‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 61 sur 98 · PLANCHE XVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XVIII

EXPÉRIENCE XXV (Série III)

(Décembre 1912)

Possibilité d’imposer au cœur normal un RYTHME PLUS LENT ou un RYTHME PLUS RAPIDE que son rythme normal par excitation de la région atrio-ventriculaire

A. - Technique

Même technique que dans les expéiûences précédentes. Cœur alropinisé.

B. - Résultats

I Le rythme normal est indiqué par les 3 contractions du début de la ligne.

On assiste successivement à la production, par des excitations multiples, d’un rythme accéléré, puis d’un rythme ralenti.

Ce rythme ralenti correspond au cas où l’excitation est tellement prématurée que Y extra-systole ne se produit pas, le repos est alors la seule conséquence de cette excitation.

■“IL — A la suite d’excitations très rapprochées de la région atrio-ventriculaire pendant 10 secondes, on observe un rythme durable plus rapide que le rythme normal sinusal.

PLANCHE XVlll

c) Rythme a point de départ sinusal

Excitation extra-sinusale intéressant le Sinus

1" Dans le cas précédent, une difficulté persiste : 1 impulsion née dans une région extra-sinusale se propageant à toutes les parties du cœur peut nécessairement atteindre le sinus. On se trouve alors placé dans les conditions précédemment décrites d’une excitation venant frapper la région actuellement automatique. Pratiquement, dans les conditions habituelles, l’excitation lorsqu’elle parvient au sinus, étant donnée la vitesse du rythme sinusal, tombe dans la phase réfractaire de cette région développée par la contraction suivante, de sorte que le sinus ne prend pas part à l’extra-contraction, ou bien cette excitation est arrêtée en route au niveau de l’oreillette encore en période réfractaire (Wenckebach, Nicolaï).

Dans certaines conditions expérimentales (ralentissement du rythme du sinus) le sinus atteint par l’impulsion extra-sinusale en dehors de sa phase réfractaire prend part à l’extra-contraction : on se trouve placé dans les conditions du paragraphe premier.

Nous n’insistons pas sur ce cas, dont nous avons de beaux exemples graphiques, devant le retrouver pour le cœur du mammifère nouveau-né (page 210).

2“ Inversement, l’excitation artificielle du sinus a souvent été représentée comme donnant lieu, dans le segment auriculo-ventriculaire, à un repos compensateur, avec ou sans production d’extra-systole. L’importance de ce fait au point de vue de la question neuÉo-myogène, soulevee

pour la première fois par les travaux de Dastre et Mar- CACCi, et non encore définitivement résolue, est très considérable.

Nous ne discutons pas ici Vinterprétation donnée à ce fait ; en ce qui concerne le fait lui-même, nous dirons seulement que ces cas nous paraissent devoir être considérés comme correspondant à une excitation bien réellement appliquée au sinus, mais inefficace pour lui et intéressant au contraire les autres segments dans les conditions décrites dans le § 1” de ce chapitre.

d) Rythme a point de départ atrio-ventriculaire

Tout ce qui vient d’être dit relativement au cœur en activité rythmique normale peut s’appliquer au cœur fonctionnant sous une impulsion d’origine atrio-ventriculaire.

Cette condition est celle des reprises après première ligature, que cette reprise soit ou non favorisée par le chlorure de baryum; ces conditions sont également réalisées fréquemment au cours de l’excitation du pneumogastrique ou dans certaines intoxications (Busquet). (Voir page 186).

On en trouvera quelques exemples dans nos planches précédentes. (Voir page 82, planche V).

Nous donnons en outre ci-après des expériences graphiques y relatives.

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