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INFLUENCE DYSTROPHIQUE DE L’HÉRÉDO-SYPHILIS

(Médecine moderne, 1890,)

L’hérédité syphilitique n’a pas pour seules manifestations des lésions de nature syphilitique. Elle se traduit aussi par des modalités diverses d’un tout autre ordre, notamment par une influence dystrophique , influence de formation incomplète ou de malformation, qu’elle exerce sur le rejeton de parents syphilitiques.

Ç’est de la sorte que l’hérédo-syphilis tantôt entrave le développement propre de certains organes, tels que les dents, le système maxillaire, le testicule, l’ovaire, le cerveau, etc. ; — tantôt aboutit à un résultat plus complexe en troublant, en infériorisant le développement général de l’individu, qu’elle abaisse jusqu’au degré de l’infantilisme, voire du nanisme; — et tantôt, enfin, enrayant le produit de conception dans son développement originel, le tue à divers âges et même le tue sans lésions; si bien que le fœtus ou le jeune enfant succombe, en de telles conditions, par simple dystrophie native , par insuffisance congénitale de ce qui constitue la viabilité, c’est-âdire au total meurt par ce fait seul qu 'il n'a pas, nativement, la force de

Syphilis infantile. — Deux cas de lésions osseuses.

O Société médicale des hôpitaux, 1865.)

La notion étiologique de l’hérédo-syphilis dans la maladie de Little.

Dystrophies héréditaires de la syphilis.

J. — H est deux sortes d’hérédité syphilitique. L’une transmet de l’ascendant au descendant la syphilis vraie, la syphilis en nature, en substance. L’autre ne se traduit que par des tares communes de dégénérescence.

La première constitue l’hérédité syphilitique proprement dite. — La seconde n’est qu’une hérédité dystrophique commune.

II. — L’hérédité dystrophique consiste soit en des infériorités natives de constitution, soit en des imperfections ou déviations du développement physique ou intellectuel, soit en des malformations organiques des plus variées, soit même en des monstruosités.

Principaux types : infantilisme, arrêts de développement, rachitisme, malformations crâniennes, hydrocéphalie, dystrophies maxillo-dentaires (très communes), dystrophies oculaires, strabisme, dystrophies des membres, dystrophies viscérales, etc.

III. — Ces deux modes d’hérédité peuvent être réunis sur le même sujet. — Mais, inversement aussi, ils peuvent exister isolément, exclusi¬

vement.

IV. — A noter en particulier que l’avortement est très commun chez les hérédo-syphilitiques. — L’hérédo-syphilis est donc susceptible de conserver l’influence fœticide qui s’observe à un si haut degré dans la syphilis.

Hérédité syphilitique de seconde génération.

(Académie de midecine, 1900.)

La syphilis du grand-père est-elle capable de réagir sur le petit-fils ? — Rapport, à ce sujet, sur une observation typique du D” Lemonnier. — Discussion.

Éléments diagnostiques de la syphilis héréditaire tardive.

Ostéopathies symétriques et cataracte corticale postérieure d’origine hérédo-syphilitique.

Fréquence du strabisme chez les hérédo-syphilitiques.

(.Académie de médecine, 1898.)

Des manifestations cutanées de la syphilis héréditaire tardive. (Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1886.)

Un cas de syphilis héréditaire caractérisé par une in

uflltration

Syphilis héréditaire tardive chez une malade âgée de 53 ans.

Hérédo-syphilis tardive. — Syphilide tuberculeuse laminée de la lèvre inférieure simulant le lupus érythémateux.

Très curieuse et très instructive observation, se résumant en ceci :

Jeune femme de 26 ans présentant à la lèvre inférieure une lésion chronique qui avait été considérée par plusieurs médecins et par moi comme un type de lupus érythémateux. — On se préparait à attaquer cette lésion par la méthode des scaritications, lorsque, par bonheur, la malade fut prise d’une ophthalmie offrant tous les caractères de la kératite hérédo-syphilitique d’Hutchinson. — Sur cette indication, prescription du traitement mercuriel, et guérison très rapide de l’une et de l’autre lésion.

Enseignement : il peut exister, comme manifestation d’hérédo-syphilis, une syphilide tuberculeuse laminée, superficielle, simplement érythématopapuleuse, qui simule au plus haut degré le lupus érythémateux..

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