DE L'URÉMIE
La question de l’urémie était encore peu connue lorsque cette thèse me fut assignée par le concours.
Rassemblant les divers documents contenus dans la science et y réunissant quelques faits dont je devais surtout la connaissance à deux de mes anciens maîtres, MM. Aran et G. Sée, je me suis efforcé, d’une part, de déterminer quels symptômes constituent le curieux état morbide décrit sous le nom à’urémie, et, d’autre part, de rechercher quelle interprétation pathogénique, doctrinale, peut lui être attribuée.
Sans entrer dans les détails de cette longue étude, je reproduirai simplement les conclusions qui la terminent :
1“ Lorsque, par des causes d’ailleurs variables, la fonction urinaire est entravée et devient insuffisante, il se produit un certain groupe d’accidents, dits accidents urémiques, consistant surtout en des phénomènes cérébraux.
dents urémiques. Souvent, au contraire, l’autopsie révèle une intégrité absolue des 3" En l’absence de lésions, il semble rationnel alors d’attribuer à une altération du
*» Cette altération du sang n’est pas douteuse. Elle ne consiste pas dans la rétention d’un principe unique; les analyses les plus récentes ont, au contraire, démontré que des éléments multiples s’accumulent dans le sang, alors que le rein ne fonctionne plus que d’une façon insuffisante.
S” Cette altération chimique du sang est encore mal définie, et la science doit attendre sur ce point de nouvelles recherches.
Note sur deux cas d’urémie.
(Communication i la Société des hôpitaux, 1864.)
Alcoolisme.
tfimmmi Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie pratiques, t. I, 1864.)
Exposé de l’état de la science sur l’ensemble des lésions et des troubles morbides dérivant de l’abus des boissons alcooliques.
Note sur cinq cas de dégénérescence cireuse du foie.
(Bulletins de la Société anatomique, 1857.)
Étude clinique sur les douches oculaires appliquées au traitement
(.Archives d’ophthalmologie, 1857.)
Résultats observés dans le service de M. le D' Chassaignac, it l’hôpital Lariboisière.
Note sur l’emploi des affusions froides dans le choléra typhoïde.
Relation de quelques résultats obtenus par ce traitement dans certains cas de choléra à forme typhoïde (épidémie de 1865, hôpital Lariboisière),
De la paralysie labio-glosso-laryngée.
Exposé et discussion d’un cas typique de paralysie labio-glosso-laryngée,
Note sur un cas de goitre exophthalmique terminé par des gangrènes multiples. Intégrité absolue du nerf grand sympathique.
(Société médicale des Mpitaux, novembre 1867. - En collaboration avec le D' A. Ollivier.)
L’intérêt principal de l'observation qui fit l’objet de cette note réside dans la production des gangrènes multiples qui s’ajoutèrent aux symptômes de la maladie première et terminèrent hâtivement la scène (énorme gangrène de toute la jambe gauche et du tiers inférieur de la cuisse correspondante; — gangrène s’annonçant sur la main gauche ; — eschare à l’olécrâne gauche ; — gangrène des orteils droits).
Les détails contenus dans l’observation, l’absènce de caillots emboliques et surtout l’absence de toute lésion vasculaire semblent établir d’une façon peu douteuse que ces gangrènes multiples se produisirent sous l’influence de la maladie primitive. La cachexie exophthalmique, d’après cela pourrait donc aboutir comme terminaison à des gangrènes.
Note sur un cas d’étranglement interne qui fut pris pour un cas de choléra épidémique.
(En collaboration avec le D r A. Ollivier. — Comptes rendus de la Société de biologie, 1867.)
Fait curieux démontrant que l’étranglement interne peut emprunter au choléra non pas seulement quelques-uns de ses phénomènes, mais sa symptomatologie presque complète, au point de donner le change à des observateurs même prévenus de la possibilité d’une telle méprise.
Notre malade, en effet, sans parler de divers symptômes cholériformes que l’on rencontre dans un grand nombre de cas d’iléus, présenta divers phénomènes qui font habituellement défaut dans l’étranglement interne, et qui constituent par leur absence même la base d’un diagnostic différentiel entre cette dernière maladie et le choléra. Ces phénomènes insolites et à coup sûr bien dignes de remarque étaient les suivants :
1° Diarrhée; diarrhée qui, survenue dès le début des accidents, ne s’arrêta que l’avant-veille de la mort ;
2“ Rétraction notable de /’ abdomen;
3° Vomissements séreux, inodores et riziformes, contenant en suspension de petits grumeaux blanchâtres, exactement analogues à ceux des déjections cholériques.
(L’autopsie révéla l’existence d’un étranglement interne, constitué par une bride fibreuse enserrant une anse d’intestin grêle à la façon d’un nœud coulant.)
Note sur un cas d’intoxication professionnelle par le phosphore, de forme suraiguë et sidérante.
(Société médicale des hôpitaux, juin 1868. - En collaboration avec le H' A. Ollivier.) “ ~
Ce cas intéressant se résume sommairement en ceci :
Périostite maxillaire suraiguë et d'intensité considérable. — Anémie extraordinaire. — Cachexie suraiguë; — purpura; — accidents cérébraux. — Mort mx jours après les premières manifestations morbides.
A l’autopsie : apoplexie capillaire du cerveau, sorte de purpura cérébral; — fluidité particulière et coloration noirâtre du sang; — absence de stéatose viscérale.
Ce fait parait impliquer l’existence d’une forme spéciale de l’intoxication professionnelle par le phosphore, forme suraigue et sidérante, empruntant sa malignité non pas aux lésions locales, mais à une altération toxique du sang.
Rapport médico-légal sur un militaire déserteur, atteint d’automatisme ambulatoire.