D. ANATOMIE COMPARÉE
a. Disposition anatomique, chez la vache, de l'utérus, des ovaires et . des ligaments sous-lombaires, considérés sous le rapport chirurgical.
b. De la membrane interne de l’utérus étudiée chez la femme et les femelles de nos principaux animaux domestiques, au point de vue anatomique et physiologique-
c. Quelques notes sur la structure et la sécrétion de la corne (avec planche).
Il y a, dans ce dernier mémoire, quelque chose qui mérite d’être particulièrement signalé. Ce sont les expériences faites pour montrer que le système nerveux n’exerce pas d’influence directe sur l’accroissement du sabot du cheval, et la nutrition de la membrane kératogèue ; dans ces expériences, on a, pour la première fois, supprimé l’action nerveuse, non seulement en coupant les nerfs du doigt, mais encore en détruisant
toutes les branches vasculaires enlacées autour des artères qui se rendent dans l’organe kératogène. L’action des nerfs vasculaires sur la nutrition est déjà signalée dans ce mémoire comme un effet indirect des modifications de la circulation du fluide nourricier, sous l’influence des changements de calibre qu’ils impriment aux vaisseaux; et cela au moment même où Cl. Bernard faisait ses premières démonstrations expérimentales sur l’existence et le rôle des nerfs vaso-moteurs.
d. Traité d’anatomie comparée des animaux domestiques. 1" édition 1855-1857. 1 vol. grand in-8° compacte , avec figures dans le texte, dessinées d'après nature. Paris, J.-B. Baillière. Les éditions suivantes ont été publiées avec la collaboration de M. S.
Ce livre, traduit en anglais et en italieu, a été conçu sous l’empire des tendances à la simplification inspirées par les principes de la philosophie anatomique. Aussi, en s’appliquant à rectifier les nombreuses erreurs de déterminations d’organes commises par ses prédécesseurs, l’auteur s’est-il attaché à mettre eu lumière plutôt les analogies que les différences qui existent entre les organes identiques chez l’homme et les divers animaux.
e. PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE
1» Travaux sur le mécanisme du cœur, d’après l’observation directe de l’organe mis à nu.
a. Physiologie du
bruits normaux du cœur, envisagés au point de vue de la physiologie médicale (en commun avec M. J. Faivre).
c. Expériences sur la physiologie du cœur faites à VÉcole impériale vétérinaire de Lyon , par MM. Chauveau et J. Faivre. —Rapport lu par M. Faits à la Société de médecine.
d. Nouvelles recherches expérimentales sur les mouvements, etc .— Mémoire complet.
e. Sur la théorie des pulsations du cœur.
Comptes repim Se VJLCaitmie des eeienees 1857, t. XLV, p. »1.- Mopitewr des Mpitamc.
t. Sur le jeu des valvules auriculo-ventriculaires.
Les recherches contenues dans ces diverses publications sont devenues classiques ; il n’est pas nécessaire d’indiquer les acquisitions nou velles que la science leur doit.
2° Travaux sur le mécanisme du cœur, étudié à l’aide de la méthode graphique.
a. Détermination graphique des rapports du choc du cœur avec les mouvements des oreillettes et des ventricules obtenue à l’aide d'un appareil enregistreur (en commun avec M. Miner).
b. Id. (mémoire complet).
c. Second mémoire sur la détermination graphique des rapports du choc du cœur avec les mouvements des oreillettes et des ventricules (en commun avec M. Marey).
d. Rapport sur deux mémoires de MM. Chauveau et Marey, relatifs à l’étude des mouvements du cœur, â l’aide d'un appareil enregistreur, par M. Milne Edwards.
e. De la force déployée par la contraction des différentes cavités du cœur (en commun avec M. J. Marey).
î. Tableau sommaire des appareils et expériences cardiographiques de MM. Chauveau et Marey.
g. Appareils et expériences cardiographiques. — Démonstration nouvelle du mécanisme des mouvements du cœur par l'emploi des ■ instruments enregistreurs à indications continues, par MM. A. CuAUYBAVetJ. Marey.
h. Consulter aussi : De l’aspiration propre du cœur, par M. A. Lbfèyrb.
11 s’agit encore, dans cette énumération, de travaux devenus classiques pour la plupart. Les progrès qu’ils ont fait faire à la physiologie du cœur n’ont pas besoin d’être signalés.
3“ Travaux sur le cours du sang dans les vaisseaux.
a. Résultats concernant la vitesse de la circulation artérielle, d'après les indications cCun nouvel hèmodromomètre.
b. Vitesse de la circulation dans les artères du cheval, d'après les indications d’un nouvel hèmodromomètre (en commun avec MM. Bsrtolus et Lt-Royems). ,
c. Consulter aussi : Recherches sur la vitesse du cours du sang dans les artères du cheval, au moyen du nouvel hémodromographe de Chauveau, par M. L. LoRtbt.
d. Consulter également : Physiologie médicale de la circulation du sang, parMsnsr. 2’ édition.
Jusqu’aux recherches expérimentales signalées ci-dessus, il n’avait été fait aucune expérience propre à reconnaître exactement les caractères du mouvement du sang dans les artères, et surtout à montrer les relations qui existent entre ces caractères et ceux du pouls, c’est-àdire entre les variations dé la translation réelle du sang et celles de la pression qu’il exerce sur les parois des vaisseaux : connaissances sans lesquelles il n’est pas possible de faire reposer la séméiologie du pouls sur des principes rationnels.
4" Travaux sur la glycogénie hépatique.
a. Nouvelles recherches sur la question glycogénique.
b. Se forme-t-il du sucre dans l'intestin des animaux nourris exclu¬
sivement à la viande ?
c. Formation 'physiologique du sucre dans l’économie animale.
d. La substance qui, dans le sang des animaux soumis à l’abstinence, réduit l’oxyde de cuivre du réactif cupro-potassique est un sucre fermentescible.
Quand ces recherches ont été commencées, Cl. Bernard admettait que le sucre formé dans le foie se détruisait dans le poumon, en sorte que, chez les animaux à jeun, le seul sang sucré était, d’après lui, celui des vaisseaux sus-hépatiques, d’une portion'de la veine cave inférieure, du cœur droit et de l’artère pulmonaire. Ce fait avait été à juste titre contesté ; on a démontré, en effet, qu’il y a du sucre dans les artères et les veines de la circulation générale, même chez les animaux à jeun. Cette démonstration menaçait d’ébranler la théorie de la glycogénie hépatique. Mais mes expériences l’ont confirmée, au contraire, en prouvant que le sang veineux est plus pauvre en sucre que le sang artériel, et en démontrant que la disparition du sucre hépatique, que M. Cl. Bernard croyait être totale et avoir lieu daDs les capillaires du
poumon, n’est que partielle et s’effectue dans les capillaires de la circulation générale.
Cette démonstration n’est qu’une partie des résultats de mes expériences, qui constituent la première étude complète de la glycogénie, pendant l’inanition.
5“ Travaux sur les fonctions de la moelle épinière.
a .Delà moelle épinière considérée comme voie de transmission dès impressions sensitives.
b. Recherches expérimentales sur la moelle épinière.
c. Nouvelle étude expérimentale des propriétés de la moelle épinière.
d. Note sur l’étude des fonctions de la moelle épinière,
e. Expériences sur les fonctions de la moelle épinière (résumé).
f. Sur les convulsions des muscles de la vie animale el sur les signes de sensibilité produits sur le cheval , par l'excitation mécanique localisée de la surface de la moelle épinière.
g. De Vexcitabilité de là moelle épinière, et particulièrement des convulsions et de la douleur produites par la mise enjeu de cette excitabilité.
h. Détermination du mode d!action de la moelle épinière dans la production des mouvements de l’iris dus à l’excitation de la région vilio-spinale.
i. 73. (mémoirecomplet).
j. Mémoires sur la physiologie de la moelle épinière.
Ces diverses recherches expérimentales ont mis en lumière des faits nouveaux plus ou moins importants sur les points suivants :
1“ Le pouvoir et les centres réflexes de la moelle épinièr e chez les mammifères ;
2° Les voies de conduction suivies, dans la moelle, par les impressions
3° L’excitabilité propre des divers départements de la moelle préposés à la conduction des impressions centrifuges et centripètes.
L’exposition résumée de ces faits comporte trop de détails pour
6 » Travaux sur la physiologie générale des nerfs.
a. Recherches physiologiques sur l’origine apparente et sur l'origine réelle des nerfs moteurs crâniens.
b. Id. (mémoire complet).
o. Procédés et appareils pour l’étude de la vitesse de propagation des excitations dans les différentes catégories de nerfs moteurs chez les mammifères.
d. Vitesse de propagation des excitations dans les nerfs moteurs des
muscles de la vie animale, chez les animaux mammifères.
e. Vitesse de propagation des excitations dans les nerfs moteurs des
muscles rouges, à faisceaux striés, soustraits à l’influence de la volonté.
Le fait nouveau le plus saillant du premier travail, c’est la démonstration de l’excitabilité des groupes de cellules nerveuses placées à l’origine des nerf crâniens.
Quant aux expériences sur la vitesse de propagation des excitations nerveuses, c’est la première fois qu’elles étaient faites sur des mammifères, à l’aide d’un outillage nouveau, très perfectionné, qui seul pouvait permettre de vaincre les difficultés que présente l’exécution de telles expériences sur les mammifères, dans des conditions physiologiques. Les résultats ont été des plus satisfaisants. Je ne puis les citer tous : ils ont fait voir que, dans les très longs trajets nerveux moteurs des mammifères, la vitesse de propagation des excitations (60 mètres par seconde) est trois fois plus grande que dans les courts tronçons nerveux delà grenouille, et que cette vitesse se réduit à 8 mètres dans les nerfs des muscles rouges soustraits à l’influence de la volonté ; mais si ce sont là des faits saillants, ce ne sont pas les plus importants-
7» Travaux sur la physiologie spéciale des nerfs.
c. Du nerf pneumogastrique considéré comme agent eœcitateur et comme agent coordinateur des contractions œsophagiennes dans l'acte de la déglutition.
d. Id. (mémoire complet).
Dans ce mémoire, — complété par d’autres publications que j’ai jugé inutile de signaler, — on étudie : 1° l’origine des nerfs moteurs de l’œsophage ; 2° leur distribution ; 3“ les résultats de leur paralysie ; 4“ le rôle des nerfs sensitifs ou centripètes du conduit. On démontre, entre autres faits importants, que ceux de ces derniers nerfs qui se rendent à la membrane charnue exercent sur le mouvement physiologique de l’œsophage une action à peu près aussi essentielle que celle des nerfs moteurs eux-mêmes ; c’est au point que l’organe se paralyse ou devient ataxique quand ces nerfs sensitifs sont coupés. .
8» Travaux sur l’électro-physiologie.
a. Théorie des effets physiologiques produits par l’électricité transmise dans l'organisme animal à l'état de courant instantané et à l’état de courant continu.
b. Théorie des effets physiologiques de l’électricité (résumé).
c. Utilisation delà tension électroscopique des circuits voltaïques pour
obtenir des excitations électro-physiologiques facilement et rigoureusement graduées.
d. De l'excitation électrique unipolaire des nerfs. Comparaison de l'ac¬
tivité des deux pôles pendant le passage des courants de pile.
e. Comparaison des excitations unipolaires de même signe, positif ou
négatif. Influence de l'accroissement du courant de la pile sur la valeur de ces excitations.
f. De la contraction produite par la rupture du courant de la pile dans
le cas d’excitation unipolaire des nerfs.
g. Des conditions physiologiques qui influent sur les caractères de
, l'excitation unipolaire des nerfs, pendant et après le passage du courant de pile.
h. Étude comparée des flux électriques dits instantanés et du courant
continu, dans le cas d'excitation unipolaire.
i. Consulter aussi : Recherches expérimentales sur l’excitation électri¬
que des nerfs moteurs et sur l’èlectrotonus,par M. Charbonxel. Salle.
La masse considérable de faits spéciaux consignés dans ces différentes études ne peut être résumée ici. On se bornera à dire qu’ils convergent tous vers le même but, la démonstration de ce fait primordial, que les courants électriques agissent exclusivement sur les nerfs par actions polaires Toutes les influences signalées de la direction des courants par rapport à celle dés nerfs doivent être ramenées, dans leur explication, à cette notion si simple. Les premières expériences qui l’établis-
sent remontent à 1859, au moment .môme où AI. Ptlimer faisâteconnaître l’action polaire électrotonisante des courants continus. '■
9“ Travaux sur le développement.
a. Remarques physiologiques à l’occasion d’un monstre double parasitaire hétèràdèlpKe. — Circulation des monstres omphaîosites. Développement des nerfs et dés muscles.
i. A propos du développement et des métamorphoses des tsenias dèsmammifères.
f. PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE APPLIQUÉE A LA SÉMÉIOLOGIE
1“ Circulation et respiration.
c. Mécanisme et théorie gén érale des murmures vasculaires, ou bruit* de souffle, d’après l’expérimentation.
c. Etudes pratiques sur lés murmures vasculaires, ou bruits de souffle, et sur leur valeur séméiologique.
d. Le mécanisme des murmures vasculaires, ou bruits de souffle, ex¬
pliqué par la théorie de la veine fluide. Nouvelles expériences confirmatives.
e. Expériences physiques propres à expliquer le mécanisme des mur¬
mures vasculaires ou bruits de souffle.
f. Sur le mécanisme des bruits de souffle vasculaires.
Les faits consignés dans ces études représentent un des meilleurs exemples des résultats qu’on peut obtenir en appliquant strictement les lois physiques à l’explication des phénomènes purement physiques qui se passent dans l’organisme animal. En prouvant que les murmures entendus dans les vaisseaux de l’organisme ne diffèrent pas de ceux qui se passent dans les tuyaux inertes où l’on fait circuler de l’eau et s’expliquent, comme ces derniers, par la formation de veines fluides, ces études ont rendu à la séméiologie un service qui est, je dois l’avouer, moins apprécié en France qu’à l’étranger.
g. Contribution à l'étude du mécanisme des bruits respiratoires normaux et anormaux (en collaboration avec M. Bondbt).
Extension de la théorie de la veine fluide à.l’explication des bruits respiratoires, avec importante démonstration sur le mécanisme du souffle tubaire de lapeumonie.
i. De la dissociation du rythme auriculaire et du rythme ventricu¬
le Innervation.
a. Effets produits par l’isolement de la moelle épinière chez un chien * choréique.