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NOURRICES EN INCUBATION DE SYPHILIS

En mai 1891, M. le D' Duvernet, médecin-inspecteur des nourrices à la Préfecture de police, signalait à l’Académie, comme une lacune dans les mesures de prophylaxie publique vis-à-vis des nourrices, « l'absence de garanties contre toute nourrice qui, ayant quitté sa place après avoir allaite

un enfant de santé inconnue , se présente à la Préfecture pour y chercher un certificat qui lui permettra de rentrer dans un bureau de nourrices et de reprendre là un autre nourrisson. »

Cette nourrice, en effet (l’expérience ne le démontre que trop souvent), peut être en état de syphilis latente, c’est-à-dire en état d’incubation de syphilis, si elle a reçu la contagion de l’enfant qu’elle vient d’allaiter. Mais comment le savoir?

Un seul moyen permettrait d’écarter ce soupçon, à savoir : un certificat médical émanant du médecin de la famille dans laquelle cette nourrice était placée, certificat attestant que l’enfant allaité par elle « n’etait atteint d’aucune maladie contagieuse ». L’absence d’un tel certificat, refusé par le médecin de la famille de l’enfant, constituerait, en l’espèce, une suspicion grave contre la nourrice.

Il faudrait donc que l’obligation de fournir un certificat de cet ordre fût imposée préalablement à toute famille qui irait prendre une nourrice dans un bureau de placement.

Contagion syphilitique introduite dans une famille par une nourrice.

— Épidémie de famille. — Sept victimes.

Résumé : Une nourrice syphilitique, introduite dans une famille, y contagionne le nourrisson qui lui est confié. — De cet enfant, la contagion irradie sur quatre personnes, à savoir : la mère, la grand’mère maternelle qui vit sous le même toit, et deux petites bonnes de 15 à 16 ans. — Puis, la mère infecte son mari. — Elle devient enceinte et avorte. — Plus lard, l’enfant infecté par la nourrice meurt de syphilis tertiaire.

Au total, six contaminations de syphilis et deux morts.

SYPHILIS VACCINALE

(Leçons recueillies par le D'P. Poet*lie«; 1 vol., 256 p„ 1889.) !

Je me suis efforcé de contribuer par ce livre à la substitution du vaccin animal au vaccin humain, dangereux vaccin auquel incombe la responsabi-

lité de très nombreuses contaminations syphilitiques. Du moins ce livre contient-il tout le procès de la vaccination par le vaccin humain.

I. — Authenticité de la syphilis vaccinale. — Deux ordres de preuves : 1° preuves cliniques; — preuves expérimentales. — Courageuses expériences du D' Cory sur lui-même.

II. — Étude clinique de la syphilis vaccinale. — Début par un chancre in situ. — Description de ce chancre vaccinal. — Modalités diverses d’évolution du chancre vacci-

III. — Pronostic. — Accidents intenses et, notamment, mortalité singulière de la syphilis vaccinale.—Interprétations à donner à ce fait. — Grandes épidémies de syphilis vaccinale résultant de la pratique de la vaccination par fournées.

IV. — Étiologie. — Condition essentielle : vaccin de provenance syphilitique. — Deux points d’importance capitale en l’espèce, pour la pratique :

1° La contamination vaccino-syphilitique peut dériver d’un vaccinifère en état de syphilis latente;

2“ Il suffit même h cette contamination que le vaccinifère soit en incubation de

la vaccination.

Contagions pouvant dériver delà pratique mêm

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