‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 8 sur 54 · États constitutionnels et microbiose · texte numérisé non relu

États constitutionnels et microbiose

{Cliniques et critiques chirurgicales, p. tS, 1884.)

« Ce travail, publié il y a prés de quinze ans, sous l’inspiration du professeur Verneuil, a pour but la recherche des chances d’immunité d’une part, de réceptivité de l’autre que crée à l’homme, considéré comme terrain de culture de germes pathogènes, son état antérieur de santé et

de maladie, l’état organique particulier, les qualités spéciales des humeui-s ou des solides, les propriétés durables et passagères du sang faisant de ce fluide un milieu réfractaire .à la vie ou impropre à la prolifération des parasites. »

H. — États constitutionnels et traumatismes.

{Cliniques et critûfiies chirurgicales, ji. lis 1884.)

« I)e cet ensemble de faits se dégagent les quatre propositions suivantes défendues par M. Verneuil : 1" La terminaison des blessures accidentelles ou chirurgicales est dominée par l’état constitutionnel du vulnéré; 2” les maladies antérieures îi l’opération modifient souvent d’une façon fâcheuse la marche du trauma opératoire, et favorisent par là l’invasion des accidents ou complications traumatiques; 5° fréquemment, à son tour, le trauma opératoire agit sur la maladie constitutionnelle, la provoque quand elle est en germe, la rallume quand elle est éteinte, accélère son évolution et surtout aggrave ses localisations anciennes; 4“ bref, toutes choses égales d’ailleurs et les influences du milieu mises de côté, le pronostic des opérations est toujours plus grave chez les diathésiques que chez les sujets sains.... »

- Sur quelques points d'ovologie oompai

Il porte sur trois points : en premier lieu, nous démontrons avec Jl. Dastre, mais en ajoutant de nouvelles preuves à ses preuves, que l’amnios n’est point enveloppé par l’allantoïde, comme Dutrochet le croyait, et comme plus tard M. Cosle devait longuement le décrire. Nous tiaitoii», dans un deuxieme chapitre, ues rapports qu’affectent entre elles les membranes de l’embryon dans les cas de gestation gémellaire chez les brebis; nous démontrons, en nous appuyant sur des pièces

déposées par nous au musée de la Facullé, que ragencement indiqué pai’ Ji. Coste est inexact de tout point. Enfin, dans un dernier chapitre, nous décrivons les vaisseaux sanguins des enveloppes fœtales de la brebis.

13. — Des mesures propres à ménager le sang pendant les opérations chirurgicales.

(Thèse présentée an mcmirs pour l'afirégalm, Paris, 1880.)

La préface que nous transcrivons ici est un court résumé de ce travail. « Quelles sont les mesures propres à ménager le sang pendant les opérations chirurgicales? C’est là un vaste champ dont nous allons, sans préambule, tracer rapidement les limites. Ménager, épargner, économiser le sang, ces trais synonjmes traduisent fort bien les efforts de la chirurgie contemporaine, pour assurer aux opérés les bénéfices de la conservation totale du sang. Nous étudierons l’ensemble des procédés qui concourent à ce résultat ; toute méthode qui prévient l'elfusion du liquide nourricier ou taiit l’hémorrhagie avant même qu’elle se produise rentre de droit dans notre thèse. Nos mesures sont donc préventives et nous écarterons tout ce qui a trait à l’arrêt ultérieur de l’écoulement sanguin.

Notre Ibese aura cinq chapitres : I. — Les anciens chirurgiens, aux prises avec les terribles dangers de l’hémorrhagie, ne cherchaient qu’ii éviter la mort de l’opéré entre les mains de 1 operateur. « L épargné du sang » est une idée nouvelle qu’on iie pouvait dégager et réaliser que de nos jours. Pour la réaliser, il fallait les merveilleux procédés d’hémostase perfectionnes ou découverts dans ces toute dernières années: pour le dégager, la physiologie et l’observation clinique devaient signaler le péril que crée l’effusion sanguine. Ces recherches, peu nombreuses malheureusement, sont la raison d’être de iiotic thèse : si la perle du sang n’était pas redoutable, à quoi bon des « mesures pour la ménager? »

II. — Cette hémorrhagie menace principalement les faibles et les aflaiblis, vieillards, nouveau-nés, cachectiques pour qui quelques grammes

de sang sont parfois une question de vie ou de mort. Elle est également dangereuse pour les hémophiles, chez qui la section du moindre vaisseau détermine souvent un écoulement incoercible. Dans ces divers cas, il faut donc, si l’opération est ui’gente, recourir à des méthodes spéciales dont on use également pour les tissus très vasculaires, qu’ils soient morbides comme les polypes, certains cancers, les tumeurs veineuses ou artérielles ; qu’ils soient normaux comme la langue, le col utérin, le rectum, et les organes érectiles.

III. — Ces méthodes constituent l’exérèse non sanglante, qui a le précieux avantage d’oblitérer les vaisseaux en meme temps que de les diviser. Le fer rouge, le thermocautère et le galvano-cautère, l’écraseur linéaire, la ligature extemporanée et la ligature élastique, l’arrachement môme, enfin 1 infime variété des caustiques chimiques rentrent dans cette classe importante, créée presque tout enticre depuis une trentaine d’années. Comme leur histoire est très connue, nous laisserons de côté leur manuel opératoire pour n’éludierque leur valeur comparative et leurs indications particulières.

IV. —■ L’exérèse sanglante n’en demeure pas moins la méthode ordi¬

naire; mais on peut avec elle, grâce a certains moyens, assurer l’économie du sang ; avant de diviser les tissus, on interrompt la circulation

les opérations. Nous étudierons ces moyens d’épargne, et nous déterrai-, nerons, suivant leurs indications particulières, les cas qui ressortissent àchacun d’eux.

Page 1