‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 54 · Traitement des blessures par balles de revolver · texte numérisé non relu

Traitement des blessures par balles de revolver

« En somme notre traitement est l’abstention systématique : nous professons qu’on ne doit point s’occuper du projectile, tout au plus l’enlèvera-t-on lorsqu’il est, pour ainsi dire, à fleur de peau, sous le doigt ou l’instrument du chirurgien et qu’aucune incision, aucun délabrement nouveau n’est nécessaire pour le saisir; dans les plaies simples, à un seul orifice, l’absence d’exploration du trajet et l’abandon de la balle en pleine

chair, doivent être la règle h peu près immuable ; il en est absolument de même lorsqu’une grande cavité splanchnique est ouverte, le crâne, le thorax ou l’abdomen; les interventions que nous admettons alors ont pour but, non l’extraction du projectile qui, on le sait, s’enkyste le plus souvent, mais la réparation d’unelésion causée par son passage, ouverture d’un vaisseau, section d un nerf ou d’un tendon, déchirure d’un réservoir naturel, estomac, intestin ou vessie. En tout cas, dans les plaies sim, pies par balles de revolver, ce ii’est pas le projectile, c’est le chirurgien qni le plus souvent crée le danger par ses manœuvres intempestives. »

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