PLANCHE XXII
Enfin, non seulement les modifications de la conduction jouent leur rôle dans ce conflit de deux centres de pulsations, mais il peut arriver que ces modifications créent de toutes pièces l’apparence d’un conflit de deux rythmes, là où un seul centre de pulsations est en jeu (1). Planches XXIII et XXIV.
(1) De même que certains toxiques favorisent le développement de contractions ventriculaires indépendantes, de même auasi d’autres poisons peuvent créer des troubles de la conduction auriculo-ventriculaire sans actualiser la propriété rythmique du ventricule.
Sur le cœur de grenouille soumis à l’action du poison des flèches du Tonkin, Boinet et Hédon (*) ont observé un dédoublement très accentué des pulsations des oreillettes et du ventricule.
L’intervalle auriculo-ventriculaire, dans ces conditions, devient sonsidérablei, tandis que la contraction auriculaire augmente d’amplitude (**). En même temps, on assiste à une diminution de l’amplitude ventriculaire.
Puis le ventricule ne prend part qu’à une partie des contractions auriculaires. Enfin, il arrive un moment où il ne se contracte que lorsque les pulsations de l’oreiUette Vont progressivement distendu de façon à y amener une excitation suffisante. Il se vide alors brusquement et reste immobile Ce phénomène se reproduit- périodiquement dans des conditions comparables à celles décrites par nous (page 85, planche VI).
niPflà' — Etude expérimentale du poison
des flèches du Tonkin. (Arch. de Physiol., 1891, p. 373)
sunnlét îue les systoles auriculaires
lessvst^ parfois plus hautes que
les systoles normales (voir planche XVI). ^
PLANCHE XXm
EXPÉRIENCE XXXX (Série IV)
(Juillet 1914)
Alternance de deux rythmes de même origine
A. — Technique
Double suspension auriculo-ventriculaire ; compression du sillon.
B. — Résultats
I. — On réalise la compression progressive au moyen d’une ligature placée dans le sillon entre l’oreillette et le ventricule. Il en résulte des troubles de plus en plus marqués de la conduction, caractérisés par la disparition graduelle d’une systole ventriculaire sur deux jusqu’à
l’établissement d’un rythme-^-^. Le mécanisme intime de ce phénomène complexe n’est pas à discuter ici.
Aux variations de la compression correspondent la disparition ou la réapparition de ces troubles.