‹ Exposé des titresChapitre 9 sur 55 · CHANCRE SIMPLE · texte numérisé non relu

CHANCRE SIMPLE

(Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, t. Vil.) 'Il

Monographie sur le chancre simple et ses complications.

Recherches sur la contagion du chancre.

Ce mémoire, qui remonte à mon internat à l’hôpital du Midi (1859), est l’exposé des recherches que j’entrepris à cette époque sur la contagion du chancre. Il contient l’analyse de cent quatre confrontations de malades, c’està-dire de cent quatre cas dans lesquels je suis arrivé à pouvoir comparer de part et d’autre les accidents de contagion sur les sujets contaminants et les sujets contaminés.

L’examen des faits relatés dans ce mémoire me conduisit aux conclusions suivantes :

« La nature d'un chancre est subordonnée à la nature du chancre qui lui sert iasern-

« i° Le chancre simple des sujets indemnes de syphilis se transmet toujours en l'espèce, c’est-à-dire en tant que chancre simple ;

« 2“ Le chancre infectant se transmet également dans son espèce sur les sujets jusqu'alors indemnes de syphilis, c’est-à-dire en tant que chancre infectant. » m

Deux autres chapitres sont consacrés à l’étude des questions suivantes :

1° Que produit sur un sujet préalablement syphilitique une contamination dérivant d’un chancre syphilitique ?

2° Que produit sur un sujet indemne de syphilis la contagion d un chancre mou développé sur un sujet syphilitique?

Un dernier chapitre est relatif à l’étiologie du phagédénisme. Là trouve

place une observation de chancre phagêdènique dérivant par contagion d’un chancre nonphagédênique. — u Donc, le phagédénisme ne saurait être considéré comme une variété particulière du chancre, naissant d’un chancre semblable et se reproduisant dans son espèce. Ce n’est qu’un 6 complication, qu’un accident du chancre en général ou de toute autre ulcération spécifique ou vulgaire... Et, en somme, les causes qui président au phagédénisme paraissent devoir être rapportées moins à des influences de transmission qu’à certaines conditions, d’ailleurs très variées, particulières aux individus sur lesquels il se développe. »

Étude sur le chancre céphalique.

[Union médicale, février et mars 1838.)

Ce mémoire fut écrit à une époque où la question du chancre céphalique préoccupait vivement les syphiligraphes, et était opposée comme une objection formelle à la doctrine dualiste, alors naissante.

Une première partie comprend une revue rétrospective des observations de chancre céphalique déjà contenues dans la science, puis un exposé succinct de quatre-vingt-huit faits nouveaux, soit personnels, soit empruntés à des sources diverses.

Une seconde partie est consacrée à la discussion doctrinale des faits qui précèdent.

Conclusions :

« 1" Les chancres que l'on rencontre sur la face semblent appartenir, comme fatalement, à une seule espèce de l’accident primitif, l’espèce indurée, infectieuse. — Le chancre simple de la face, si tant est qu’il existe, est extrêmement rare et véritablement exceptionnel.

« î° Le caractère univoque du chancre facial ne saurait être attribué à une trans¬

formation in situ subie par le chancre simple sous une influence de région ou de tissu. Dne semblable modification, hypothétique en principe, est démentie par l’observation et par les résultats des recherches les plus récentes sur la transmission du chancre.

« 3° Si le chancre induré est la seule espèce do l’accident primitifqu’on observe à la face, cela ne tient probablement qu’à la condition d’une immunité spéciale de cette région contre l’autre espèce. »

Celte immunité (que d’ailleurs je présentais seulement comme relative et non absolue) a été démontrée depuis lors expérimentalement. Des inoculations de chancre simple ont été pratiquées sur divers points de la face et du crâne. Or, il est ressorti de ces expériences ce fait surprenant, mais absolument authentique, que les tissus de la face et du crâne sont en quelque sorte de mauvais terrains pour le chancre simple, que là le chancre simple végète, s’étiole, et ne prend jamais qu’un développement incomplet, pour s’éteindre presque toujours avec une rapidité singulière. Il est donc bien probable que cette immunité relative de la région céphalique entre pour quelque part dans la rareté du chancre simple sur cette région.

Relation de 190 expériences d’inoculation observées dans le service de M. Ricord, à l’hôpital du Midi, 1856.

Chancre simple phagédénique du mollet.

(Annales de dermatologie et de syphiligmphie, 1898.)

Page 1