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VI. Dermatoses d'origine indéterminée

Affections squameuses : psoriasis, pityriasis rubra pouvant, comme l'eczéma, aboutir à la dermatite exfoliatrice.

Kératodermies, pseudo-ichtyoses, leucokératose des muqueuses représentant très fréquemment une étape précancéreuse.

Affections bulleuses : pemphigus bulleux chronique, pemphigus foliacé, secondaire ou primitif.

Vil. Affections tumorales.

Verrues séniles, cornes cutanées, acné sébacée concrète (kératome sénile), aboutissant à l’épithélioma.

Epithéliomes : ulcus rodens néoplasie peu proliférante avec amas de petites cellules limitées par une barrièrè fibreuse, épithélioma proprement dit è type tubulé ou lobulé, avec globes épidermiques ou colloïdes et stroma conjonctif plus ou moins serré.

Kystes : sébacés, épidermiques.

VIH. Processus conjonctifs: Chéloïdes. —Angiomes séniles du tronc. — Xanlhome des paupières. — Xanthome tubéreux .disséminé. — Mycosisfongoïdeà rapprocher histologiquement de la lymphadénie et cliniquement du lymphosarcome. — Nævi : pigmentaires, mollusco'ides, verruqueuxou papillomateux, pouvant dégénérer en tumeurs malignes ; vasculaires tubéreux, primitifs ou secondaires aux nævi plans, pouvant se transformer en anévrysmes cirso'ïdes. — Acné hypertrophique du nez. - Onycogryphose.

Ce chapitre des Maladies de la peau chez le Vieillard n’avait encore jamais été écrit.

« Je remercie de grand cœur mon collègue et ami Vedel pour ta faveur qu’il m’a faite en rédigeant à mon intention ce travail. » (7n introduction Rauzier).

Un cas de lèpre mixte (avec M Blienne, Soc 'cienc. méd Mjanvier 1912

et in thèse Toneiî, Montpellier 1912).

Lèpre d’origine brésilienne : nodules lépreux, ulcérations, taches pigmentées ou décolorées avec thermanalgésie sur la peau, l.èpromes de la langue, du voile du palais, du gland, de l'épididyme .. Nécrose mutilante des phalanges avec tendance marquée à l’amputation spontanée.

Evolution par pous.sées subaiguës sans qu’aucun traitement ait donné de résultats appréciables : huile de Chaulmoogra, mercure, hecline... le novarsénobenzol n’ayant exercé à son tour qu’une action cicatricielle éphémère.

Un nouveau cas de lèpre mixte (avec M. Siraéon. Çoc Sc méd. et biol., Montpellier, 30 avril i9J0.)

Après une incubation de quinze ans, développement, chez une Espagnole de 30 ans, d’une lèpre tuberculo-ulcéreuse très accentuée, avec troubles de la sensibilité du type syringomyélique, à disposition segmentaire.

Pas plus que dans notre premier cas, l’huile de Chaulmoogra et le novarsénobenzol n’ont donné de résultat appréciable.

Séro de Bordet Wassermann positif, comme on l’observe très fréquemment dans la lèpre, en dehors de toute ingérence de la syphilis.

Nous avons dépisté un a.ssez grand nombre de lépreux parmi les 6.1100 Annamites de la poudrerie de Toulouse que nous avons eu à examiner pendant la guerre ; mais nous n’avons trouvé que des tonnes nerveuses et maculeuses avec taches pigmentaires ou placards festonnés de neuroléprides, tandis que nous avons rencontré deux Sénégalais porteurs de tubercules et d’ulcérations â bacilles de Hansen.

Un cas d'amputation spontanée des phalanges par lupus scléreux (avec M. Siméon. Soc. Sc. méd. et biol., Montpellier, 6 février 1920.)

étude clinique, bactériologique, sérologique et anatomo-

De l'i

pathologique de ce cas, il résulte que la maladie de Raynaud, l’ainhum, la lèpre, la syphilis étant écartées, on se trouve en présence d’un lupus scléreux, h rapprocher du casque nous avons présenté, en 19U6, à la Société des Sciences médicales deMontpellier et dont un moulage existe au musée de l’hôpital

L'évolution et la guérison du cas que nous rapportons a confirmé notre diagnostic clinique.

Cette observation, des plus intéressantes, va faire le sujet de la thèse de M. Tabarié.

De l’acDé chéloïdienne de la nuque et de son traitement par le chlorure de méthyle (in Fezou, thèse Montpellier, 1916, n" 23.)

L’acné chéloïdienne de la nuque, traduisant une réaction d’infection profonde de la peau, à la suite de folliculites et de furoncles répétés est une affection des plus difficiles à guérir.

A côté des différents moyens employés en pareil cas : scarifications, électrolyse, radio et radiumlhérapie, nous présentons un nouveau procédé de traitement d’application facile, qui nous est personnel et qui, depuis 1912, nous a donné des résultats très satisfaisants.

La cautérisation produite parles pulvérisations de chlorure de méthyle a pour résultat d’affaisser le relief tumoral, d’assouplir la peau et de l’égaliser en une cicatrice lisse, après l’avoir stérilisée.

Le chlorure d’éthyle, qui bout à —11, est insuffisant pour donner les effets voulus. L’acide carbonique à — 79 doit produire les effets recherchés et son emploi mérite d’être développé (sous forme de crayon de neige carbonique, comme on l’utilise dans le lupus érythémateux), Mais jusqu’à plus ample informé, nous nous sommes très bien trouvés de l’emploi de chlorure de méthyle, qui bout à —22, à raison de deux applications par semaine de cinq à dix secondes de durée, jusqu’à production de phlyctènes, le traitement

comportant de trente îi quarante séances et devant atteindre une durée de quatre à six mois.

Mais si l’acné chéloïdienne de la nuque demande pourguérir un effort thérapeutique persévérant, on peut obtenir avec le chlorure de méthyle des effets curateurs bien plus rapides, quand il s'agit de chéloïdes simples sans infection concomitante. Dans un cas de vaste chéloïde de la région inguinale gauche mesurant 20 centimètres de long sur 6 de large, avec une saillie de 6 à 8 millimètres que nous avons traité en 1912 et dont la guérison s’est maintenue depuis, nous avons fait disparaître, en une douzaine de séances, un processus quasi tumoral, qui remontait à des années.

Un cas de leucomélanodermie généralisée d'origine spécilique chez

l'homme (avec M. Siméon, Soc. Scien. méd., 2 juillet 1920).

Soldat au 24* colonial, âgé de vingt-quatre ans, qui présente un chancre syphilitique sous-préputial en janvier 1920, ne se soigne pas, et réalise les accidents secondaires en mi-février, sous forme de plaques muqueuses à la gorge et à l’anus, et d’une roséole papuleuse ordinaire. On lui faitalors à l’infirme-, rie régimentaire vingt injections intramusculaires de biiodure et vingt injections sous-cutanées de cacodylate de soude Au milieu d’avril il est envoyé à l’hôpital de Perpignan où il reçoit huit nouvelles piqûres de biiodure et une injection intraveineuse de novarsénobenzol à 0,15, et, delà, est dirigé sur notre Service, en raison de la persistance des accidents secondaires.

En dehors des plaques muqueuses de la bouche et de la verge, nous sommes frappés de la coloration anormale du cou

En fait il s’agit d’une leucomélanodermie typique avec aréoles pigmentaires parfaitement dessinées, qui occupe la région cervicale, descend en languette sur le sternum, et s’étale sur la base du thorax et tout l’abdomen, depuis deux travers de doigt au-dessous des mamelons jusques et y corn"

pris les plis abdomino cruraux. Dans le dos, la leucomélanodermie s’étend sur toute la hauteur, avec des contours aréolaires un peu moins nets, plus marquée au niveau de la région lombaire. Au niveau de la nuque elle constitue un réseau des mieux tracés qui se prolonge sur les épaules en avant et en arrière.

En somme, au cours du troisième mois d’une syphilis plutôt sévère, avec Wassermann positif fort, s’est installé un processus de leucomélanodermie, généralisé au cou et au tronc avec léger empiètement sur la racine des membres, — grosso modo en maillot de bain.

Il s'agit bien d’une leucomélanodermie spécifique, simple, sans aucun trouble de l’état général, ni le moindre symptôme surrénal apparent. Par ailleurs l’arsenic n’a pas favorisé ce processus ; tout au contraire, sous l’influence du traitement par le Néo (4 gr. 05 en six injections), nous avons assisté à l’éclaircissement des pigmentations

A noter aussi l’encerclement pigmentaire brun foncé, récent, de trois cicatrices vaccinales anciennes du brasgauche, qui tranche sur peau saine.

Ce cas ofl're un grand intérêt à divers titres. D’abord il s’agit d’un homme, ce qui représente une véritable exception. Ensuite la leucomélanodermie, dépassant la région cervicale, s’est étendue è tout le tronc jusqu’à la racine des membresce qui constitue une grande rareté. Par ailleurs le processus achromo-pigmentaire s'est installé d’une façon particulièrement précoce, dès le début de la période secondaire et a été favorablement influencé par la médication arsenicale.

A coté des hyperchromies qui ont été mises à la charge du novarsénobenzol, et que nous n’avons pas encore rencontrées, nous pouvons placer les cas de syphilides maculeuseo pigmentaires et de leucomélanodermies cervicales qui ont été très atténuées du fait de la médication par les arseno-benzènes. Ce sont là des faits de notre pratique qu’il convient de signaler.

Enfin, le fait de la pigmentation circonférentielle des cic6\trices vaccinales de notre malade plaiderait en faveur d'un trouble pigmentaire consistant en ce que le pigment, ne pouvant pénétrer les cieatrices ou atrophies cutanées, s’accumulerait à leur périphérie d’une façon centripète et non centrifuge, comme on l’admet généralement

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