moins par le volume exceptionnel de la tumeur que par la gravité de ses symptômes fonctionnels ; une sécrétion purulente s’était faite qui avait distendu la poche et nous me trouvons de faits analogues ni dans le traité de Lannclongue, ni dans

les mémoires d’Ozenne et de Gei'ard Marchand. On a bien cité des cas de djsphagie et d’asphyxie commençante, mais il leur a fallu plus de trois jours pour prendre uii caractère alarmant. L’extirpation peut se pratiquer par la voie buccale et la voie sus-hyoïdienne; c’est la première qu’ont préconisée les auteurs; je propose hardiment la seconde. En suivant la voie siis-hyoïdienne, on ne risque pas de sectionner les canaux de Warton; puis la déclivité entraîne le sang et les liquides sécrétés par la plaie ; il n’y a pas ce cul-de-sac profond, anfractueux, que crée l’extirpation buccale et où peuvent s’accumuler le pus, la salive et toutes les substances septiques; enfin, on évolue à l’aise, on manœuvre a découvert; on n’est pas gêné par les lèvres, les arcades dentaires, la langue; l’anesthesie est facile et sans danger. Nous préférons donc l’incision sus-hyoïdienne et nous y avons eu recours. »

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