Exposé des titres scientifiques
« La dure-mère, est considérablement épaissie dans toute la hauteur du renflement cervical de la moelle épinière. Elle est doublée à sa face interne d une néo-membrane de structure fibreuse. La moelle elle-même, dans la région cervicale est très fortement sclérosée, aplatie d’avant en aiTière, et paraît comme étranglée. Les racines nerveuses, tant antérieures que postérieures, issues de cette région, sont atrophiées ; on n’y trouve qu’un petit nombre de tubes nerveux ayant conservé les caractères de l’état normal; elles se composent presque entièrement de faisceaux de fibrilles et de gaines vides dont les noyaux sont très nombreux. Au-dessus du renflement cervical de la moelle, les cordons médians, et au-dessous les cordons latéraux présentent les lésions propres à la sclérose fasciculée consécutive. Les muscles des membres supérieurs offrent en (général une atrophie plus ou moins accusée, avec ou sans substitution graisseuse.
Cette forme pathologique complexe se traduit par une série de symptômes sur lesquels M. Charcot appelle l’attention et qui permettent d’établir le diagnostic pendant la vie. Elle n’est, sans doute, pas très rare : M. Charcot Pa observée, pour
déjà d’une façon plus ou moins expjicitè, M. Kohler on particulier. {Monographn der Memngttisspnahs; Leipsig', 1861, p. 103), et M. Gull [Cases of Paraplegia, in Guy's Hospital reports, 1858, p. 200, case'XXtX, pl, iv). (Extrait de l’Exposé des titres scientifiques de M. Charcot.)
M. Jolfroy, réunissant les données déjà existantes sur.la paohyméningite cervicale, se basant en outre sur une observation avec autopsie faite dans le service de M. Charcot et sur plusieurs observations cliniques, a publié sa thèse sur ce sujet qui a pris depuis ce moment une place définitive dans la pathologie.
Quelques années après la publication de cette thèse, l’examen nécroscopique démontrait l’exactitude du diagnostic porté dans le cas de la nommée Angot, qui constitue l’observation clinique fondamentale de ce travail.
2. — Considérations et observations relatives à la pachyméningite cervicale hypertrophique. (Arch. génér. de médecine, novembre 1876.)
M. Jolfroy rapporte dans ce mémoire l’observation d’une malade qui se trouvait alors à la Pitié dans le service de M. Làsègue. Plus tard, cette malade est morte à l’hôpital Lariboisière dans le service de M. Proust, et l’autopsie confirma pleinement le magnostic.
S. — Dent cas d’atrophie musculaire progressive avec lésions de la substance grise et des faisceaux antéro-latéraux de la moelle, en collaboration avec M. Charcot [Arch. de physigl., i.ll.)
h. — De tatrophie aiguë et chronique des cellules nerveuses de la moelle et du bulbe rachidien, à propos d'une observation de paralysie labio-glosso-laryngée (en collaboration avecDuohenne de Boulogne). [Arch. dephysioL, t. III.)
Les deux mémoires précédents sont venus s’ajouter à un ensemble de travaux faits à la Salpêtrière sous.la direction de M. Charcot et qui ont établi d’une manière certaine la relation qui existe entre l’atrophie des cellules nerveuses motrices de la moelle et du bulbe et l'atrophie des muscles correspondants.
Celte donnée générale trouve particulièrement son application dans le syndrome clinique désigné, depuis les travaux de Duchenne (de Boulogne), sous le nom de paralysie labio-glosso-laryngée.
5. — Cas de paralysie infantile spinale, avec lésion des cornes antérieures de la substance grise de la moelle épinière (en collaboration avec M. Charcot). (Archives de physiologie, t. III, 1870, p. 134, pl. 8, etc.)
n, Plaie de la moelle épinière dans la région dorsale;paralysie du mouvement à gauche; anesthésie à droite; hyperesthésie à gauche; eschare unilatérale droite; arthropathie spinale du genou gauche; disparition de la motilité électrique dans les muscles du membre paralysé. (En collaboration avec M. Solmon.) (Soc. de biologie, 1871.)
Les symptômes intéressaftts observés dans ce cas à la suite de l’hémisection de la moelle par un coup de couteau sont identiquement les mêmes que ceux qui sont notés dans un fait publié par M. Viguës ; dans ce dernier cas, il y eut plaie de la moelle épinière dans la région dorsale, paralysie du mouvement plus prononcée à gauche, anesthésie à droite, hyperesthésie à gauche, eschare tessiëre unilatérale
28, — Ecchymoses de l’endocarde du vecntricule gauche dans deux eas d’hémorragie (C. R. de la Soc. de biologie, 1869, p. 206.)
29. — Kystes symétriques développés dans les hémisphères cérébraux. (C. R. de la Soc. de biologie, 1869, p. 103.)
diüles dans la première enfance et qui se sont traduites alors par des convulsions généralisées.
30, — ilénin/jo-encéphalite tuberculeuse localisée; oblitération des vaisseaux; apoplexie capillaire (m collaboration avec M. Lepiez). (Soc. anatomique, 1871,
lasrévrite parenchymateuse spontanée généralisée ou partielle. [Kxèh. ’dephysiol.,t.VI,1879, p.n2.)
Dans ses leçons sur les maladies du système nerveux, M. Charcot, en 1874, constatait qu’en dehors du saturnisme, il n’existait pas d’amyotrophie généralisée relevant d’une altération des nerfs périphériques. Mais il ajoutait que, malgré cela, il fallait réserver une place à cette variété d’atrophie musculaire.
Les observations publiées dans ce mémoire confirment les prévisions de M. Charcot.
32. Beux observations de zona et d’àlrophie musculaire du membre supérieur.
Arch. de physiol., t. YIII.)
Il s’agit lii d’une complication importante puisque, après la guérison du zona, l’atrophie musculaire peut atteindre un développement suffisant pour produire une gêne marquée des mouvements de la main et du bras,
33. — Théorie de la compression dans la paralysie radiale. (Arch. de physiologie, 1884, et Çoc. médicale des hôpitaux, 1884.)
Dans le cas particulier rapporté dans cette communication, la paralysie radiale est due k une compression sur le nerf radial, exercée pendant la marche par la main du côté opposé. C’est une confirmation de la loi de M. Panas.
34. Thrombose des sinus. Apoplexie capillaire du corps strié. Tuberculose. (Soc. anatomique, 1868.)
38. - Observation de thrombose des sinus d la suite de rougeole. (Soc. anatomique,
36. Deux nouveaux faits de thrombose des sinus de la dure-mère chez des enfants atteints, tun de rougeole, l’autre d’athrepsie. (Société anatomique, 1870, p. 117.)
Dans tous ces t.iits do thrombose des sinus de la dure-mère, on peut atlri
buer la coagulation du sang à une modification profonde dans sa composition et rapprocher ces coagulations sanguines de celles qu’on observe dans les veines chez des sujets atteints d’affections diverses, telles que fièvre typhoïde, maladies puerpérales, phtisie, etc.
37. — Embolie de la sylvienne à la suite dlavlocardite rhumatismale ; rétablissement de ta circulation. (Soc. de biologie, 1869.)
38. — Rhumatisme articulaire aigu; affection cardiaque; embolie cérébrale; hémiplégie gauche ; embolie dam les artères des membres inférieurs ; gangrène de la jambe gauche; autopsie; coagulations sanguines anciennes dans tauricnle gauche; rétablissement de la circulation cérébrale par organisation et rétraction du caillot embolique. (Soc. de biologie, 1869, p. 230.)
39. — Athérome artériel. Anévrisme partiel du cœur gauche. Ramollissement cérébral lacunaire. (Soc. anatomique, 1868.)
40. — Symphyse cardiaque consécutive à des tubercules du péricarde, chez un enfant. (Soc. anatomique, 1870.)
41. — Thrombose de T artère coronaire antérieure. Rupture du cœur. (Soc. anatomique, 1868.)
42. — De la pneumonie chronique tuberculeuse. (Soc. de biologie, 1869.)
43. — De la pneumonie caséeuse lobulaire. (Soc. de biologie, 1869.)
I 44. — De la bronchopneumonie. (Thèse d’agrégation, 1880.)
Dans cette thèse se trouvent rapportés des faits expérimentaux relatifs à l’oblilération des bronches. Lorsqu’on pratique la trachéotomie chez un animal et que ron introduit un corps étranger dans sa trachée, il est rejeté violemment par Tair expiré. Pour arriver au résultat cherché, l’auteur a été obligé de maintenir les animaux debout, d’employer comme corps étranger des corps lourds tels que des grains de plomb, et en outre d’endormir les animaux. Dans les portions de poumons qui correspondent aux bronches oblitérées, il se produit rapidement de la congestion, de l’atélectasie, de la splénisation, et enfin de la bronche pneu-
Vtude sur les abcès du foie par oblitération du ogic,1869.).
Perfomiion de l’appendice iléo-cæcal par une ’m-d au flanc droit, puis se proparfeml à la fot t.,-1869.)
Dégénérescence Injstique des reins et du foie. (St
Sarcome à petites cellules du globe oculaire ns; ablation; repullulation inlra-orbitaire et i '.roscopique. (Soc. de biologie, 1868.)
Sur un cas de fracture de la colonne vertébrale lùjste Imdatique de l’aisselle chez un enfant. (S
— Ig
66. — Tarsalgie. Valgus pied-plat douloureux double.. {ïu llvfese du docteur Buvelot. Paris, 1877.)
1880. Desaccidents bronchiques et broiicho-
Cette thèse renferme trente-neuf observations de broncho-pneunomies varioleuses avec autopsie recueillies dans le service que M. Jolîroy dirigeait à l’hôpital Saint-A.ntüine. C’est le développement et la conlirmation du mémoire qu’il a publié antérieurement sur le même sujet dans les Archives de pliysiologie.