Des maladies de l’oreille interne
Essai de classification et description didactique de ces maladies, d’après les travaux les plus récents.
30. — De la péri-arthrite scapulo-humérale et des raideurs de l’épaule qui eu sont la conséquence,
{Afthim générales de médecine^ 1872, vol, II, p. 613.)
Mémoire original dans lequel je démontre la nature et le siège anatomique d’une affection extrêmement commune, quoique non encore décrite. Ce travail se termine par les conclusions suivantes :
1» Les traumatismes directs ou indirects de l’épaule sont très-fréquemment suivis d’une inflammation des tissus qui entourent l'articulation scapulo-humérale, et cette péri-arthrite, en se localisant plus particulièrement dans la hoursc séreuse sous-acromiale et dans le tissu cellulaire sous-deltotdien, détermine l’épaississement, l’induration du tissu cellulaire et des parois de la bourse séreuse sous-acromiale, la formation d’adhérences, de brides fibreuses qui gênent ou empêchent complètement le glissement de l’extrémité supérieure de l’humérus au-dessous de la voûte acromio-coracoidienne et de laface profonde du deltoïde.
2" Cette péri-arthrite se distinguera d’une aifection intra-articulaire par l’absence de déformation, de gonflement. Celui-ci, lorsqu’il existe à la période aiguS, n’occupe que le moignon de l’épaule. La péri-arthrite se caractérise par les symptômes suivants:
A. Gène des mouvements de l’épaule, quelquefois assez marqués pour que le bras ne puisse atteindre riiorizontulc. Dans tous les mouvements, on peut s’assurer que les rapports de l liumérus avec l’omoplate ne changent pas, et que ce dernier os bascule autour de ses articulations claviculaires. Dans quelques cas, ces mouvements s’accompagnent de crépitation.
B. Douleurs provoquées par les mouvements et siégeant, non pas au niveau même de l’articulation, mais au-dessous de l’acromion, au niveau des attaches humérales du deltoïde. Douleurs provoquées parla pression au-dessous de l’a* cromion et au niveau de l’apophyse coracoïde. Parfois, sensations de fourmillement, d’engourdissement le long du bras, de l’avant-bras et de la main,
C> Quelquefois demi-flexion de l’avant-bras, dont l’extension s’accompagne de douleurs au pli du coude, et au voisinage de l’apophyse coracoïde.
3- La péri-arthrite de l’épaule doit être traitée avec soin à son début, si l'on veut éviter les raideurs qui en sont la conséquence. La gymnastique du membre, l’électricité, les douches, le massage constituent le meilleur traitement.
4" Lorsque l’on a affaire à la péri-arthrlte chronique, le seul moyen de procurer une guérison rapide et complète, c’est de rompre de vive force et en une seule séanœ les adhérences et les brides fibreuses. Pour cette opération, qui peut être répétée si le résultat obtenu n’est pas satisfaisant, le chloroforme est indispensable.
3“ Enbn, après la rupture des adhérences, il faut soumettre pendant quelque temps le malade aux moyens qui ont été précédemment indiqués (gymnastique, électricité, douches, massage) jusqu’à ce que l’épaule ait recouvré l’intégrité de ses mouvements.
Depuis l’année 1867, j'ai pris avec M. le professeur Lasègue la direction des Archines ijénérales de médecine, pour la partie chirurgicale, et j’ai publié dans ce journal divers articles et principalement des notices bibliographiques signés et non signés.