‹ Expose des titres scientifiques du docteur J. -M. CharcotChapitre 30 sur 59 · Des paraplégies urinairesi · texte numérisé non relu

Des paraplégies urinairesi

(Leçon faite à la Salpêtrière en 1870, publiée dans le Mouvement médical,

n»» 6, 7 et 8, 1872.)

Dans cette leçon, les paraplégies urinaires sont étudiées principalement dans leurs rapports avec la myélite partielle transverse, aiguë ou subaiguë.

130. — Sur la tuméfaction des cellules nerveuses motrices et des cylindres d'axe des tubes nerveux dans certains cas de myélite.

[Archives de physiologie, n" 1, 1872, p. 95.)

La tuméfaction des cylindres d'axe des tubes nerveux s'observe au même titre que la prolifération des myélocyces, dans les cas de lésions traumatiques de la moelle épinière : elle a pu être nettement reconnue à une certaine distance de la plaie spinale, au-dessus et au-dessous de celle-ci, chez un sujet qui n'avait pas survécu plus de vingt-quatre heures à une blessure de la moelle épinière déterminée par une balle. L'hypertrophie des cylindres axiles et aussi, dans certains cas, celle des cellules nerveuses des cornes antérieures, peuvent se montrer encore dans la myélite spontanée aiguë ou subaiguë. On peut rapprocher ces lésions du gonflement que présentent fréquemment divers éléments anatomiques, les cellules épithéliales glandulaires, les capsules des cartilages, par exemple, sous l'influence de certaines irritations.

N. — Hématomyélie (apoplexie spinale.)

131 . — V hématomyélie considérée dans ses rapports avec la myélite centrale,

(Leçon faite à la Salpêtrière en 1870, inédite. — Leçons sur les Maladies du système nerveux; 1872, p. 57 et 90. — Voyez aussi la tlièse d'agrégation de M. Hayem : Des hémorrhagies intra-rachidiennes . Paris, 1872, p. 136 et 172.)

L'apoplexie spinale (hématomyélie), au point de vue de la pathogénie et de l'anatomie pathologique, diffère essentiellement de l'hémorrhagie intra-encéphahque vulgaire, telle qu'elle se produit en conséquence de la rupture des anévrysmes miliaires ; car, en général, dans l'hématomyélie, l'épanchement s'opère au sein de tissus déjà préalablement modifiés par un travail inflammatoire aigu ou chronique. Le sang se répand surtout dans l'axe gris, qu'il envahit le plus souvent dans la plus grande partie de sa longueur.

O. — Paralysie pseudo-hypertrophique.

132. — Note sur Vétat anatomique des muscles et de la moelle épinière dans un cas de paralysie pseudo-hypertrophique.

(Archives de physiologie, etc., t. IV, 1872, p. 228.)

On ne possédait pas encore de notions positives concernant l'état anatomique du système nerveux central et périphérique dans la paralysie pseudo-hypertrophique.

Se fondant sur l'étude du cas qui fait l'objet de la note insérée dans les Archives, M. Gharcot établit, contrairement à l'opinion émise a priori par un certain [nombre d'auteurs, que la maladie

dont il s'agit doit être considérée comme indépendante de toute lésion appréciable de la moelle cpinière ou des racines nerveuses ; M. Charcot montre d'ailleurs, dans un examen critique, qu'une observation rapportée par M. 0. Barth, de Leipzig (Archiv. der Heilkunde, 1871) à la paralysie pseudo-hypertropliique, et dans laquelle des lésions spinales avaient été constatées, n'appartient pas, en réalité, à cette affection.

Pour ce qui est relatif aux altérations musculaires, voici, suivant M. Charcot, en quoi elles consistent: Dans une première période l'épaississement des parois vasculaires, l'iiyperplasie du tissu connectif et l'atrophie simple d'un certain nombre de faisceaux musculaires sont les seules lésions qu'on observe. L'interposition de vésicules adipeuses entre les fibrilles du tissu connectif hypertrophié marque une phase nouvelle du processus., Les cellules graisseuses sont discrètes d'abord, isolées et comme perdues au millieu des faisceaux de fibrilles ; mais leur nombre s'accroît sur certains points dans de telles proportions, qu'elles se substituent aux fibrilles, lesquelles finissent par disparaître complètement. C'est à cette substitution graisseuse qu'est due l'hypertrophie apparente que présentent les muscles à une certaine époque de la maladie.

11 résulte de là que la dénomination de paralysie myosclérosique, proposée par Duchenne (de Boulogne), ne devrait rigoureusement s'appliquer qu'aux premières périodes de la maladie, tandis que celles d' atrophia musculorum lipomatosa[&e\de\), de lipomatosis luxurians (Heller), généralement usitées par les auteurs allemands, conviendraient seulement aux périodes avancées.

p. — Paralysie agitante.

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