‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 8 · MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES

1° L’acquisition de la forme arrondie chez les Mollusques Acéphales dlmyalres fixés en position pleurothétique.

3“ Organisation et morphogénie des Æthérles.

S° La constitution de l’arête ligamentaire et l’évolution du ligament chez les Acéphales actuels analogues aux Rudistes.

8° Le rapport entre le galbe général, la forme du muscle adducteur et celle du ligament chez les Flacunes.

9’ De l’influence de la fixation pleurothétique sur la Morphologie des Mollusques Acéphales dimyaires.

Le but général de ce dernier mémoire, auquel les précédents constituent des notes préliminaires, et qui fut ma thèse de doctorat ès Sciences, a été de porter une contribution à l’étude des formes convergentes, de montrer comment et dans quelles mesures les conditions d’existence extérieure peuvent arriver h. façonner pour ainsi dire les formes vivantes.

Ce travail a nécessité des recherches très étendues et très variées. J’ai dû préciser non seulement la morphologie, mais encore l’emhryogénie et la physiologie totalement inconnues des animaux que j'étudiais.

Puis, synthétisant les trois ordres de données ainsi obtenues, j’ai pu, sous le nom de morphogénie, donner la vue d’ensemble des formes en question et indiquer les causes probables qui avaient présidé 4 leur genèse.

Ce mémoire comprend deux parties :

La première partie est intitulée : Introduction à Vétude générale des caractères de convergence et de la Morphogénie des Mollusques Acéphales.

Dans cette première partie, qui aurait pu constituer à elle seule un mémoire particulier, j’ai envisagé l’ensemble des Mollusques Acéphales indépendamment de leurs affinités, mais au seul point de vue de leurs conditions d’existence, et je suis arrivéainsi àun groupement qui n’arien de commun avec les classifications systéma-

des régie

Physiologie générale. — Les Chames sont des Mollusques mai tropicales et appartienneut à la faune des récifs.

« ÆTiiEauD.E ». — Les Ætheriidæ sont aussi peu connues que les ChamiJæ. Le mémoire que Rang et Caillaud ont consacré, en 1834, à leur morphologie est très insuffisant et contient d’ailleurs des erreurs.

Morphologie. — La coquille des Ætheriidæ est très variable de forme : tantôt très allongée et rappellant les Rudistes {Ætheria Caillaudi Feruss.) ; tantôt aucontraire plate et compacte {Ætheria plumbea Sow.) ; tantôt enfin allongée et lisse {Ætheria Petretinii Bgt. des conduites de Ramlé). Elle est nacrée et recouverte extérieurement d’un épiderme verdâtre.

Le ligament, qui est externe, s'insère au fond et sur le bord antérieur d’un repli profond, qui est l’analogue de l’arête ligamentaire des Hippurites.

3 et 4. Myochamidæ et Chamostreidæ. — Ces deux familles sont incontestable^! ment des Anatinidæ (persistance des siphons surtout chez les Myochama ; Eula- a mellibranches avec forme spéciale de la branchie; quatre ouvertures palléales 4 comme chez les Anatinidæ ; nacre ; lithodesmc). 1

6" La fixation pleurothétique peut en effet, chez eux, s'expliquer de la manière suivante: supposons ces animaux qui, tous, proviennent d’organismes euthétiques se trouvant placés sur un fond dénudé par les flots et par conséquent dépourvu de vase ou de sable; ils ne pourront s’y enfoncer, et, par le fait même de leur forme, tomberont et reposeront sur une de leurs valves. C’est le pleurothétisme. Supposons en outre qu’ils se trouvent, — ce qui est généralement le cas, — dans des eaux très chaudes favorisant la formation du calcaire, ils ne tarderont pas à se fixer, et, puisqu’ils sont déjà en pleurothétisme, la fixation sera pleurothétique.

Par le fait de la sélection naturelle, les

Les muscles adducteurs des Mollusques Acéphales sont formés de deux parties, l’une brillante périphérique, l’autre opaque centrale. La première est composée de fibres lisses; la deuxième, de fibres qui sont striées transversalement chez les Pectinidés et qui, chez les autres Acéphales, présentent une sorte d’ornementation en losanges disposés en quinconces, qui les font ressembler comme aspect h des tiges de Lepùlodendron.

les fibres deviennent striées, c’est-à-dire diminuent ieur coefficient. dé raccourcissement. La forme de la ligne limitant la zône des fibres lisses et celle des fibres striées dépend donc de la forme des surfaces d’insertion ; si eiles sont planes (Mytilus edulis Linné), la ligne de séparation est droite; si elies sont concaves, elle est concave en dedans {Cardium norioegimm Speng) ; si elles sont convexes, elle est convexe en dedans [Placuna sella Lmck.).

11 semble, en somme, que la striation qui caractérise certaines des fibres des

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